XAVIER DE MAISTRE. V
de Lausanne, et les de Maistre de Savoie, ceux-ci surtout, qui n'en sont sortis que pour aller vivre tout autre part qu'en France. La Savoie, en effet, appartient étroitement et par ses anciennes origines à la culture littéraire française ; laissée de côté et comme oubliée sur la lisière, elle est de même formation. Sans remonter jusqu'au moyen âge, jusqu'à l'époque chevaleresque où fleurissait bien brillamment, sous une suite de vaillants comtes, la tige de Tantique maison souveraine de ce pays, mais oii, sauf plus ample information, la trace littéraire est moins évidente; sans se reporter tout à fait jusqu'au temps du bon Froissart, qui se louait très-fort pourtant de leur munificence :
Amé, le comte de Savoie S
Une bonne cote hardie
Me donna de vingt florins d'or;
Il m'en souvient moult bien encor;
en s'en tenant aux âges plus rapprochés et après que le français proprement dit se fut enticremenl dégagé