‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 16 sur 51 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Continuation du même sujet.

— Ceux de nos pieux lecteurs que nous serons parvenu à convaincre de la nécessité de la science et de l'étude , nous demanderont peut-être — ce qu'il faut étudier ; — dans quel but il faut l'étudier ; — et de quelle manière il faut étudier pour faire fructifier le saint ministère, et faire de la science un instrument de zèle et de salut pour les peuples et pour eux mêmes ? Nous allons essayer de satisfaire leurs pieux désirs.

Et d'abord, que faut-il étudier ?

Il y a deux sortes de sciences bien distinctes : la science ecclésiastique, qui est celle dont nous avons particulièrement à nous occuper, et la science profane. La science ecclésiastique embrasse la connaissance de la sainte Écriture, de la Théologie dogmatique, morale et mystique, des saints Pères, de nos grands Orateurs sacrés, de l'Histoire ecclésiastique, et spécialement de la partie la plus édifiante de cette histoire, c'est-à-dire de la biographie des saints qui se sont le plus distingués par la sagesse et l'activité de leur zèle (1).

(1) A ce point de vue, nous recommandons tout spécialement la Vie des saints, de Godescard (12 vol.). Le saint évêque d'Amiens, Mgr de la Motte, lisait en entier cet ouvrage tous les ans. On pourrait, sinon se borner, au moins s'attacher principalement aux vies les plus détaillées, et surtout à celles des hommes apostoliques qui ont paru dans chaque siècle.

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