CHAPITRE IV
De la piété uiiiiable.
— Le but principal que le prèirc, et surtout le pasteur des âmes , doit constamment s'elForcer d'atteindre, c'est d'établir le règne de la piété dans les cœurs. Les grands pécheurs, il doit s'efforcer de les rendre vertueux ; les justes, les saints euxmêmes, il doit s'appliquer à les rendre plus justes, plus saints encore, parfaits, en un mot, comme notre Père céleste est parfait.
Or, pour opérer cette transformation ou ce perfectionnement, il faut nécessairement insinuer le goût de la vertu et de la piété, détruire les préjugés qui s'opposent toujours plur» ou moins à leur acquisition, et remplacer les idées fausses que l'on a du service de Dieu par des idées justes, exactes, consolantes et qui donnent lieu d'espérer que la pratique de la vertu procurera, même dès ce monde, un bonheur solide et véritable.
Rendre la vertu aimable, voilà donc un des devoirs essentiels du prêtre ; et comment rendra-til la vertu aimable ? ce sera bien plus par son exemple que par ses doctrines; et pourtant, ce sera par la réunion et l'emploi de ces deux moyens qu'il y réussira.
Qu'il ait une morale solide, éclairée, exacte, conforme à celle des saints et savants prêtres qui sont universellement estimés et aimés ; avec cela, qu'il
donne l'exemple de ces vertus aimables qui ravissent tous les cœurs dès qu'elles se montrent, et très-certainement il atteindra son but avec une extrême facilité.
Il y a, sur ce point, une observation très-importante à faire ; nous en avons déjà touché quelque chose en parlant de la douceur. Quand on dit que Fou doit rendre la piété aimable, cela ne veut pas dire qu'elle doive être marquée au coin de cette tolérance excessive que prônent les impies avec tant d'enthousiasme. La tolérance qui viole les lois de l'Eglise ou les saintes règles de la morale chrétienne, est une vraie prévarication qui peut provoquer les applaudissements des ennemis de la religion, mais qui arrache des gémissements profonds aux pieux fidèles, quand surtout c'est un prêtre qui leur donneTexemple decettelàcheet molle indulgence. C'est donc un premier écueil à éviter.
En voici un autre qui n'est guère moins à craindre : c'est celui contre lequel viennent heurter et souvent se briser certains prêtres qui croient que, pour rendre la piété aimable, ils doivent, pour ainsi dire, se séculariser en's'associant aux compagnies et aux jeux du monde. Aveugles qu'ils sont de ne pas voir qu'en agissant ainsi, ils ne rendent pas la piété aima])le, mais font voir phitot que l'esprit de la piété ne les anime plus.
Remplir très-exactement tous les devoirs de son auguste profession ; ne se permettre absolument rien qui soit contraire à la gravilé, à la dignité, à la modestie ecclésiasliqiuî ; et tempérer la rigueur des exigences de la vertu sacerdotale par l'aménité des formes, c'est-à-dire par cet heureux ensemble
de bonté, de douceur, de cordialité, d'affabilité et de complaisance cjui prête à la vertu des charmes irrésistibles : voilà ce que doit faire le prêtre pour rendre, autant qu'il est en lui, la piété aimable.
— Un extérieur austère et trop réformé, chez un prêtre connu d'ailleurs par sa haute probité, contribue déjà à donner de la vertu une idée sombre et peu avantageuse.
Que ceux qui sont enclins à la dissipation et au relâchement, n'abusent pas de ce que nous allons dire.
La piété d'un prêtre employé au saint ministère ne doit pas être la piété d'un religieux au fond de son monastère. Elle doit être tout aussi solide, tout aussi éminente, plus éminente myme, en un sens, chez le prêtre que chez le simple religieux ; mais elle doit revêtir une forme particulière ; et comme elle est destinée à gagner par son amabilité des âmes à Dieu, elle ne serait pas vraie et il lui manquerait une qualité essentielle, si, par son austérité rebutante, elle éloignait ceux qu'elle doit attirer.
Un prêtre doit donc dégager son extérieur de ces entraves qui le tiennent emboîté et lui donnent une roideur habituelle comme une mortification hors de saison ; il ne doit pas tenir seulement ses yeux tellement baissés qu'il se condamne à ne voir jamais plus loin que le bout de son pied ; il ne doit pas avoir le front ridé et comme chargé d'épais nuages qui annoncent une âme inquiète et une piété péniblement élaborée; il ne doit pas non plus serrer et pincer les lèvres comme un homme (jui aurait fait vœu de ne pas laisser échapper un sourire.
Les mondains tournent tout cela en ridicule et s'en moquent; les âmes pieuses qui ont le sens droit, disent avec modération que c'est une affectation déplacée ; et les bonnes âmes qui sont peu éclairées, croyant à tort que c'est l'indice d'une haute piété, désespérant d'arriver à une aussi sul)lime perfection, s'abandonnent au trouble et perdent courage. D'où il faut conclure que cet extérieur austère n'étant utile à personne, et donnant de la piété une idée peu avantageuse, doit être réformé.
— Se prêter rarement , et avec un air de contrainte, à la conversation; courir, en quelque sorte, après le peu de mots que l'on profère, et témoigner que l'on regrette de les avoir laissés échapper; parler à tout propos, et souvent hors de propos, des matières de piété ; en parler sans tact et sans discernement; faire sur ce terrain le sententieux et le tranchant; et, sur cette dévotion sèche et aride, ne pas laisser distiller une goutte d'onction : voilà certainement une conduite qui ne ralliera personne à la piété, et qui fera dire à plusieurs que , si c'est ainsi qu'il faut être pour être dévot, ils ne le seront jamais.
Oh ! que Jésus, notre divin modèle, était bien plus aimable! (juel cliarme dans la noble simplicité de son extérieur I Quelle bonté dans ses épanchements ! Quelle douceur ravissante au milieu des plus fatigantes importunités ! Quelle grâce touchante dans SCS instructions! Mais aussi que de cœurs émus, consolés, entrahîés! Que de vieux pécbeurs attendris ! Que de maximes, que de règles de conduite, inouïes jusque-là et vraiment ellVa vantes pour la
nature, acceptées cependant, pratiquées et rendues aimables parla manière doucement persuasive dont le divin docteur les inculque !
Regarde, ô prêtre de Jésus-Christ, et agis conformément à ton auguste modèle : Inspicc etfac sccundum cxcmplar.
— Encore si dans les froides sentences dont on vient de parler, l'exagération ne se faisait pas remarquer; mais malheureusement on l'y voit quelquefois apparaître. Devant des mondains effrayés déjà de la morale chrétienne la plus mitigée, on débitera des maximes d'une perfection relevée; on mêlera les conseils aux préceptes; on sejetterapar système, peut-être aussi par tempérament, toujours dans l'excès rebutant d'une rigueur extrême. A des pécheurs dont il faudrait, avec les précautions d'un vrai zèle, ménager la faiblesse, on parlera le langage âpre et sévère qui, tout au plus, conviendrait au religieux ; on s'inscrira sur-le-champ contre un . mot moins exact qu'une langue indiscrète vient de laisser tomber et que l'on devrait prudemment s'abstenir de relever, on érigera en cas de conscience théologiquement formulé, un point de morale effleuré en passant, et l'on dira hardiment et avec aplomb, de par saint Thomas et Suarez : Non lice t. Ce n'est pas tout : on laissera échapper des tirades amères contre les pécheurs endurcis de la paroisse, ctl'onfera voir que l'on ne compte en aucune façon sur leur retour à la ver lu.
Est-ce là rendre la piété aimable? Celte dévotion est-elle selon Dieu? Saint François de Sales, qui gagnait tantd'àmes par l'aménité de son zèle, eùi il IV. 4
approuvé de tels principes, et en eùt-il fait la règle de sa conduite ?
— En voici d'autres (et ce sont des prêtres employés dans le ministère ordinaire) qui, comprenant mal la vraie dévotion, passent aux yeux du monde pour être perdus dans je ne sais quel idéal de fausse perfection qui rebute les pécheurs. On les croit placés dans une sphère si élevée, que le commun des hommes n'ose s'en approcher; aussi ne voit-on guère autour de leur tribunal qu'un petit troupeau d'i-imes pieuses.
Les grands pécheurs pour lesquels Jésus-Christ est venu sur la terre, et cpd ont , dit-il, besoin de médecin, ]ic peuvent pas se déterminer à aborder un homme qui, comme ils le pensent et le disent, ne connaissant que les peccadilles des dévotes, serait effrayé en enleiulant le récit de leurs péchés énormes,
La piété peu judicieuse des prêtres de ce caractère (piété que l'on aurait grand tort de confondre avec la vraie mysticité qui fait la gloire des siiiiUs, et qui est le sublime de la sagesse), paralyse singulièrement leur ministère. Leurs conversations, leurs lectures , leurs exhortations publiques ou privées sont empreintes de cette dévotion qui , à certains égards, semble élevée, mais qui n'est pas toujours selon Dieu. Le monde^ qui ne connaît rien à une dévotion de cette nature, lui donne la qualification d'étroite et de mesquine; et malheureusement il faut convenir que quelquefois elle offre ce caractère. Ainsi, n'estimer et ne faire cas que dès àmcs d'élite; regarder les grands pécheurs comme des
âmes de rebut ; ne faire presque rien pour les attirer et les gagaer; faire pour ainsi dire consister toute la piété dans une multitude de petites pratiques ; adopter une r«'^gie de perfection ,. règle unique et invariable, et ne reconnaître pour saints et vraiment dignes d'être dirigés que ceux qui s'y soumettent; croire et admettre sans discernement tout ce que les âmes éminentes racontent de leur intérieur et des merveilles qui s'y opèrent; les obliger à déposer tout cela sur le papier, sans s'assurer si une humilité profonde est la base de ces hautes opérations; convenons-en, ce sont bien là les marques d'une piété étroite et peu éclairée.
Un homme employé dans le ministère ordinaire, qui passera pour être de ce caractère, ne fera pas la dixième partie du bien qu'il est appel é à faire . Il n'aura point cette piété franche, onctueuse, attrayante, qui est la seule que l'on aime et qui gagne les cœurs.
Sans doute il doit connaître les voies suréminentes de la perfection ; sans doute il doit cultiver avec grand soin les âmes chéries de Dieu qui sont appelées à marcher dans ses voies ; et malheureusement ces pauvres âmes ne sont que trop souvent délaissées et privées du secours extraordinaire dont elles ont besoin dans leurs cruelles épreuves ; mais enfin ce n'est pas une raison pour ne s'occuper que d'elles, et pour donner à entendre que c'est à leur direction seule que Ton attache du prix et de Timportancc. On dira d'un tel homme, et avec raison : C'est un fort bon préti'e assurément, mais ce n'est pas un bon curé.
— Un prêtre qui veut rendre la piété aimable, doit s'appliquer beaucoup à cultiver la sienne, et, s'il est possible, faire en sorte qu'aucune tache ne la ternisse. S'il allie à sa piété certains défauts choquants, quoiqu'ils ne soient pas des plus graves, on rejettera sur la piété en général ce qu'elle est la première à condamner, et parce qu'on se croira autorisé à dire que tous les dévots sont ainsi , on attaquera la piété et l'on s'inscrira en faux contre raffirmation de ceux qui prétendront qu'elle est aimable.
Les défauts qui produisent plus spécialement ce mauvais effet, sont la mélancolie, la causticité, les paroles brusques, la rudesse des formes, le manque de complaisance et d'égards, et, en général, tout ce qui fait dire d'un homme qu'il n'est pas aimable et qu'on ne se plaît guère dans sa compagnie.
— Ce qui nuit encore beaucoup à la piété, et ce qui lui ôte cette amabilité dont elle devrait toujours être revêtue, c'est la manie de certains prêtres qui semblent ne se plaire qu'au milieu des foudres, et qui s'obstinent à regarder la sévérité comme la première condition de succès du ministère pastoral.
Leur zèle s'exerce toujours dans la région des tempêtes; ils ont un avis à donner : tempête; une correction à faire : tempête ; un sermon à débiter : tempête; une confession à entendre : tempête et toujours tempête. Ils n'ouvrent la bouche que pour dicter des ordres, rappeler la rigueur du précepte, montrer à nu la grièveté de la faute, et supputer tous les degrés de malice de celui qui l'a commise. jMais compatir à la faibesse humaine ; lui attribuer
une partie du mal et décharger d'autant le cœur oppressé du coupable ; indiquer avec bonté les moyens de se corriger, et faire voir dans le sein de la divine miséricorde le généreux pardon qui va s'ea détacher, c'est ce qui n'est point à l'usage des prêtres dont nous parlons, et c'est ce qui donne à leur piété cet aspect rude, cette teinte sévère et rebutante qui repousse ime multitude de pécheurs et n'en attire aucun.
Ne dissimulons pas le péché, ni même, jusqu'à un certain point, la malice du pécheur ; mais ne dissimulons pas non plus le remède au péché et la miséricordieuse bonté qui le propose. EtTorçonsnous de faire entrer le remords et le repentir au fond des cœurs, par la porte de la confiance et de l'amour; et quand nous tonnons contre les pécheurs, ne couvrons pas par le bruit de nos paroles grondeuses la voix si bonne et si tendre de celui qui leur dit : Vciiite ad me omnes qui lahoratis etoncrati cstiSy et ego reficiam vos.
— C'est sur le prêtre que doit se former le troupeau. Forma facti rjregis. S'il veut rendre la piété aimable, il n'y réussira jamais mieux qu'en faisant voir en lui-même une piété de ce caractère ; mais comment la fera voir celui qui ne visite jamais ou presque jamais son troupeau ?
S'il est vrai, et malheureusement on ne saurait le nier, qu'il y a quelques prêtres désœuvrés, paresseux, nonchalants, qui passent tout leur temps en visites inutiles et peut-être dangereuses, il est vrai aussi que quelques autres, se jetant dans l'excès opposé, n'ont avec leurs brebis que les rapports IV. 4.
strictement nécessaires , et regardent comme un temps perdu celui qu'ils emploient à faire de temps en temps do charitables visites. Qui pourra dire d'un prêtre de ce caractère qu'il a une piété aimable? A celui qui TafArmerait, ne pourrait-on pas, si la charité le permettait, répondre avec raison : qu'en savez-vous !
Au fait, il serait assez difficile de s'en faire une juste idée ; car enfm il ne se montre guère que dans trois lieux différents : à l'église , au lit des malades, à la porte des morts.
A l'église ; tout le monde sait bien qu'il doit y être pieux, et la piété qu'il y montre, on lui en sait peu de gré; elle ne saurait d'ailleurs y être communicative et par conséquent bien connue, puisqu'on ce saint lieu lui seul a le droit de porter la parole. Au litdes malades, il n'est en rapport qu'avec de pauvres moribonds auxquels il s'empresse de persuader, ainsi qu'aux assistants désolés, qu'avec les malades, les exhortations courtes sont toujours les meilleures. A la porte des morts, il n'ouvre la bouche que pour s'exprimer en latin, et certainement là moins qu'ailleurs on connaîtra les qualités et le caractère de sa piété.
Où passe-t-il donc le reste de son temps? Dans son cabinet. Certes, ce n'est pas un oisif : voyez, si vous pouvez y pénétrer quelque jour, voyez quelle énorme collection de Recueils , de Traités et de Manuels; il en a sur la chimie, la physique, les hautes mathématiques, la géologie, l'astronomie, etc.
0 pitié ! vivre au milieu d'un troupeau, en être le pasteur, et ne le visiter que le moins possible; ne pas courir après les brebis qui s'égarent; ne pas les
rappeler par cette voix paternelle et familière que les plus endurcis n'entendent jamais sans fruit; no pas les édifier par des exhortations engageantes et onctueuses ; et quand un infortuné pécheur , trop faible pour descendre dans la piscine, dit et répète à chaque instant : Hominem non habeo, ne pas se trouver làpourluidire :1e voici, monenfant, l'homme que vous demandez; non, non, assurément, non, ce n'est pas avoir un vrai zèle; non, ce n'est pas une piété bien entendue ; et Dieu veuille qu'un tel prêtre n'ait pas à répondre, au dernier jour, du salut de tant d'âmes qui seront tombées dans les enfers pendant que leur pasteur, retiré froidement au fond de son cabinet, se desséchait le cœur et la tête sur un traité de physique î
— En réunissant les divers détails dans lesquels nous venons d'entrer, on doit voir ce qu'il faut faire pour donner aux peuples le spectacle pieux et attrayant d'une vertu aimable.
Étudions, et dans l'histoire de sa vie et dans ses ouvrages, la manière d'être de saint François de Sales. C'est le plus beau type que nous puissions proposer aux prêtres engagés dans le saint ministère.
Il avait incontestablement une piété suréminente ; mais cette piété, loin d'effrayer personne, ravissait et attirait tout le monde. Quand il était nécessaire, il quittait sa solitude ; mais il ne paraissait au milieu des mondains que pour les séduire par les charmes de sa douceur et de sa tendre bonté. Il savait quelquefois se récréer un peu; mais c'était toujours avec tant de grâce, de simplicité et de modération, que son sourire et ses innocentes plaisanteries
étaient acceptées du monde même comme des actes de vertu. Il cultivait avec des soins infinis les âmes pieuses et ferventes ; mais il savait les laisser seules au bercail quand il apprenait que quelques brebis égarées réclamaient Tactivité de son zèle. 11 aimait beaucoup l'étude et il se fut trouvé très-heureux s'il eut pu se plonger dans la solitude et partager son temps entre la prière et le travail ; mais ses occupations extérieures ne souffraient point de son zèle pour l'étude. Chaque chose avait son temps et sa règle propre ; en sorte que la prière, le travail intellectuel et les œuvres de zèle marchaient de concert sans se froisser jamais, et se prêtaient, au contraire, un mutuel appui. Tous ses écrits annoncent qu'il connaissait parfaitement les saintes règles de l'Église elles vrais principes d'une saine théologie; mais il savait les appliquer avec tant de ménagement, de précautions et de délicatesse que, sans les violer jamais, il semblait pourtant qu'il mitigeàt notablement leur sévérité. Tl gémissait profondément sur les désordres de toute espèce dont il était témoin ; mais la vue de ces désordres n'altérant jamais la sérénité de son àme, il conservait ce calme, cette sagesse, cette douceur inépuisable dont il se servait pour remédier au mal que d'autres eussent infailliblement aggravé par l'impétueuse àpreté de leur zèle.
Efforçons-nous d'imiter un si beau modèle. Ne devons-nous pas comprendre que, si notre conduite ultérieure était conforme à celle de ce saint évéque, comme lui nous ferions au milieu des peuples de véritables prodiges.
Mettons-nous donc à l'œuvre, et remplaçons ce
qu'il y a do rude dans nos mani«>res , do violent dans nos discours , d'amer dans nos corrections , d'impétueux dans notre zèle, de sombre dans notre caractère, par un ensemble de piété, de douceur, débouté, de modération et d'aménité qui fasse bénir notre ministère et gagne à Jésus-Christ tous les cœurs.