ANTOINE DE BOURBON
et quand il, s'en alla roy de Navarre commander en GuyeAne» cap il conserva très/bien à ses roys ces pays > et sy en conquesta : de sorte qu'on ne partait en laque de M, de Vandosme.
Mal rescompensépour tant de ses roys, et mesmesdu roy, rjjenry,; quand il l'oublift en son traicté de paix entre luy et le roy d'Espagne, qu'il ne se fit aucune mention du recouvrement de son royaume de JNavarre d'un seul petit traict de plume, et en voulut long temps ma^ à M. le 'connectable ; et certes il y, eut du tord, car ce prince avoit très fidellement servy la couronne de France, pour laquelle s oustenir, au moins les siens y la reyne Jehanne estoit déshéritée, et estoit aussy cousine germaine du Roy, et très bonne et vertueuse; princesse. : .
Ge bravp roy et M. de Guyse contendoient sy très fort ensemble en competance de gloire, que toutes leurs actions de guerre teiidoient à l'envy, à qui feroit mieux. A l'assaut de Linars, y voyant aller M. de Guyse,, où, il fut fort blessé, il y voulut aller, tout lieutenant de roy qu'il fust. Les petites œmulations pourtant se convertirent ampres en inimitiez sourdes, sans se descouvrir pourtant, et inesmes quand il vi*. M. de Guyse sy ennobly de beauxfaicts et qu'on ne partait que de luy, et qu'il le veoyok sy bien adyancé et favory de son roy ; sy bien que parmy leurs pages et laçquais r dçs uns et des autres on yepyoit faire des quadrilles et des parties, et cryer à la Court : « Bonite bon, Bourbon à part ! Guyse, Guyse et Lorraine à « part! » Ces petites choses piquent quelquesfois autant ou plus que des grandes, sy qu'il en cuyda arriver une grosse batterie entre cette race de pages et lac-