‹ Œuvres complètesChapitre 11 sur 55 · II · texte numérisé non relu

II

— Si Ton parle à la louange des autres en votre présence, louez-les vous-même : si Ton semble ne faire aucun état de vous, réjouissez-vous intérieurement qu'on vous oublie ou même qu'on vous méprise : Hxc altissima et iit'dissima lectio, ditrimitation, sui ipsius vera cognitio et despectio. Regardez Ibumiliation bien supportée comme une victoire, et la louange joyeusement accueillie comme une défaite. Vous ne serez vraiment humble que quand vous porterez cette conviction profondément gravée dans votre âme.

— Choisissez pendant longtemps l'humilité et l'orgueil pour matière de votre examen particulier. Ne faites jamais une méditation, une visite au saint sacrement, une communion ou un exercice spirituel quelconque, sans demander instamment à Dieu, par l'intercession de Marie, la destruction de votre orgueil et l'acquisition de l'humilité. Ne l'oubliez pas, jeune et tendre ami, vous serez sans aucun suc de piété, sec, froid, lâche, prompt à vous décourager, présomptueux, téméraire, ridiculement vaniteux, irascible, entêté, arrogant, ambitieux, jaloux, tenace dans vos ressentiments et prédisposé à tous les vices, si vous continuez d'être orgueilleux ; tandis que vous serez inondé de consolations et comblé de tous les dons célestes si vous êtes vraiment humble. Que Dieu vous fasse la grâce de le devenir !

(Voyez le Saint Prêtre, chapitre de l'Humilité, page 258.)

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