‹ Œuvres complètes du poëte anonyme de la PologneChapitre 45 sur 105 · PLUSIEURS AUTRES · texte numérisé non relu

PLUSIEURS AUTRES

Sous tes ordres, nous voici démocrates !

PANCRACE

11 y a longtemps que je suis las de ce qu'on enseigne ici. Tout y est mou, religieux, philosophique. Doctrine de tortue! Si quelqu'un pense apaiser le monde, je lui en fais

mou compliment; le monde est pourri, la noblesse polonaise est pourrie. 11 n'existe pas de remèdes. Être ou n'être pas? Je veux être. Quiconque vise ce but se saisit des moyens comme de flècbes empoisonnées! Anathème aux radoteurs historiques, aux oisifs et aux savants, aux miséricordieux et aux purs ! Le mal cesse d'être le mal dès qu'on avance à l'aide de lui vers le règne de l'humanité ! Vivent les principes et périsse la moitié de l'Europe! Je romps avec vous tous!

ALIGHER.

Hommesetnations,je vous prends à témoinsde sa réponse! 0 mon Henri, considère et instruis-toi ! Cet homme a du génie, c'est un esprit puissant, mais il n'y a pas de puissance, si elle est injuste, capable de répondre à la plus simple question, si elle est juste. Le Seigneur a voulu qu'il en soit ainsi, — bénissez le Seigneur !

LE CHŒUR INVISIBLE

Arrête, esprit égaré! Rappelle-toi l'opprobre qui pèse sur celui qui ne nous garde pas sa foi ! Des deux côtés de la tombe il sera arrêté dans son développement, arriéré, avili, misérable !

De l'autre côté de la tombe, j'y consens, pourvu que ce ne soit pas ici. Sur cette terre, je reste fils de mes propres œuvres ! 0 mes pères que j'enfante, ô mes actions, venez à mon secours ! A moi, frères !

LE PRÉSIDENT

Que les chœurs coupent la retraite à l'infidèle.

ALIGHER.

Oh ! père, je t'en supplie, n'ordonne pas aux Polonais de marcher contre leurs propres frères, car, bien que coupables, ce sont cependant des frères!

LE PRÉSIDENT

Polonais fidèles, je vous dispense seuls de l'accomplissemeiil de mon ordre. Demeurez à vos places!

LK rOËML: INACHEVE 1?-,1

PANCRACE

Crois-tu, vieillîird, me faire plier le genou devant ton trône en déchaînant cette foule contre moi? Voyons si, dans ces souterrains muets, sur un signe de toi, qui as tellement l'horreur du sang, on va m'assassiner ! ouvrez-moi un passage, ô chœurs des nations !

l.E PRÉSIDF.NT.

Formez une chaîne iiidissoluble autour de l'infidèle.

PANCRACE

Blauman, Kiermasz, Juiinicz, dégainez vos poignards!

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