LE DOC DE OTBVER
forts dessus la rivière de Meuze, comme Jamais (0 et autres, qui fut la cause de la prise de Qisan et Bout vines.
Il fatigua fort aussy le siège de Meta, si bien qu'il empeschoit fort, les courses de l'ennemy qui estoitdetant, qui ne se pouvoit estandre guieres au loin dans la France ny Champagne pour recouvrer vivres, comme il eust bien faict sans les courses ordinaires de M. de Nevers, qui estoit qilasy tous jours à cheval, ou y en-» voyoit pour les en empescher; sy bien que- cela engendra une grande famine au camp de l'Empereur, qu'il falloit qu'il y fist venir les vivres de de là , qui n'y put à la fin fournir.
Il servit aussy très bien le Boy à l'envitaillement de Mariembourg avec M. l'Admirai, qui, estant venu joindre M. de Nevers en Champagne, et leurs forces jointes ensemble; envitaillareht cette place avecques toutes les peines pourtant et tous les maux du monde, tous les froidz et pluyes que jamais hiver produisit; car ce fut au commencement de novembre et à la barbe du prince d'Orange , qui avbit une bonne armée de l'Empereur et reyne Marie pour F empescher, et menassoit à tous coups de les combattre. Mais n^essieurç de Nevers et Admirai fifdnt ce coup là fort heureusement, se retirant de mesmes} qui fut une très belle exécution, que le Roy adnlira fort, et tout le monde, puis qu'il falut combattre le ciel, qui est une grande impos* sibilitë. • . «
Tant d'autres beaux exploicts a faict ce prince, qui ne se peuvent escrire par leur prolixité, et aussy que nos histoires en parlent prou ; car de tbnttes les guerres
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