VI NOTICE SUR LE COMTE
(lu roman, dès l'aurore du xvi* siècle, on trouve quelques points saillants : dans les premiers livres français imprimés (mystères, romans de chevalerie ou autres), un bon nombre le fut à Chambéry; on rencontre, archevêque à Turin, Claude de Seyssel, l'historien de Louis XII et l'infatigable traducteur : il était :ié à Aix en Savoie. Procédant d'Amyot en style bien plus que de Seyssel, le délicieux écrivain François de Sales, né au château de son nom, résidait à Annecy; avec son ami le président Antoine Favre, jurisconsulte célèbre et père de l'académicien Vaugelas, il fondait, trente ans juste avant l'Académie française, une académie dite Florimontane, où la théologie, les sciences et aussi les lettres étaient représentées : leur voisin Honoré d'Urfé en faisait pai'tie *. On avait pris pour riant emblème, et sans doute d'après le choix de l'aimable saint (car cela lui ressemble), un oranger portant fruits et fleurs, avec cette devise : Flores fructusque perennes. Mais le vent des Alpes sounia ; l'oranger fleurit peu et bientôt mourut. Pourtan 1 cette seule pensée indique tout un fonds préexis-
t. Et^'ai sur l'Universalité de la Langue frayçeise, par M. Allon.