LE CHŒUR POLONAIS
Nous resterons ici ! « Notre glaive et Dieu, et non le le poignard et le déshonneur », voilà notre devise !
CHŒUR JNVISUÎLE.
Chantez-leur, chantez-leur un chant funèbre. Ils ont foulé (1) Grands noms dcJPoIogne.
aux pieds le passé, — ils n'ont pas <îompris l'avenir, — le présent, ils le rendent monstrueux. Ils n'existent donc pas dans le temps, car ils ont offensé, mutilé, écartelé le temps ' Où sont-ils ? Dans le néant de l'esprit. Cliantez-leur, chantez-leur un cliaut funèbre.
LE PRÉSIDENT
Portez derrière eux leurs cercueils, — recondùisez-le.s jusqu'au seuil mystérieux. Ouvrez-leur les murailles de la région souterraine.
PANCRACE
Merci, ô toi qui fus notre père! nous lutterons ensemble. Car moi, — tu l'as bien dit, —je suis un destructeur! Mais ne crains pas la trahison; la surface de la terre ne saura rien ni sur toi ni sur les tiens.
LE PRÉSIDENT
Judas de l'idée éternelle, lu peux aussi bien devenir le Judas de l'homme.
PANCRACE
Non ! non ! tu ne penses pas cela de moi.
LE PRÉSIDENT
Les vivants ne frayent pas avec les morts, c'en est assez, amen !
Donnez les clefs, voici le seuil; on étoufle. Vous avez tort de vous dessécher les poumons avec vos chants, ouvrez!
CHŒUR INVISIBLE
Chantez-leur jusqu'à la lin ce chant funéraire.
LE PRÉSIDENT
Et maintenant, que chacun leur dise : « Vous vous êtes éteints. »
PANCRACE
Quand ces cérémonies seront-elles terminées?
LE PRÉSIDENT
Et maintenant, (jue chacun éteigne sa torche, et en secoue les cendres et les étincelles au-dessus de leurs tètes.
LE rOEME INACHEVE
pancragr:.
Ouvrez-nous.
CHŒUR 1XVISIB[,E..
Ils sont morts ! morts ! morts !
LE PRÉSIDENT
Nations et individus, dispersez-vous dans le silence et les ténèbres. Vous êtes sous le coup du scandale et de la tristesse. L'arrêt a suivi la faute, et le châtiment est venu. Priez et méditez, éloignez de vos cœurs la tentation, car le péché contre l'Esprit n'est pas pardonné à ceux qui le connaissent. Allez, pour cette nuit, notre réunion est dissoute.
CHŒUR INVISIBLE
Nations et individus, dispersez-vous dans le silence et
LÀ