LE BARON
Alexandre de Godalberg. »
Rayé du nombre des vivants ; va !
BIANCHETTI (parlant à Léonard).
Ils nous ont tenus deux mois avec quelques canons et de misérables parapets.
LÉONARD (à Pancrace)-
En reste-t-il encore beaucoup?
PANCRACE
Je te les livre tous,— que leur sang coule pour l'exemple du monde entier; — mais à qui me dira où est le comte Henri, je fais grâce de la vie.
PLUSIEURS VOIX
Au dernier moment il a disparu.
LE PARRAIN
Je me présente comme médiateur entre toi et ces prisonniers, citoyens d'illustre origine, qui ont remis entre tes mains, le plus grand des hommes, les clefs du fort.
PANCRACE
Je ne reconnais pas de médiateur là où j'ai vaincu par moi-même ; tu veilleras à ce qu'ils soient mis à mort,
LE PARRAIN
Toute ma vie fut citoyenne; les preuves en sont nombreuses, et si je me suis joint à vous, ce n'est pas pour que mes frères, des gentilshommes...
Empoignez ce vieux doctrinaire. — Allons, marche où ils vont.
(Les soldats entourent le parrain et les prisonniers.)
OÙ est Henri? qui l'a vu mort ou vivant? Un sac d'or pour Henri, fût-ce pour son cadavre.
(Une troupe armée arrive des remparts.)
Et vous? Avez-vous vu Henri?