‹ Œuvres complétes du seigneur de Brantôme, accompagnées de remarques historiques et critiquesChapitre 16 sur 66 · OS SÀLV0T5OH, ;çg · texte numérisé non relu

OS SÀLV0T5OH, ;çg

industrie, gaigué quelques uns de. cette ville qu'il ayoil muguetée et veillée de long- temps, de sorte qu'ils al-, Joieiit et venoient vert luy et luy donnoient advis de toutes choses , et en tira d'eux si bonne langue , et principallement d'up foucterol, les uns disent un maistre d'escolle, qu'il trouva fort propre de faire son faiqt un jour de nopces soletnnelles et d'estofle qui* s'y faisoient, ausquelles y eut grandes assemblées de seigneurs et dames, tant du pays que d'£spaignols, et par conséquent force «fonces, festins, courrement de bagues, masqu^rades, tournois, çombatz, que don Loppçz de Figarot, gouverneur de la ville, et force capitaines espagnols et seigneurs italiens, avoient dressé en grandes magnificences. La nuict estant venue , que tout, le monde estoit las et endprmy, M. de Salvoyson, qui ne dormoR p?s, voulut avoir part de sa livrée; et, pour ce, ayant mandé à M« le mareschal quelques jours a^ant (à qui il avoit ..confié son entreprise) qu'il luy fist couler sept ou huict cens soldats des mieux, choisis, le plus secrettement et coyement qu'ils poprroient, et arrivassent la nuict, et que cependant il sq lût prest avecques de bonnes forces au matin à sept; ou huict heures aux portes de Cazal> pour le favoriser à son escallade et entreprise s'il trouvoit résistance; à (juoy M. le mareschal ne faillit. Mais voicy le meilleurs Afin que ceux de Verrue ne se doublassent de quelque chose, et le$ espiops s'en ad vidassent, il contrefit di* malade, et en diligence envoya quérir les médecins à Cazal pour le secojirir, faignant estre en geand danger ^ sa personne. Les médecins estant arrivez, sur le tard, leur visite fat remise au lendemain, les priant d'amer soupper et reposer; et cependant qu'ils. sont dans If

lict, reposent et donnant bien, il part as*c *efc flou* et eschelles, et arec le moindre bruit quïl peut tire vers Gazai prendra sa fnedeciae, où il se trouve une heure après minuict précisément, que deux de la ville et garde , las du jour, dormoteot leur premier et plus proflbnd sommeil. Il commencer doue à feine dresser ses eschelles le plus coyemeot qu'il peut ; et le» premiers qui descendirent dans le fossé fut le capitaine Cluzeau, de Sarlat en Perigerd, et le capitaine Pontd'Asture, dudict lieu de Pont^PÀstare^ ausquels M. 4e Salvoylon se froit fort, pour estre braves* et vaiHaps et advisez, lesquels a voient plusieurs fois avant $6nd4 le fossé et faict un très bon rapport.

Ceux là doue sont les première qui entrent et metfcem les eschelles avee leurs gens, et si prestement et tout bellement tuent les sentinelles, que lé corps de garde n'en sentit rie» jusques ht ce que le reste , a\*ec M* de Salvoyson montans h la hàfste, fat suij eux, et àrtue* qui peut, les uns dormans, les autres à de*ry>veillàj*s et my dormans. S y bien que les François estants maistrès dé la muraille et du rempart, le bruietVesleVa par la ville ; l'allarme sedontie, Fou se rend en ta place en armes qui peut; matts ils y trouvent nos François bravement campes, et desjà pris leur lieu de combat. ' .,.. .... ... >...<•

*■ 'Don Loppez, qui ésfidit là atteinte logé, peiisant que ce fussent quelques yvronjgnes qei se battissent, 3*115

avoir loisir de s'habiller autrement, ne prend que sa robbe de « uict et une halebarde au poirig, et teepdur estriller ees galknds; maiê qui fttt-estontoé? cefiit hiy y quand il ouyt cnyer t France !' Fhmcef tuef Um&! finfih les «tostres, menant les mains de touttes parts,

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