M. DE LA. CBASTA1GNE1ATE
car ils estofeat tous deux ires grands joueurs, mais l'un y estent plus fin et habille que M. d'Aluye, qu'on disoit l'avoir emporté par artifice.
Il fat tout un long temps que ledict sieur d'Alvye tant qu'il joiioit on le brocantait à tous coups : « Ce « sont des escus de Savoy*,» bien qu'ils fussent de France et d'Espagne; « de quoy vous en souciez-vous? » D'autres luy disoient : « Ne joiiez pas tant ; car on « vous en a asses donpé, on ne vous en donnera plus. » Ainsy luy éatsoit on la guerre : et aucuns en faisoiefit bien autant , et les dames principalement, à M. de Bourdilfon quand ils luy voyoient quelque chose dfe beau, oud'or, ou de pierreries, ou meubles, à luy on à sa femme ; et ceux qui ne le disoient à leur nez le disoient à part> que c'estoient des prçsens de M. et madame de Savoy*
Voylà que c'est que de k Court, devant laquelle il ne faut guiefes broncher ; car, bien que mondict sieur et dame de Bourdillon eussent assez de quoy et moyens pour en avoir et achepter de très beaux, on leur dox*- Aoit de celles là»
Voylà comme alla et se mena et se joua la despouille de nos villes qui nous estoient restées en Pied* mont, et qui nous avaient tant cousté d'argent et de sang.
ARTICLE IV