‹ Œuvres complétes du seigneur de Brantôme, accompagnées de remarques historiques et critiquesChapitre 9 sur 66 · SUR ÈE BARON DES ADR ET Z · texte numérisé non relu

SUR ÈE BARON DES ADR ET Z

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Âsjfcuiifc taier* fttsbksit corapartièw» /chnâkè M.-4te Mo*tkto*t M., des Aaketa^ Unis deux très >biwréislA mllattUy téufl tfcua fbrtfiizHrpfS, tomsdenxfdrt triste, «ras tiens confhgtfoàs de Piédmbnt* tous 'deux -fttt fans capitaine* ; caivii pëwkjto lie tarai' fit la gttëft<fe pear la re%iafy il fit de ta» ledroctt fc&ift<efc^l*iUtk de guerre «souife lny : il? fit tremldèr le fc^tfnhcdfay te Forest^ VWareta', i'Anvergnev te Oaophtefcy ** I*»** guadoô, là ftovbnee 1 un peu r bdef ce pfcy&nde 5 pa*fdfc là; et le éteignait on {jlus c(i»ela tanpéste qctl £adsepffh de grands «bennpâ de iàeè , - Juwfute* là que dans, ffeftû* ah appréhenda quf&aifcnast sur towry «piHitf ?t*t VMt teh, tast tar feiiDip»ée>, sek fortune et tiattriftèti ni» loientpertoati fit iîefi»p«éafM àmûà pomf m rejHitMroti) que, puis .qu'il b'eatok mit to deete dàhcfe, bonne ou mauvaise, «prKbn* fa cqritinttafet Jugées *w ternit > &afe

4* DtGEEâSIOK

changer de party et se révolter à l'autre; dont mal luy en prit, car, ainsy qu'il y branloit et qu'il fut descouvert, il fut pris prisonnier par messieurs de Montbrun, de Mou vans, de Sainct-Auban et autres siens compagnons, qui pourtant tous luy obeyssoient et defferoient paravant pour sa suffisance,: et là fut la diffînition de sa réputation, car depuis il ne fit jamais si bien pour le party. catholique comme. pour le party huguenot. Voyez; comme la fortune porte faveur à aucuns subjects plus qu'aux autres ! lUnrpassaen cruauté M. de Montluc, quand ce »ç seroit que celle qu'il exerça à la tour de Montbrison : ayant pris dedans cent ou six vingts tant soldats qu'autres par composition et sur sa foy , il les fit ampres tous précipiter du haut en bas et acravanter. Gela estescript. Ils s'excusoient tous deux qu'il falloit estre un peu cruel, et que la guerre le permettoifr ainsy. Si ce baron eust faict pour le Roy comme pour les Huguenots, il fiist esté maries* chai de France, coinme je Tay ouy dire à la Reyne; Qittsi .bien que M* de Montluc , lequel , par ses grands services qu'il a voit faict à la France et à ses roys, lé |fet à Lyon loraqueile Roy tourna: dé Poulloigne, qui; voulant, tendre à; la guerre et point à la paix, envoya le maresehal de Rays en son gouvernement de Provence pour y faire la guerre et aider à M. d'Uzaiz pour la frire en Languedoc. M. le maresehal de Bellegarde, nouvellement faict, âussy fut envoyé à Lhrron en Dauphiné. Tous deux n'y firent grand broiiet. Le mareschal de Montluc en Guyenne, sur la valeur duquel le Roy se fiant, et sur ses beaux faicts du passe, creut qu'en un rien il auroit exterminé les Huguenots de par de là, comme de faict il a voit promis d'y faire tout ce

SUR LE BÂ&OH DBS ADKETZ. 4^

qu'il pourroit de rage, et pis que jamais. Le cœur e&* toit bien encore entier et vigéureux pn ce bon vieillard ) mais ce bon bras et cette belle force de jadis y JFail«r bit du tout : si bien que le Boy luy ayant envoya douze cens reistreset le régiment de M. de Bussy, qui montait à deux mille hommes, et très bons, il s'excusa de les prendre ny de faire la guerre , pour sa vieillesse, indisposition: et aage caduc; et le vis quand il le manda au Roy et à la Reyne, et enchiargea M. de Bourdeille monfrerje, qui, en .pensant faire quelque bori service au Roy, le régiment de M.- de Bussy se révolta soubs main, par la menée de son mestre de camp Bussy , mal content qu'on l'avoit iailly de tuer à la Court, et qui voyoit Monsieur n'attendre que l'heure de partir de la Court pour prendre les armes; et pour une nnict ce régiment atoit OQmpïotté de couper la gorge k tous les reystres et Iéè piller : et tout cecy conduisoit Saipçt Seval, grand favory de M. de Bussy, depuis tué à Any ers, un très digne çt très habile howne de guerre; mais, par le moyen du sergent major > dict le capitaine Page borgne, le tout fut descouvert à mon frère, lçquel le révéla aux reistres , maistres et capitaines principaux; qui, despitez, voulurent mettre tout ce régiment en pièces ainsy qu'il marchoit; mais mon frère ne 1# voulut point et l'en destourna; et, pour les contenter et obvier à tout, il prit des principaux capitaines au* theurs de l'entreprise, comme le capitaine Vintamille, le capitaine Maigret, le capitaine La Goste et quatre ou cinq autres , et les donna prisonniers à M. deMontpen- $ier, à qui le Roy ayoit commandé de. luy mener toutes les forces ; car Monsieur estoit des)à sorty de Paris , et cstoiten jzampagne arme. Toutesfois ils n'eurent point de

iwl> sinon tes pirôons de Poietaerç, qu'As gardemtt un moi^j etiaoy je awppliay fc ftéyne de les en délivrer, pttr la prière de mon frère, qtd ne leur demandait rien pe*r eon înleresfc, sinon jtour cefciy da Rey. Les *ratree . capitaines Jet s^ktats T après avoir» remercié ffldh frère de h vis, Isedebanderent* cjui deçà qui delà> dont jtpews *Uareat trçmver kuï màisbie es camp, *t d*ati- Ires th»m fcat il y en avbifc qui n'estpietft nullement de ©tosfcntey ÉÛris berna partisans du Jjtoy: VojHâ pottrqudy B*£ndict frère M fort loiàé de n'avoir voulu ainsy defkkte e* mettre en piefçes totalement à*, regimsnt* l&> qnelftit donné à M. de Lançosrie , brate gentilhomme* auquel M. dé Bwsây porla»t despk et mtvie , ïuy fit ta gherre, et «n put le surpt ifc et foy deâït quelques gens pattny lesquels se «routa k capitaine Pngç, et ftit gris et mené à M* de Busgy> qnl, te Voyant > après Vsmix appelle cent fbis traistre et hkfldeltej ïuy vnîihtt ttoftner de îéspéè èam le corps; tnais il eti fiit empeschg par qtœiqtfw bapinai^B deà êlem, et pa* lèdtet capitaine Fâgë SfôSttlefej ^utte pria dé Itty dbtf ftëfr là vie au note 3ë la jpefrénmie du monde *ja11 ayôtttft le plus; Bossy , ftâppé 'ata S&tfr de ce taiOl : 4c Va dône* difct-il, eher- «fcltèf pal- tout le riioadte la plus belle jprîilceàse *rt % d&ftié de l'âtifrertf <ét té fcfctô à se* Jiîedfc; et 1» ie^ * marelë} et dis fey qû& Bttigy tfâ èâttvié k *fe pour Pa- *' Aêttr tf ëîfé». il TQtHf <ifcfe fiit faim. < tfty ftiet CèWè figtatiM f>ett4* ittôntfrter cé*tt*»e M*. Se MbiMiic, s\&<hfeanéanr sbh Jfcdi^sftîofc, ternit toufiès lbsfërcés eirttré autres iftâfiîè; et fcirëqiiëé puivS îtéSe mtealà dé ^erré ? et puis moufrnt en tout de deux ans , âàgé dé quatre virigts aîtè et efc anséi bon sens qàftî ettljatiiëis. il ftft èti l'aagè dé àtt&aHte tm*e ans

SUH US B&UOK DÉS A DU ET Z. 4$

Messe d'un* httrquebttzade au ne&; ainai que fciy mesmes alloit à l'assaut à Rabasfarft> faisant du jeune en cela oommc lorsqu'il n'avoit que vihgfe an*. Quel cœur généreux qui nç 9e rendit jamais! Je kry ay euy dîreqrçe «'il n'eqst eu cette blessure, qui estéit grande il eust pensé est*e invincible jusques à cent ans) mai* elle l^voît bk)î miné et foit gastoé sa sauté) et le disoit à M. de Guyse au siège de La Rochelle uH soir, dont j'en ferpy ce conte, car il est plaisant.

Cestoit donc le feoir et la nuict que nous ebiftinèn* çasmes à bagtir le fort Sainct Martin > qu'on nommait Sainct Martin à cause que lé capitale Sainct Martin Brîcha^teau le gardait ayeè quatre compagnies qu'il avoit à lity* Âingy donc qu'on y travaillait ftë présenta un soldat gascon sur le rempart , qu'on vit un peu à la kretiyr de la lune , qui commença à causer en son gascon» et demander s'il n'y aveit point là quel* qu'un de son pays à qui U peust parler. Tous les prin*ceç ek seigneurs, peiisans que îenneray sortîst pour em* pescher la Lesoigne, et qu'on y mèneront les» makis, Ton avoit commandé expressément que nul parlait ny respondisU Toutesfoifc ce compagnon , p&n* parler # demande* ii*€ë$sammént, importuna tafct, que moy, estapt preg de M. de Gkryse, je kiy dis qu'il flst parler le Bew^t > gentil soldat pàrmy nos bandes, qui n*estoit encor capitaine, et qui «çavoit bien parler et rendrort bien 1* change % ¥aatve } et qtlë ce seront autant de pbiiir-, J5b eoomifcftaereiïi donc s'êûtresaluer et »*bhtre^ parler « qtft mieux jmeux ; cttr oefey de la ville partoit très bien et tottjBtfts 90n gageoti^ lequel; dé prime aha*d 7 apnzs quelque» mentis propos, kiy alla demcpn dw.ce que. «ottg^aUpsi-ons Î&* «f de n-'estprt point la

tour dç Babel. Du depuis en après nous prismes, mi moins aucuns, mauvais augure sur ce mot de nostre siège, et qu'il iroit en confusion et ne fairions rien qui vaille, pour se confondre en trop divers advis et factions; et allegasmes souvent le dire prophétiq de ce soldat, qui, poussé par je ne sçay quel destin ou instint, le profera. En après il demanda quels seigneurs et princes il y avoit là , et si M. de Montluc y estoit. l'autre luy respondit que ouy. Soudain il répliqua : Et lou naz de Babastain , comment va ? L'autre luy respondit que bien, et qu'il estoit encore assez gaillard pour faire la guerre à tous les Huguenots, comme il avoit faict. Ah ! dict l'autre tousjours en son gascon, nous ne le craignons guieres plus en son toure de naz; car le bon homme en portoit tousjours un, comme une damoiselle, quand il estoit aux champs, depeujr du froid et du vent qu'il ne l'endommageast d'avantage. J'estois près de luy quand l'autre parla ainsy , et dict à M. de Guyse que ce coup luy avoit bien porté du dommage, et luy fit le conte de sa blessure de ce siège de Babastain, et que sans ce coup il estrilleroit les Huguenots aussy bien que jamais. Puis l'autre continuant ses propos, il va louer fort M. de Guyse, qui, après avoir tué son ennemy M. l'Admirai, s'estoit contenté, et puis s'estoit monstre fort humain envers aucuns Huguenots à la Sainct Barthélémy et en avoit sauvé plusieurs. Il loua de mesmes fort aussi M. de Longueville ; et en entrant plus advànt.en raisons, il va représenter les changement du monde et de la fortune, en disant : ce II n'y « a rien que nous avions. le roy Navarre, ares il est ce pour vous autres ;. i^ous avons eu le prince de Coudé, « ares il est pour vousautres ; et , qui plus est, nous avons

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