‹ Œuvres complétes du seigneur de Brantôme, accompagnées de remarques historiques et critiquesChapitre 56 sur 66 · M. DE LA BROSSE · texte numérisé non relu

M. DE LA BROSSE

M. LEMARESCHALDE VIEILLEVILLE*

, Il se trouya à la Court $y bien appoinct pour cela;

il y avoit lofcg temps cju*il ij'y estoit yenu, et avQÎt demeuré tousjours en son gouvernement de Metz; et par ea; n'y avojt pas cinq sepmsunes qu'il estoit arrivé , et sy bien à propos, que t la Reyne qui l'aymoit de long temps , lujr fit; tomber ce gros morceau dans sa gueulle ; Lien que j'ouysdire depuis à M. de Guyse qu'il l'eust faict tomber à celle du bon homme M. de La Brosse, s'il, ne fus* mort à la bataille«de Dreux, car il l'aymoit et bonnoroit beaucoup : aussy le meritoit il, pour avoir esté un antien chevallier d'honneur et sans reproche; et bien que inondict sieur 4e Guyse fust un très grand capitaine, sy çonsultoit il tousjours ce bon et honnorable vieillard, qui estoit à dire qu'il estoit capitaine .très* suffisant, à mon gré et de beaucoup d'autres. G'estoit le plus doux et graciçwf homme de guerre qq'on eu^t sceu, veoyr, et qui commandoit aussy gracieusement et donnoit des ad vis par parolles sy douces et sy bçnigqçs, qp'un chascun l'en estimoit davantage ; bien au contraire de spn cçmpagnon M. de Sansac, jqui estoit Je plus ^jçaya^ et i\ude à la guerre et à la classe i qu'on vist jamais : de plus ,• il avoit l'entretien sy hqnpeste et sy doux, et duquel on en faisoit bien sonpraffi# ? fort humble à un chascun.

3g8 m. ml la B*essr.

Je me souviens que le matin de la bataille dé Dreux que c'estoit de fort bon malin et qu'il faisoit un froid extresme, ainsy que Fou ofdonnoit des batailles, ce bon homme vint passer devant le sieur de Beauliea, capitaine de galleres, et moy ; nous le saluasmesetluy ostasmes le chappeau fort reverencieusement; il nous Posta aussy r em nous disant : « Eh! comment» mes- « sieurs , en ce froid ostez vous le chappeau? » Nous luy respondismes : « À qui, monsieur, le sç&uvions « nous oster mieux qu'à vous, qui estè$ Rft&dee hpit- « norables et anciens chevalliers qtri sejfe eb rate « armée?» Il nous respondit : « Bèlafr! messieurs * je « ne suis que des moindres. » Puis dfefcr** 1 Je fie sçay « ce qu'en sera aujônrcffeoy de cette ba&ilté*, métis* le <c cœur me rfict que j'y dfemetareray « auetfy» e&<çe trop « vescu pour mon aage, là oit il me feiefc beàte veoyr « de porter encor là lafoce et refcsanglaafery où je « dévrois estre retiré die* môy à prier Dte** dte mes « ôfféneéi et Jeunesses passées. » Etaiîiiy 6&de*pàtàt d'avec nous, que M. de Guyfcè &iseft appeller, oar il le vouloit tousjours consulter quand ils estaient & séjour et qu'ife n*ayoient rien à faite que* passer titt pe* lé temps. Voua tes eussiez veus tous deux consommer une âpres disnée à jouer .à: la* fenette en ta^Uer-, et les y faisoit très bon veoyi*, et débattre leurs petits dife'rends , quand ils en avoienf ensemble, entre&esftaft* tousjours quelques bons motfc et dtevis 1res beaux et bons, dont l'assistance en faisoit bien son profit

Tant y a que la mort dlevôit avoir espargné cîet honnorable vieillard' pour un art au mobur, afin qu'il ftrst mort en un estât qu'il meritoit très bien , que cehiy de mareschal de France, dont fl'etf (Sroit Testât et h pen-

M. LE MARESCHAL D* VIEILLE VILLE. 2$g)

tion 4ea kors qn'Ufuft esleu arec 3L deSamac pnw estre près de la personne du roy François II ; enfin U mourut, avec une très belle i^utation,ettlal>tfatlk>ai^ de quatre-vingts ans cm près. Geste moot lujr. fat plus, honnorahle que cet estai., s'il eust survescu*

J ay ouy dire qu'il se mit fort tard an mestier defcr guerre , voyre en l'aage de trente ans, en quelaagt il apprit ay bien, qu'il fut le principal ooaaeU da M. de Guyse. U fut gouverneur de M. de Loogu «ville ^sortyde madame de Longueville, depuis rey ne d'Escoese,. et puas fut envoyé en Sscasse* çà* il servit, très bien;

M. de Vieille Ville eut doue la succession de cet çatat de M, le majjescW j de Sainct- André. Voyez, en cecy les accidens humains et les ordres de fortune! M. le mareschai de Sajnct André viyaot fut l'advancemeut du4ict M. de Vieille Ville, car il le fit lieutenant de ses gendarmes, le poussa an bonnours, le fitfaire^bevalUe* dç l'ordre et gouverneur <foMete; et luymor^, la voylà parachevé eu graudeur eifeict marèschaide France.

Ob trouva éstrange quîil le 6*atr> et. le: fut plustost q&e pensé; n<Hi qu'il le i^eiîitaat très b«w>, mais d'autant <jp*'on le teinoit* lor&poiir fpyfc suspect, à came de la religion, noifrjeUe , 6t. qu'il luy avoit donné trop grand pied et accroissais à, Wfttz^; dont ili s'en fitot bien passé : et s'i^eust voulu U l'eus* bien» mise a^tos petit pied et bas$es*fc; ( mais \l te fe^Qriâoijt jo§qUestlà aussy qu'il nwia s* seconde fille av&c .le sieur d«Jbj|s de Lorraipe , qui estoifcijogtde Irréligion; ce que d*cte temps fut trquvé fort est range, car lors cttuuatfiagetia'e* toient communs çn France $, et pourc* lçdict manesohal se rendît suspeet qu^ndM. le princeis» sawfr desa ville

de Noyers vere La Rochelle , et à la desbandade , avec -M. l'Admirai et quelques autres de la religion, très foibles et escartez les uns après les autres, s'entresui- : vans comme pauvres perdus et esgarez , et comme dict l'Espagnol, coiho Moros discariados sût rejr ('); et eux se disoient enfans d'Israël quand ils sortirent 'd'Egypte.

- Mondit sieur de Vieille Ville estoit pour lors à Poiètters, y envoyé de par le 'Boy; laissa passer ledict prince à son bel aise et à sa barbe de dix lieues seulement, bien que les sieurs du Lude et Montsallez, très vaillans capitaines , luy demandassent congé de l'aller charger, dont ils en eussent eu bon marché; et jainais 'n'y fit meilleur pour les longues et grandes traictes -qu'il avoit' faict avec femmes et enfans. Mondict sieur le màreschal les empescha, et dict qu'il n'avoitceste charge du Boy et qu'il en attendoit le commandement par un courrier qu'il avoit envoyé vers luy aussîtost que ledict pHnce luy avoit envoyé le capitaine La Trappe, gascon, brave et vaillant gentilhomme, et son enseigne, et luy avoit mandé qu'il ne s'esmeust autrement de sa passade, car il avoit esté contrainct de vuider sa maison , l'y ayant failly à prendre et «'enfuyr et sauver en lieu seur de retraicte, qui f estoit à Là Rochelle, d'où il luy manderoit plus au long de ses nouvelles et au Boy, 1 ne désirant que d'estre son très humble- serviteur et vivre en paix et seureté, là où il "poùrroit, en quelque coing de la FranceJJ'estoisfpour lorsà Poictièrs, qui passoisvenant'de la Court en poste, et vis cette 1 ambassade dé La Trappe, qui m'en conta davantage, car il estoit fort mon: amy.

' (') C'est-à-dire ; comme Maures poursuivis, et sans roi. ( S. >

DE VlEILLEVlLLS* 4<)I

Ledict mareschal prit en payement ces belles paroles, et empescha messieurs du Lude etMonsallez, avecques une fort belle noblesse de Poictou, de montera cheval, ausquels il leur estoit fort à de mal qu'ils ne menassent les mains à si bonne et belle occasion qu'ils ne recouvrirent jamais, ainsy qu'ils recongncurent très bien, car ledict prince ayant gaigné La Rochelle et assemblé ses forces d'Angoumois, Xaintonge et Poictôu, et le comte de La Rochefoucaud leur chef, il manda audict M. le mareschal qu'il avait tant fuy qu'il avoit peu et que terre luy avoit duré; mais. estant à La Rochelle il avoit trouvé I4 mer , et d'autant qu'il ne sçavoit point nager, qu'il avoit esté contrainct de tourner teste et de regaigner la tetre , non avec les pieds comme il avoit faict en se retirant; mais avec les mains , et se deffendre de ses ennemis.

Âinsy ledict prince accomfoença la guerre comme nous vismes, laquelle luy fut la dernière ; et ainsy il donna la venue et la baye audict sieur mareschal, lèf-, quel n'en fut pour un long tetnps trop bien voulu dri Roy ny^de Monsieur, pour avoir perdu lk sy bonpft occasion; et attribuoit on toutte la faute à ce qu'il; (kh vorisoit fort soubs main le p&rty huguenot.

Ceux qui le vouloient excuser disoieiit qu'il, &toit plus politiq que religieux, et qu'il ne vouloit rientrotir bler, mais p^ciffiet tout s'il eustpeu. De ce temps là on se mocquoit fort de ce^s politiqs, car, quelque flollice qu'on eust voulu >establir, lorsqu'il plaisoit aux Huguenotz, et leur heure estoit venue , de prendre les armes, ils se mocquoient de la pollice et s'eslevoient en pieds autant que jamais. -

Sy fut pourtant fort loué ledict mareschal en sa ne-

BRAHTOIIE. T. 3. 26

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gociatton qu'il fit à Boum) , Où estant envoyé par le Roy pour y faire entretenir la pa\x et vivre tin ctfescun eh repos > là où ils ne faisoient que petites séditions et tumultes, autant par le mouvement du peuple que par les instigations et poussemens dé M. de Villebofi leur baillif, (\m «stoit fort catholique séditieux, mais vieux et antien bon capitaine, qui avoit esté tel estimé du tertips des guerres esttattgeres , auxquelles il sVstoit tare* bien porté et nuist ftfrt aux ennemis; au&sy Tappelloit on capitaine Boutletfen , sy que Ton éîct depuis qu'il avoit sy bien appris et accoâstiithg à estre bouttefen de ce temps là, qu'îl ne s'en peut désaêcoustumefr, 'et pour ce le taettoit en teste dés Catholiques de faire toùsjours quelques insollehces. Dont sur ce nkdndit sieur le maresehal etttra un jètir en différend avec luy dans son logis où il l'eâtbft'Véhu trouver, et sy &VA¥rt , *{«e 'tnôhdifct sieur le marèschal, perdant patîeflcê,m8t l'espée aussi eh plkînèsaffe :sur Çuoy mondât Jsieur ïnateschal couppa une màtn éudict bon fctatthè M. de Villebon, dont sôtirdit une grande rumeur du peuple> qui accourût eh armes pour se ressentir du' tord qu'on avôit faWt à M. leur baillif : et de faict y cuyda avdir de la fceditionj toéfs Uioiidict ^ieur mareifchal', île festonnant ponrrty fit teste et bonne conterwmdeavec ses gardes et paroles asseurées, que le tout s'àppaisd , par le moyen aussy de plusieurs gens de la Ville point mutins. Non seulement ce coup, niais avant que partirfle Itouan, y eslabfit un sy bon ôrdrè-et pollice, qu'on né tourna plus à tant de divisions, séditions et esmeutes qu'il y avoit ordinairement dans cette ville. Le Roy et la Reyne en eurent très grand contentement.

. Ce mareschal a voit acquis de tout temp* te reput% lion d'estre brave et vaillant. Aussy digpit Qfi'à la court :

Chastaigneraye, Vieilleville , et Bourbillon , Sont les trois hardis compagnons.

Avec cette hardiesse et vaillance, il estok homme de grands affaires, et de gentil esprit, et fort fin : ainsy le tenok on à la Court. M fut envoyé en ambassade vew l'empereur Ferdinand , dont il s'en acquitta jtres /dignement; 4ar les affaires le requéraient, et c'eatpit en, partyes pour ses villes de l'empire détenues par le ik>y 7 que les Allemands demandaient tousjours.ll en retourna ayeefort grand oontentecaent du Boy, >et le sien propre ; car il efr rapporta .un très beau et grand buffet d'argent doré que je luy ay veu.

Il fut awasy envoyé vers messieurs les Gantons dete Suisses , lesquels branloie>nt un peu dans le manche à riguicter le «Boy, tant par le$ menées de oe grand roy d'Espagne, qui les commençoit à gaigaaer par des trèsgrandes offres , que pour oestre payés de leurp payes ,et pentiws sy long temps à eux deues. Mais M; le m&rescbal traîcUi (Sjjrrhien cette affaire, qu'il iroeipk le coup et renoua mieux que jamais l'alliance; ainay que (depuis sceut emcor bien faire ce <gimnd personnage M. de Bellievire, qu'oii ne peut assez louer, qui Jes résigna et remit, car «encor ils reconnu ençoieni à »l)Fa«s- Jer . Alliance certes très bonne et nécessaire aux roys de France, .quais doivent ,enttïetenir à perpétuité, ainsy que j'çuys dii?e une (fois à M. le connectable, que les roys de France avaient deux alliances et affinités des. quelles» ne s'en dévoient jamais distraire et despartir pour

4o£ M. LE MARBSCHArL

chose du monde: Tune celle des Suisses, et l'autre celle du Grand-Turc.. * ■

Il est vray que Tune couste plus, disoit il, que l'autre à entretenir, qu'es toit celle des Suisses , pour le grand argent qu'ils emportent de leurs payes et de leurs pentions : car , depuis les deux batailles de Moral et Granson, que perdit contre eux ce nom pareil Charles, duc de Bourgoigne, l'argent qu'ils y gaignerent leur fut sy beau et sy agréable , qu'ils en ont tous j ours voulu avoir, duquel auparavant n'en a voient eu grand usage; et depuis, nos roys de France les y ont tous jours affriandez. Tbutesfois, quand on considérera bien le tout, de celuy qu'ils touchent en leur monstre en France, ils y en laissent bien autant qu'ils en emportent en leurs pays pour le moins. Je dis les soldats; car, estant bien policez et réglez qu ilssont, ils acheptent tout, ils vivent modestement, ne font aucunes pilleries ny ravages. Ils ayment à faire bonne chère, et à boire tousjours de ce bon piot, quaqd il devroit couster un escu le lot. Voylà pourquoy ils laissent aysement ce qu'ils prennent, fors les couronnelz et capitaines qui gaignent le plus; mais, comme disoit M. lis connestable, il n'y a que les pentions grandes qu'on leur dobne qui gastent tolit.

Pour quand aux Turcs, nous ne sommes point en cette peinç de despense ny de leur rien donner , mais ce sont eux qui nous donnent; car l'ambassadeur de France qui est près de la Porte du Grand Seigneur en Constantinoble y est deffrayë, luy et sa maison, de tout ce qui luy faut pour son entretien et 'vivre , et rien ne luy manque, jusques à Favoyne de ses chevaux; et le tout en si grand abondance et superfluïté, que deux

DE VIEIIXEVILLE. 4°5

maisons telles de l'ambassadeur s'en contentfcroient. Je l'ay airîsy ouy dire à M. le connestable et à force ambassadeurs qui en sont retournez, comme La Vigne, Dolus, Petre Mol, Grand Champ, M. dé Dax, son frère l'abbé de l'Isle, et puisl'evesque de Dax après son frère, et autres. ' ■ *

Pour quand aux armées qui sont venues servir no$ roys sous Barberousse, Dragut et autres, sont estées tous jours deflrayées aux despens de leur Grand Seigneur et maistre ; sy'que le service qu'ils faisoient à nos roys ne leur coustoit pas un sol, comme l'on a veu à Nice, en Corsegue, et autres exploicts, le Grand Seigneur n'haborant rien tant que quand on se veut prévaloir de luy donner : ainsy que j'ay veu dans un vieux livre de la prise de Rhodes,. que le grand maistre estant en toutte extrémité qu,'il luy falut parlementer de redition, il fit présenter quelque grosse somme de deniers à Âgmet bascha,, pour les frais grands que le Grand Seigneur a voit faict devant; ce que le bascha détesta et renvoya bien loin, disant que semblables parolles et offres d'argent n'estoient pour estre dictes ny présentées au Grand Seigneur, sur peine de la vie, car il regardoit plus à l'honneur qu'à tous les biens du monde. En quoy l'on peut considérer et admirer tout à coup la grandeur et la gloire de ce grand prince. Bien est vray que luy et ses successeurs ont bien aymé despetittes choses singulières, et les prenoient quand on leur présent oit, et mesme quand cestoit des chefs d'oeuvres, et surtout de belles orloges. Ils ont aymé tous fort cela.

Les baschas et les grands de sa Porte; qui, comme Turc», sont avares naturellement, en prennent de

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touttes mains. Il le faudroit demander au grand roy dT£spagne* lequel, comine je tiens du feu roy Henry III pour luy atoif ouy dire, donne tous les ans aux grands delà Porte dudit Grand Seigneur, plus de huic* tend mille escus dé pétition pour l'entretenement de la trcfve qu'il a faicte avec luy depuis dix ou douze ans* Selon ce compte , telle luy coutte bon, Dieu mercy ces Hevbkés de Flandres. Nos roys de France n'ont jamais foifct cela en leur femlfoict, iliais plutost nous en défraient ils ; car ils ont trouvé en quelque petit reteoiug de leur prophète, qu uU roy de France les doit ittt jour ruytier j et pour ce nous entretiennent en leur alliance et nous craignent.

Or cette alliance a esté autrefois reprochée à nos roys, et Test encores, par les Irtiperiaux, Espagnols et autres princes chrestiens. M. de La Noue, eu ses Mémoires, "en foictunfresbeau discours pont* nous donner h sÇavofr sy elle est loisible ou non ; et d'autant qu'il en a escrit aucunement biten , je luy quicte les armes, et n'^ntreprens d'en parler sur un sy graud capitaine et suffisant personnage, et pour ce ]e me tays. Bien dfray^jfe tjue M. le connectable , îqui efstoit un seigneur d'ame et de conscience , disoit qu'il avoit esté très nécessaire à nos roys de s^ayder des forces du Turc, sans lesquelles leurs àfiàires fossent allez tites'mal, et l'fonptfreur les eûst fort décousues , et que contre fes loups il se faut ayder des chiens; voyre que l*Eàiperetor luy mesme, qui èh cryoit le plus, s'eStoitbien aydé en ses guerres d'aucuns gens 'de guerre lansquenets, protestans et hérétiques, cotnme j'ay dict ailleurs. Et disoit M. le conneslablfe qu'il n'y avoh pas grand différence du Turc à Phéretrcque.

D? VIEILLBVILL*. 4°3

Cçst une proposition que j'ay veu tenir k aucuns théologiens, me$nies^M- deSçiprte-FQy, depuis eyesr que de Neypr$, lequel un jour en plaine caille basse dîT Louvre presch^, çinpres lfi jpaix dq Chartres, çievant J.e Rpy, 1$ Reyne et tputte la Cpurt, pefte proposition» en la finissant par ces mots , qu'il aymerpit cent fois plutost estrp turc quheretique ou huguenpf. Je nç sjpy sy on luy aypjt {aipt djrp, et qu'il fust est(J cmtouché d'ailleurs, pu qu'il l'çust ainsy trouvé par $ep raisons s^nçtes et theologiquesj mais j'en vis la plus gr^n4 p^rt de l'^ëseuibljâ/s fort escandalisée de ce mot* Et û€. d'E^tro^e, Jd, dp ComteuJ;, depuis ijunçtr? d'hostel (Ju Roy pt n^oy, estions ensemble, qui autrement, ppur çstre jeunes, nous npus spupyons ^uj^njt du Turç comme <dç J'JJuguenot, /çn dejneur^smps entonnez y et de pjjjs ,s£av#ns que nous, J)ppJ: en peja je m'en remectz à nos grands docteurs dfl Soi bonne, et 9 leur vérité.

T§»t y a qnp ^mpe^eur, voyant bien les petif.es pailles dans Jes yeux d'a^truy, et (Japslps siens propres n'appercevoit p^ uaç traisne qui J#y devoif /crever les yeux, JSjt iuy-mesiM^ qe faiçoit il pas trefve ayec le Grand Seigneur, desquelles quand il rompit à la fois de )a conquête e,t pri&f de la ville d'^ffriqua et du monastère, que le Grand Seigneur s'en estomacqua sy fort, qu'il en recommença la guerre et très cruelle ? L'Empereur luy envoya fejre ses excuses, sy humbles, qu'elles ne r#ss;eniiQient nuljlewent ce grand Empereur, ^disant que cette prise avoit esté faicte sur Dragut, un ,cors^ire ; un pjjjaur, un vplleur; et que sy les places fussent estées,à luy, .qu'il fust esté très mary d'avoir songé seuj^nzçnt d'y aU^nter, çt fju'ij les ljuy fajroit rendre ;

4o8 K. LB MAHESCHAL

toutesfois, puisqu'il s'en formalisoit tant, il luy envoyé* roit les chefs , jusques à Zante ou l'Elepante; ce qu'il ne fit. Mais se fit tort pourtant de s'estre là tant humilié, car quelquefois les par olles portent autantdc préjudice que les eflectz. Sy nos roys eussent eu et tenu telz respectz de parolles au Grand Seigneur, comment l'Empereur en eust faict son profit , et s'en fust mocqûé ! - Icy voulontiers j'escrirois les grandz subjectz qu'eut l'Empereur de se plaindre du roy François sur les grandes et belles occasions qu'il luy a faict perdre pour rudement mener le Turc, voyre le ruyner, mesmes au voyage de La Goulette et Thunis, cependant qu'il entama la guerre de Savoy e et de Piedmont; ce* que- ne se devoit pas, et ce qu'il sceut très bien dire et représenter au Pape et à tout son consistoire : mais aussy de l'autre costé le Roy a bien eu d'aussy grands subjects et plus, que quand Rhodes fut assiégé il ne desiroit rien tant que luy donner secours; comme de vray, en ses portz de Marseille et autres de Provance, il manda et commanda à tous de n'espargner rien pour secourir les gens de bien qui estoient leans, enclos et reduicts en telles extremitez. Ce fut lors qu'on luy iaisoit plus la guerre en son Estât de Milan et qu'on le luy fit perdre , le Pape y estant de moictié pour la consente et pour l'assistance.

Plusieurs autres occasions se sont présentées pour s'armer contre le Turc, que ce. grand roy François a tousjours dict que l'Empereur ne sçauroit sitost avoir le pied à l'estrieu pour y aller h Tencbntre qu'il ne fiist dans la selle, et ledict Roy ne demandoit pas mieux: mais sur ces belles attentes l'Empereur luy traversoit tousjours son bon et sainct zelle; me faisant souvenir

DE ylEILLEVlIXE. 4°9

d'undiscoursque me fit un jour un tresgrandpersonnage d'aucunsHuguenotzd'aujourd'huy, non pas tous certes, auquel j'ay ouy dire souvant qu'ils ne desireroient rien tant que la guerre contre l'Espagnol, et qu'ils y courraient comme au feu; comme de vray ils n'ont jamais cesse qu'ils n'y ayent mis le Roy bien avant et persuadé de la luy déclarer à feu et à sang; dont le Boy s'en fust bien passé, et estoit sur les pieds de la luy faire en renard comme il luy faisoit. Elle n'a pas esté phistost déclarée, ils ont là planté le Boy et se sont mis à faire plus de synodes à un an qu'il n'en fut jamais faicten Allemagne, France, Angleterre, Flandres et Geneves en vingt ans, pour faire des demandes au Roy très excessives, s'aydans du temps pour pescher en eau trouble; et peu d'eux sont allés secourir le Boy en ce siège d'Amiens, qu'importoit toute l'entrée aux ennemis de la France. Que s'ils ne se fussent là amusez et fussent allez tous au secours du Boy, comme il y en a eu aucuns, ainsy qu'ils dévoient, et qui sont gens de bonne main et de grands services, l'Espagnol s'en fust très mal trouvé; et c'est ainsy que le Catholique et l'Huguenot se doivent bien accorder, et puis on en-eust veu et verroit on de beaux effectz.

Ainsy faisoit l'Empereur à l'endroict du roy François, que, lorsqu'il le voyoit tout prest contre le Turc, il alloit prendre une querelle d'Allemagne , comme on dict,et luy rompit tout son beau dessain, et convertissoit toutes ses armes contre le Roy. Qu'eust il donc fait nostre Boy, voyant un sy grand Empereur et tout l'empire d'Allemagne, Italie et Espagne, bandé sy aigrement et fortement contre luy, foible et desnué de * forces au prix des autres, sy non mandier et appeller

4*P H* 1>P MARSJCUA*

secours d'où il pou voit, puis qu'il est permis in ornni modo C 1 ) se sauver et le sien ?

Voylà pourquoy il eut recours au Turc, lequel, ainsy que j'ay puy dire au baron de Bellegarde, luy entama les premiers propos ,. plustost que le Roy à luy, en luy mandant que s'il avoit affaire de luy, qu'il luy assisterait ; car il craigaoit que l'Epipereur se fist sy grand , comme desjà il testait, qu'il ne le ruyoast.

Or y qui voudra bien considérer le peu de dommage et le bien que uo$ roys ont apporté à la chrestienté pour l'alliance, du Turc; il trouvera qu'elle ne luy a point tant jmist comme on crye ; car, qu on advy se bien toutes les armées fie mer qu'ils ont faict venir jamais pour le Roy, s'il s'en est çnsuivy dommage ny ravage le moins du monde aux terres des princes chrestiens, sinon à celles de l'Empereur et d'aucuns ses confédérés qui teooient son pa/rty . La raison n'y estoifcelle pas boiwe ?

Considérons aufisy le grand bieu que fit le roy François pour toute la chrestieaté, lors qu'il empescfaa sultan Sollimand'abbatre le sainrt Sépulcre de Hierusalera, qu'il avoit par caprice entrepris totaUeuient faire abattre et razer. Le roy François luy seul l'en empesçha paf prières, voype par paroUes poignantes ; et pour l'amour de luy le Sultan s'en desi$t?. Ce u'est pas un petit -coup çeluy làqve d'ayoir sauvé U rpynedes

plus belles 9 wbtes. et indigne? /et sainct^ giju*qpe£ de tout le monde,, et ne s'en trouvera jamais h# service t$utf signallé faict à la chrestienté, ny s'ejji fera.

Au rpste, combien de pauvres cJpLr^ien^, tant libr.es que esclaves , .se sept il$ sauver et $ortî? <Je Ja çhaisne

(*) Ccst à-dke 4c toute façon. >{S. )

DB V1BILLEV1IXB* 4 11

paria faveur de nos roys? Qui sauva ceux-là de Tripoly, sy non M. d'Aramont, qui , passant par là, allant en ambassade à Constantinoble , ayda à faire la composition ? dar ils s'en alloient tous perdus, et les emmena tous sains et sauves à Make ? dont le grand maistre Air mede» espagnol et peu amy des François , avec les coin: mandeurs et chevaliers impériaux , furent sy ingrats et sy peu reconnoissans ce grand bien faict , qu'ils allèrent controuver qu'il s'entendoit avec le bâcha , et qu'il avoit esfeonné nos chrestiens de leans, et.mesmes celuy qui commandait, qui estait le commandeur Villiers, un très brave «t digne chevallier franpots * et l'avoijt persuade de se rendre > car il estoit perdu; comme sy la ville de Tripoily et fochasteau fussent esté forts contre une sy puissante armée turquesque qui estoit là devant , pourveue de cent pièces d'artillerie pour le moins , et pour tiret* vingt mille coups. L? pauvre chevallier en fut mis en prison et en peyne, et congneut on après la vérité et coteune M* d'Aramont sauva ces braves chevalliers -et autres soldats, qui tous s'en alloient à la chaisne sans luy.

Qui «et ce qui sauva de frais à ces gens de bien et d'honneur, messieurs les Vénitiens, l'isle de Candie, qu'ils ne la perdissent aussy aysement comme ils venoient de perdre l'isle de Cypre , sinon nostre roy Charles-, qui «envoya ce grand personnage, dis-je le plus grand homme et digne de isarofabe pour afihires d'Dsfcat, Ht. de Dax, delà maison de Nouaille en.Limosîn, le T quel sur tous autres les Vénitiens esleurent et demandèrent au Boy, pour lavoir congneu un très suffisant personnage, pour cette ambassade, du .temps qu'il estoit près d'eux ambassadeur du Roy icinq ou six ans, QÙ j«

l'ay veu; dont il s'en acquictasy dignement, que .les roys ses maislres en furent fort satisfaicts, et les Vénitiens. Il en acquit un très grand honneur. et amour.

Le Roy, pour obvier donc à leur xuyne totalle , y depescha M. de Dax , que je vis partir de la Court chargé de grandes recommandations de son. Boy .pour parler bien au Turc et luy empescher du tout son dessein j ce qu'il fit dextrement et bravement,. car il brava fort, comme il me dicta son retour, et que j'ouys.dire au Boy, qu'il avoit triumphé et bravement parlé, qu'il obtint de luy et la rupture de son dessein et fit la, paix. Et ne faut point douter, comme il m'a dict depuis, que, sans le Roy, sans luy et sa négociation, les Vénitiens estoient ruynez, Candie estoit<perdue, et autres places de leurs isles de mesmes, et peu à peu s'en fust venu en celles de terre ferme ; car pourqùoy ne. l'eust il faict, puis que sy aisément il conquist laCipre, bien que Nicosie et Fam Auguste tindrent vaillamment en ce qu'ils peurent? Ce Jxra service n'est pas. petit pour la chrestienté, quand il njmporterojt autre chose que d'avoir sauvé une infinité d'ames chresdennes, qu'on eust enlevé, mis en esclavitude et vendus comme bestes au baiestan de Constantinoble , ainsy qu'ils firent à celles de Cypre, dont j'ay ouy faire un conte à. M. de Dax mesmes, qu'un jour, passant par là, il en vit vendre plusieurs qui pourtant avoient esté pris quelque temps avant sa légation. Entr autres il y vit une fort belle fille cypriote et de bonne maison, belle comme le jour, de l'aagede dix-huict ans, estre exposée en vente, et mise toutte nue et visitée devant tout le monde si elle estoit pucelle,laquelle ne se trouva, parce qu'elle avoit esté viol* lée d'un comité turc ; et pource, celuy qui la vouloit ne la

DE VIEILLEVILLE. £î$

voulut achepter : mais M. de Dâx, usant de sa charité, la rachepta et en donna cent ducats , que Fautre «n eust donné deux cens sy elle nefust esté depùcellée. Quelle estrange pitié veoyr ces belles âmes chrèstiennes ainsy estre traictées et vendues comme bestes! Ce M. de Dax; tant qu'il fut en cette ambassade , eut beaucoup de crédit à filtre plaisir à beaucoup de chrestiens, car le- Grand Seigneur le prit en amitié, tant pour sa belle et bonne conversation, que pour sa belle façon, car il èstoît fort grand et defort belle et haute taille, la barbe courte de nature, et les moustaches à leur mode : et pour ce disoient ils tous qu'en sa taille et en sa carre il tenoit du Turc, et tous l'en aymoient et l'admiroient et l'advisoient de meilleur cœur, aussy qu'ils le sçavoient estre un des prebstres de nostre loy , ainsy que luy mesme ne me Fa nyé, car nous tenions ces nouvelles venues au . Roy à la Court.

Pour fin, Falliahce du Turc,' que nos roys entretiennent, n'est point inutïlle aux Chrestiens. Que l'on s'informe un pénaux consuls et marchands qui traietent et sont pour le Roy en Constantinoble, Alexandrie, au Caire, en Dafmas, Àlep, à Tripolyde Surie et h Alger, combien'dé plaisirs, graces'et courtoisies reçoivent tous les* Chrestiens une fois Fan soubà le nom françois et cesttiy du roy de France, et principallément'par le moyen de nos ambassadeurs qui sont en Constantinoble : anssy tant qu'il 1 y en va et en retournent, ils deviennent tous riche?, comme fut La Vigne; que j'ay dict, qui estait pauvre diable, et quand il en retourna il resta en chemin, où il mourut riche de plus de soixante mille escus, qui est beaucoup de ce temps là, comme aujdurcfhuy cent mille, et des plus

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beau* meubles et des plus exquis qu'on eust sceu veoy r; j'en vis aucuns entre les mains de M. de Pax, la première fois que je fus jamais à Venise , qui estofent très excellents et très rares; et de tous en. frustra ses pa~ ren6, héritiers, et en fit madame de Sayoye ça seule héritière , pour avoir esté sa seulç i^enfeçtrice et l'avoir advaucé.

M. de Dax, quand il en retourna aussy (mais celuy là estoit riche du sien ) il en raubena pour le moins, en des plus rares meubles et tapisseries, phj* de cent mille escus vaillant, dont la maison de son nepveu de Noaille en est décorée et en reluit très fort ayjourd'iiuy.

Ces ambassadeurs, pour faire plaisir aux marchant chresfciens, et uns et autres, reçoivent les presens d'eux, et ainsy s'en prévalent d'eux. Il n'y a nul mal en cela, puis que tout plaisir requiert son semblable. Voulontiers j'allongerais ce discours par plusieurs beau$ exemples 9 et mesmes comme ce grand roy d'Espagne a bien alliance et confédération avec les roys de Fez; et de Marfeque, le coriph, jusques à av<oir de leurs eufans nourris en sa Court, et vivais en leur mode et religion, ^ ce que j'ay ouy conter depuis peu : chose bien différente à ce qu'au voyage de B?yonaje, estant venu un ambassade du Turc, les Espagnols trQuvarent cela sy odieux, qu'il fallut que le Boy l'alta^ recevoir hors de Bayonne et de l'assemblée; car j'y estois et le vis. Je craindrais que ce discours fust trop long ; et de feict il en mériterait un entier à part, sans l'avoir mis en forme de disgressïon, que j'ay faiçte sur le propos de lïalliance que renoua M. de Vieille Ville du Jtay et des Suisses, qui ne fut paspetit service faict à Ja Ffcance,, pdur estre ces messieurs à elle. très bons et ai ti les.

'fcfe VIËIÎXlSVlLLE. 4 f 5

Aucuns pourtant tiennent qu'ils n'y kont tant utilïes ny de service qu'bn diroit bien , et qû'ili coustent plus qu'ils ne serVeftt, si non d'autant qu'en utié armée ils servent d'en faii-ë uta grand corps ; et sy nous ne les avions d'autres les auroient. J'espère en faire un discours h ptfrtfeur les services fet desservices qu'ils nous ohtfkict, illustré de force exemples ; et itfesmes ce qu'en dict nosfre grand Roy d'aujoiircPhuy , lorsqu'il* se mutinarent au siège de La Faire , qu'ils plierétit bàgagfe el mirent l'ehseigrie àti véht, tabourin battant, amutinez pour n'esèrë jpayez. « Laissez, les aller , dict il ; ils toe a co>ufteht plus qu'ils né Vhletft hy qu'As me fottt dé « servicç. » Mais après le tout fut appaisé. J'en parlèray en la vie du Roy.

Pour achever donc à parler dudict M. La Vieille Ville, il eut un très grand honneur à la conservation de sa viHe, sàv laquelle jamais n'a ihaUqné de veilles ny d'entreprises, entre autres une qui fut faicte par le coiùté dé INÏaigùë, gouverneur de Luxembourg, ayant gaignéèt Corrompu trois soldats, dont l'un estoii caporàfl et Y àùtré lancepassade , et ce durant la trefve , et par le consentement du prince cle rieàmont, comme î'aV cfêct en son distours (*).

tTri'e autre entreprise fut aussy par le moyen du chappitre général des 1 CordeTliers qui avoit esté monopole et ârrèsté exprés en cette ville pour ce subject. Il n'y a meschanceté qui ne facent soubs la couverture de religioà sans craindre l)ieu : aussy cela fut cause que ledict sieur de Vieilleville advançast en là ville le presdbe et la religion huguenottë, et la mît plus haut que devant, dé beau despît qu'il eut , et porta à la

(') Tome I , discours xlii , des Capitaines étrangers.

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sienne catholique très mauvaise vengeance pourtant, pour en avoir receu une telle estrette.

Cela le fit bien aus6y soubçonner autant de lst religion, avec plusieurs autres traicts que j'ay dict et point dict. Bien servit audit M. de Vieilleville d'estre là sage et fin, comme on le tenoit à la Court. Aussy, pour rendre à l'ennemy ce. qu'il luy prestpit, il bastit et traicta l'entreprise de Theonville, et M. de Guyse l'acheva et la prit.

Pour conduire, ce M. le mareschal mourut avec beaucoup de réputation en sa? maison de Durtal, ainsy que le Roy y arrivoit, et qu'il s'y préparait de le bien festiner.

ARTICLE III

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