‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 29 sur 51 · CHAPITRE YII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII

Rapports avec les instituteurs et iustitutrices de la paroisse et avec leurs élèves.

— 11 est une vérité que nous sommes malheureusement forcé de reconnaître, c'est que, dans plusieurs diocèses et dans une multitude de paroisses, la foi est tellement affaiblie, sinon éteinte^ les mœurs sont tellement altérées, sinon entièrement ruinées et corrompues, qu'il n'y a plus d'espoir de régénéra iiou spirituolie que du côté des petits enfants de nos écoles, qui, trop jeunes encore pour connaître le mal, peuvent, avec une bonne direction, embrasser la vertu et détrôner plus tard l'impiété qui menace de les envahir. IV. u

Un pasteur zélé doit être bien convaincu de cette vérité. Il doit regarder la génération naissante comme la portion choisie de son troupeau, et mettre tout en œuvre pour lui procurer une éducation solidement chrétienne. Et qu'on ne s'y trompe pas, pour obtenir cet important résultat, des catéchismes régulièrement faits et bien faits sont un excellent moyen sans doute, mais très-souvent il est loin d'être suffisant.

Que de fois, en etfet, les enfants, après avoir entendu l'exposé des doctrines évangéliques à l'église, n'entcndent-ils pas, aussitôt après, au milieu du monde, et peut-être sur les bancs de l'école, les leçons de l'impiété !

Rien donc de plus important pour un curé que d'avoir l'œil incessamment ouvert sur les écoles de sa paroisse, afin de s'assurer que l'instituteur ne démolit pas dans l'àme des enfants l'édifice spirituel que le pasteur s'efforce d'y construire.

Pour obtenir d'heureux résultats en cette matière si importante, un curé prudent et zélé reconnaîtra sur-le-champ qu'il est nécessaire d'entretenir avec l'instituteur primaire des relations bienveillantes et amicales. S'il y a entre eux harmonie complète, des fruits merveilleux de salut jailliront infailliblement de cette mutuelle sympathie; et alors même que l'instituteur ne serait pas vertueux, la crainte de déplaire à un curé qui lui témoigne tant de bienveillance, le tiendra dans un état de vigilance habituelle, et l'empêchera de rien dire ou de rien faire contre la foi ou contre les mœurs.

Que si, au contraire, le curé ardent et brouillon,

qui se croit zélé et qui n'est qu'imprudent, s'avise, au premier mot qu'il entend contre l'instituteur, de déblatérer contre lui, de le peindre comme un impie et un libertin, de témoigner hautement qu'il est pour la paroisse un véritable fléau, et qu'il mettra tout en œuvre pour le faire partir ; s'il s'abstient de mettre le pied dans son école une seule fois dans l'année ; s'il évite toute rencontre et témoigne en un mot que la guerre est déclarée entre l'école et le presbytère ; qui pourrait dire les maux que produira cette déplorable désunion ? L'instituteur déjà mauvais, je le suppose, deviendra pire encore, et fera, pour narguer le curé, tout le mal qu'il saura pouvoir faire sans s'attirer une destitution. Pauvres enfants! quel sera leur sort au milieu de tels combats? L'instituteur, qui les a constamment sous sa main, leur apprendra-t-il, par ses leçons et par son exemple, à respecter leur pasteur; et celui-ci pourra-t-il bien reconquérir, pendant une heure ou deux de cathéchisme chaque semaine, ce que Finstitu' eur lui fera perdre auprès des enfants, par l'influence qu'il exercera sur eux pendant des semaines entières ?

— Concluons donc que le soin capital d'un bon curé, en cette grave matière, est d'employer tous les moyens qui sont en son pouvoir pour gagner l'affection de l'instituteur de sa paroisse.

Qu'il use, pour obtenir une fia si désirable, de tous les moyens que lui suggérera un zèle prudent et éclairé, si c est dans la pratique de ce zèle qu'il va puiser ses inspirations. Arrive-t-il dans la paroisse, et sait-il d'avance qu'il y va trouver un

instituteur qui laisse quelque chose à désirer, sous le rapport des principes et de la tenue de son école? Qu'il semble d'abord ignorer le mal dont il gémit déjà; qu'il dissimule sa peine, et qu'il fasse à l'instituteur une visite aimable et gracieuse ; qu'il lui témoigne le vif désir qu'il a d'entretenir avec lui les rapports de bienveillance et d'affection qui feront le bonheur de l'un et de l'autre; qu'il lui fasse quelque honorable invitation ; qu'il parle de lui avec avantage dans la paroisse, relevant ses qualités et dissimulant ses défauts ; qu'il fasse cela, et souvent c'en sera assez pour se l'attacher à tout jamais ; c'en sera même quelquefois assez pour le convertir, s'il avait besoin de conversion.

Plus tard, quand l'amitié sera solidement affermie, quand on ne craindra plus de la voir ébranlée par des observations , des représentations et des conseils, on en viendra là, s'il est nécessaire ; et les voies ayant été ainsi bien préparées, tel conseil sera favorablement accueilli, qui n'eût été reçu qu'avec mépris et dédain, sans les préliminaires de conciliation dont nous venons de parler.

— Nous avons dit tout à l'heure, que les procédés bienveillants que nous recommandons avec tant d'insistance, pourraient quelquefois déterminer un instituteur à se convertir, s'il avait besoin de conversion, ce qui malheureusement n'est que trop vrai pour plusieurs.

A cette occasion, nous ferons une observation à laquelle nous attachons une haute importance. Il nous semble que le premier devoir d'un curé animé d'un vrai zèle, est de travailler tout spécialement

à convertir ceux de ses paroissiens qui Vaffligent le plus par l'opposition qu'ils lui font et les scandales qu'ils donnent. Nous avons déjà fait cette recommandation à l'ég-ard des prêtres habitués d'une paroisse qui ont une mauvaise conduite ; et nous pensons qu'il faut recourir aux mêmes moyens à l'égard d'un instituteur, et en général à l'égard de tout homme influent dans la paroisse, qui n'use de son influence que pour la ruine des âmes.

Malheureusement, ce n'est pas ainsi qu'agissent certains curés. Ils posent en principe que tels et tels sont incorrigibles; qu'ils sont foncièrement pervers et impies ; que tous les moyens de conciliation seraient complètement inutiles, et que la seule chose à faire est de diminuer autant que possible l'influence de ces mauvais paroissiens, en les faisant connaître pour ce qu'ils sont; ce qui ne manque jamais d'aggraver notablement le mal, et de le rendre même souvent incurable. Je me suis maintes fois demandé de quel droit, nous pauvres pécheurs, qui fûmes peut-être autrefois les conquêtes du zèle de quelque charitable pasteur, nous osons mettre des bornes aux opérations toutes puissantes de la divine miséricorde, et regarder comme déjà jugés et réprouvés ceux que Dieu ne cesse pas d'attendre, quoiqu'ils ne cessent pas de l'outrager.

Les missionnaires trouvent quelquefois, dans leurs courses apostoliques, certains curés animés de tels sentiments. Dès le début de la mission, ils leur signalent trois ou quatre libertins ou impics sur la conversion desquels ils ne doivent aucunement compter. Bien plus , ils leur en parlent de IV. 14.

manière à leur faire voir qu'ils seraient fort mécontents si quelque missionnaire les admettait à la participation des sacrements ; tout cela, parce qu'ils les regardent comme des êtres incorrigibles dans la stricte rigueur de Texpression ; et, au fait, quand ce qu'ils redoutent arrive, quand un miracle do la grâce fait soriir ces nouveaux Lazares du tombeau de la corruption ; quand ils proclament comme les autres, et souvent plus vivement que les autres, la joie de leur cœur, par des larmes abondantes et des soupirs enflammés; tout le monde est ravi, édifié, consolé. Le curé seul, prophète de malheur, s'abstient de prendre part à la joie commune, blâme le missionnaire trop indulgent à son gré qui a levé sa main pour absoudre celui qui, bientôt, dit-il, annoncera par de nouveaux scandales que sa conversion prétendue n'est qu'une imposture. Chiel mal ne font pas, sans penser à se le reprocher, des pré- Ires animés d'un tel esprit ! Ils ont du zèle sans doute ; mais est-il bien conforme à celui de Jésus ?

Revenons à notre instituteur. Oui, il faut entreprendre sérieusement et avec toute la ferveur du zèle l'oeuvro si importante de sa conversion. Il le faut non-seulement parce qu'il fait, après tout, partie du troupeau, et que le pasteur de ce troupeau est responsable de son âme comme des autres; mais il le faut spécialement, parce que sa conversion, si elle a lieu, sera féconde en heureux résultats, et que peut-être, dans les desseins de Dieu, elle est destinée à opérer la régénération spirituelle de la paroisse.

Au reste, que peut-on craindre en suivant ce conseil? N'cst-il pas évident que la charité, le zèle,

(lisons plus, la conscience elle-même, si on l'interroge, tracent la ligne de conduite que nous traçons nous-mème ! Est-il plus charitable, plus chrétien, plus apostolique, plus édifiant, plus avantageux pour la religion, de déclarer la guerre à un homme puissant dans la paroisse, qui tient dans sa main la génération naissante, qui, par les enfants, exerce sur les parents une grande influence, et qui, par conséquent, peut faire un mal incalculable si, fatigué des vexations et des taquineries du curé, il prend une fois pour guides les mauvaises passions et le génie du mal ?

— « J'ai fait ce que vous me conseillez, dira peut-être un pasteur animé de l'esprit de Dieu, j'ai fait tout cela, plus que cela même encore, s'il est possible , et certes je ne m'en repens pas ; mais pourtant, je dois l'avouer, je n'ai pas obtenu le résultat que j'attendais des efforts persévérants de mon zèle. Je connais des confrères qui , par les mêmes moyens, ont complètement réussi; et moi, j'ai toujours dans l'instituteur de ma paroisse un véritable fléau. Le libertinage et l'impiété ont envahi son cœur ; et, je l'avoue, je voudrais, au prix do ce que j'ai de plus cher, soustraire les brebis confiées à mes soins à la contagion de ses enseignements et de ses exemples. »

Eiigc, serve bone et fidelis! Courage ! courage ! bon et fidèle serviteur de Dieu. Non ; ne vous repentez pas d'avoir épuisé tous les moyens de douceur, de conciliation, de bienveillance, que la charité la plus pure vous a suggérés. Le divin Maître a compté

toutes vos bonnes paroles, toutes vos généreuses démarches, toutes vos saintes pensées; il comp!e encore les gémissements profonds que le zèle vous arrache, et bientôt peut-être, il vous donnera pour récompense la réalisation de vos ardents désirs.

Vous avez donc, dans votre instituteur, une espèce de loup ravissant qui détruit ce que vous édifiez, et aux ravages duquel vous êtes totalement incapable de vous opposer. Si les choses en sont là, rien ne vous empêche assurément de faire ce qui dépend de vous pour chasser le loup de la bergerie. Mais quels moyens employer pour obtenir ce résultat? Malheureusement, ce n'est pas chose aisée.

Notre premier avis est que, en pareil cas, on ne donne pas publiquement le signal de la lutte. Les relations extérieures doivent continuer d'être bienveillantes et convenables. Mais il faut s'assurer si les autorités supérieures desquelles dépend immédiatement cet instituteur sont favorables àlareligion, et si, quand on leur signale des faits de cette nature, elles usent de leur pouvoir pour provoquer la révocation ou du moins la translation des instituteurs immoraux.

Aujourd'hui plus que jamais, les recteurs sont investis de pleins pouvoirs sur les instituteurs ; on pourrait donc s'adresser à eux avec chance de succès. Quelquefois même, on pourrait se contenter de recourir à leurs subalternes qui, d'après l'organisation actuelle de cette administration, se trouvent répartis dans chaque chef-lieu d'arrondissement. Ces subalternes en référeraient aux recteurs, et l'afTaire se traiterait en dehors de l'action des curés; ce qui est toujours grandement à désirer.

Du reste, en ces circonstances graves, s'il survenait quelque complication, nous conseillerions à un curé de faire à son évèque F exposé fidèle des choses, avec prière d'nser de sa haute influence pour obtenir le résultat désiré, ou du moins de faire savoir quelle marche il convient de suivre, dans le cas où le prélat ne croirait pas devoir agir par lui-même.

— On doit voir par ces fâcheuses extrémités auxquelles on se trouve quelquefois réduit, de quelle importance il est d'entretenir la bonne harmonie entre le presbytère et l'école, quand elle existe déjà ; et assurément il est bon nombre de paroisses où cet accord est parfait.

Quand il en est ainsi, on ne saurait dire les précieux éléments que puise dans cette mutuelle sympathie le zèle d'un bon pasteur. S'il seconde l'instituteur en publiant de tous côtés ses louanges, on peut dire que l'instituteur seconde, à son tour, les opérations de son divin ministère, et contribue singulièrement à le rendre fructueux. C'est dans ces heureuses circonstances qu'il convient de s'entendre sur mille petits détails, afin d'aviser ensemble aux moyens d'opérer le plus de bien possible dans la paroisse.

Une sorte d'alliance pourrait, ce nous semble, s'établh' avec beaucoup d'avantage. L'instituteur connaît presque toujours, et mieux que personne, dans la paroisse, les reproches que l'on fait à l'administration du curé. S'ils étaient considérables et fréquemment renouvelés, ils auraient du retentissement et ne tarderaient pas à parvenir jusqu'aux

oreilles du pasteur ; mais ce ne sont souvent que de sourds murmures , des plaintes étouffées qui n'arrivent pas jusqu'à celui qui, quelquefois, n'aurait besoin que d'un avertissement charitable pour remédier au mal.

De son côté, le curé connaît parfaitement aussi ce qui se dit contre l'instituteur ; c'est à lui que les parents font part du mécontentement qu'ils éprouvent, à l'égard de tel ou tel point de conduite qui, sans avoir de gravité notable, diminue cependant l'estime et l'afTection dont il a besoin pour faire à son poste un bien complet.

Rien de mieux donc que de convenir que, des deux côtés, on se fera part, sans façon, avec franchise et cordialité, des petits reproches que l'on aura entendu faire à l'un ou à l'autre dans la paroisse. Se soutenir constamment et ostensiblement, en toutes circonstances, et se donner en secret de charitables avertissements, voilà une alliance excellente, un de ces contrats que les Romains appelaient do ut des, qui ne peut qu'assurer la paix et le bien-être des contractants, cnmèmetemps qu'elle doit contribuer au bien général du troupeau. N'allons pas cependant jusqu'à des confidences indiscrètes qui pourraient avoir plus tard de mauvais effets si la paix venait à être troublée.

— Mais ce n'est pas seulement d'eux-mêmes que l'instituteur et le curé doivent s'occuper. Le bien moral et religieux des enfants qui leur sont confiés, voilà la tache, l'importante tache qu'ils doivent s'imposer; voilà le but qu'ils doivent constamment s'efforcer d'atteindre.

Pour la remplir avec fruit, cette tâche, il est nécessaire qu'ils aient, de temps en temps, des rapports particuliers l'un avec l'autre. Dans ces entrevues, ils prendront la liste des enfants qui fréquentent l'école et les catéchismes, et passant d'un nom à Fautre, afin de n'en oublier aucun, ils se communiqueront sur cJiaque enfant les renseignements nécessaires. Ils se diront, d'après leurs observations, comment ils croient que l'on peut agir avec plus de fruit sur celui-ci ou sur celui-là. Un échange dénotes aura lieu sur la conduite des enfants, et ces notes feront connaître le fort et le faible de chacun.

Des deux côtés donc, on aura des connaissances précises sur l'aptitude, la bonne volonté, la piété, le caractère, la moralité, etc., et aidé de ces détails, il est évident que le bien devra s'opérer avec plus d'abondance et de facilité.

— Un point que nous conseillons à MM. les curés de recommander spécialement aux instituteurs, c'est la bonne tenue des enfants à l'église. 11 y a, sous ce rapport, une négligence, un laisser-aller, disons mieux, un désordre insupportable.

Les enfants, quoique sous les yeux de leur instituteur, rient, parlent, tournent la tête de côté et d'autre pendant le saint sacrifice de la messe, et même au moment le plus solennel, comme nous l'avons vu tant de fois. Tout le monde en gémit, tout le monde en murmure, excepté celui qui devrait en gémir et en murmuier plus que les autres ; nous voulons dire, l'instituteur, qui se familiarise avec cette inconvenante dissipation, et ne semble même pas penser à y porter remède.

Un tel désordre est loin de faire l'éloge de l'instituteur qui le tolère, et du curé qui ne fait presque rien pour le détruire. Il est certain cependant qu'en y mettant un peu de fermeté des deux côtés, on peut obtenir de très-heureux résultats. Qu'on voie ces bons Frères des écoles chrétiennes ! Un seul ou deux au plus sont chargés de surveiller quelquefois à l'église trois et quatre cents enfants ; et cette surveillance est si bien exercée, que tous ces enfants font par leur tenue l'édification de la paroisse.

Que MM. les curés s'entendent donc avec les instituteurs sur ce point; qu'ils leur signalent l'abus contre lequel nous nous élevons en ce moment ; qu'ils les pressent de prendre les mesures nécessaires pour le faire disparaître : qu'ils reviennent môme à la charge, s'il en est besoin, non pas en se fâchant ni sur le ton d'un reproche amer, ce qui aggraverait peut-être le mal; mais avec ce zèle doux, aimable et persévérant qui triomphe toujours des plus grands obstacles.

— Il arrive quelquefois que, dans la même paroisse, il y a plusieurs écoles, et que, suivant Tusage, il existe entre ces écoles ime concurrence dont la charité a souvent lieu de gémir. La position d'un curé, en de telles circonstances, est un peu délicate.

il nous semble que, d'abord, il ne doit jamais se déclarer ouvertement contre une de ces écoles, à moins qu'elle ne soit tombée en plein discrédit, par suite de sa mauvaise ternie, des désordres graves qui y régnent, et même des scandales qui s'y

donnent. Encore faut~i], dans ces divers cas, essayer de remédier au mal que l'on déplore, par toutes les industries d'un saint zèle.

Mais, hors ces cas, heureusement assez rares, un curé ne doit pas, par des faits extérieurs, montrer publiquement qu'il est l'adversaire déclaré de telle ou telle école. S'il le faisait, il est certain qu'il aurait contre lui non-seulement le directeur ou la directrice de celte école disgraciée, mais encore les parents des enfants qui la fréquentent. Il doit donc s'observer beaucoup, et garder autant que possible une stricte neutralité. Il doit visiter également loutes les écoles de sa paroisse, assister, sans distinction, aux distributions de prix et aux autres réunions solennelles qui ont lieu dans ces divers établissements, et prouver ainsi, par une conduite uniforme, qu'il est réellement le pasteur de tous.

Nous convenons cependant qu'il n'y aurait pas beaucoup d'inconvénients à témoigner un peu plus d'intérêt à une école religieusement tenue par des instituteurs ou des institutrices appartenant à quelque congrégation, qu'à celles qui sont tenues par des séculiers. On sait généralement qu'il y a, par la force des choses, une liaison étroite entre les membres de ces congrégations et les pasteurs de paroisses. Un peu de prédilection, de la part de ceux-ci à l'égai'd de ceux-là, ne surprendra ni n'offensera personne. Cependant, pas d'opposition formelle, pas de lutte ouverte, pas de critiques malveillantes; témoignages d'intérêt, de dévouement et de bienveillance à tout le monde; voilà la ligue de conduite d'un curé qui ne s'inspire que d'un zèle prudent et selon Dieu.

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