M ' LE MARE«CHAL DE BOURDILLON
« voylà, dict il, comment il$ devroieat ce* roys en « este et en hyver porter de ces chappeai*x de paille « tous) ours, afin qu'en estant bien couverts ils en meu~ « rissent mieux leur cervelle. »
Il se fairoit sur ce subject un très beau et très ample discours, que je laisse faire a plus suffisant que moy.
Pour fin, M. de Bourdillon s' estant dépouillé de ses villes, je le vis arriver k la Court à Paris, auprès h paix de la première guerre, bien venu du Boy et de la Moy ne > d'aucuns estimé et d'aucuns nos, pour avoir ainsy laissé la seiature et faict la quibquenelle (0 de ces pauvres places* comme l'on disoit k la Court. Sy ne se peut on passer de ses services, car il estoit seigneur de valeur; aussy en a voit il la lapon et estoit de bonne gwtœ et haute taille et belle apparence. Il avoit les advis très bons et beaux , et estoit fort sage et froid en ses conseils et actions; et pour ce fut fèkt mareschai de France, comme il le merittoit et qu'on luy avoit promis , et mourut tel à Fontainebleau* avec le regret du Roy et de la Reyne et de toute la Court. Pour quant au seigneur d'Aluye, je le vis arriver quelque temps après à la Court à Fontainebleau , chargé , disoit on, de fort beaux presens, receu* de M. et madame de Savoye pour son ambassade bien faicte à leur plaisir. Ëntr'autreS il avoit une très belle et grosse chaisoe d'or à gros chaisnons, qui pesoit plus de deux mille escus, après laquelle M. de Vilieclair le Groe se mit à faire l'amour tout un long tempe; et ne cessa ny discontinua jusqu'à ce qu'il luy eust gaigné à la prime teste à teste,
(>) Répit <de êauf ttfw, txpteamob qui «e prtptt pi* fort jrtdrcwoseraeat «ppkquée «a lait dont il e'rçit ici ( S. )