LEUR BEAU-FRERE, ET SIRS ENFANS
. Ce grand roy de Navarre eut encore deux très braves et vaillaos frères, les deux messieurs d'Auguien, Tua ççJLuy qw gftgna la bataille de Cerizolles, duquel j'ay yarlé cy 4 Q vaut, et l'autre qui mourut à la bataille de Sainct Quentiu, jeune; prince qui promettait tant de tyy ,, <mç s'il qust vesçu il n'eust riexi cédé k tous mes- §iei*r& §e* frères, ainsy qu'il le monstra à sa ùiort, qu'il pouvait échapper comme d'autres qui fuirent > mais il ayi#a weux Eure cette glorieuse fia à cette bataille.
Jtyqsmç M. de Ntevçrs (0, beau-ftere de, ces quatre procès de Bq^irbonj, pour avoir espousé Margueritte de Bourbon leur sœur;, s'y trouva, ; lequel „ autres a voir combattu et faict ce que prince d'honneur et de valeur peut faire, et voyant devant ses yeux une sy misérable perte, fit saretraicte honnorable dans La Fere, raliant ce qu'il peut des siens à soy , où il servit beaucoup le Roy et toutte la France, car, avec sy peu d'hommes qu'il amassa, il refit encor un petit corps d'armée, et fit tenir l'ennemy en cervelle et en bride, qui vouloit tirer plus avant.
Sy bien qu'ayant envoyé un trompette vers le prince
(") François de Cleves. (S.)
de PiedmaAt pour rçeongaoistre les morts etrecom* mander les prisonniers, * Comment, luy dk$ M. le « prince , trompette , vous me venez icy parler de la « part de M. de Nevefr ? vous estes un me&teur, je vous « feray pendre; il est mtirt , je le sçay bieaa. » Mais, quelque parolle quie luy peust dire le trompette, contraire à & sienne, îl ne peut le croire, le menasaant touàjours de le faire pendre,, à quoy se soubmit le tmnir pette s'il li'estolit vray ; dont M, le prince en demeura eabahy et faschtf, et dict à aucuns des siens : « S'il est « vray (comme il sceut tost après ), le roy de France * n'a p^s perdu tans ses bons capitaines, comme en « voylà encor un des siens sus pied qui nous dobra enr» « cor bien de l'affaire et nous empesehera de faire « tout ce que nous éustàw* friefc voulu. »
C* tamoignage d'u& tel prince ne fut pas petit. pour la valeur et suffisance de M. de Ne vers, ainsy qu'il If fit par es tre > car il fit toujours bonne mine et teste ay bien à l'enoemy, que le roy tienry eut loisir de re^ dresser! une armée bmnè et bien gaillarde, dont il l'eu fil son lieutenant général, ayant auparavant mis sy bel ordre* et garnisons dans les places , que l'ennemy ne fit pas ce qu'il pensok.
Vaylà la grande obligation que le Boy et son royaume eurent à M. de Ne ver s; car sans liiy >, sa sagesse et vit leur, tout fust aU& mal, Cène fut pas le premier ny le dernier service qu'il fit à sqA roy j car , estant lieutenant de roy en Champagne, comme certes il l'a très digàer ment et fidélisaient servy 'en cette charge r il facilita fort W voyage d'Allemagne et le retour du Boy , et luy assura, auasy fort son* chemin pour entrer au pays de Liège , ayant mis en l'obeyssancç de Sa Majesté les