‹ Œuvres complètesChapitre 21 sur 55 · CHAPITRE YIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIII

Le séminariste vif et irascible.

Parmi les vertus qui doivent orner l'âme du prêtre, la douceur occupe incontestablement un des premiers rangs ; il est donc absolument nécessaire, pour le séminariste, de combattre sans relâche le vice qui la blesse.

Le séminariste n'a pas ordinairement de grandes inquiétudes à l'égard de la colère pendant les jours de son séminaire. Il se croit même quelquefois exempt de ce défaut, et dès lors il ne pense pas même à le combattre. Cela se conçoit : dans son saint asile, il a peu d'occasions de se mettre en colère. Ce vice n'éclate, pour l'ordinaire, que quand on est excité par des contradictions agaçantes et vexatoires. Or il ne se rencontre guère de contradictions de cette nature dans l'enceinte du séminaire. Les directeurs de ces établissements

conduisent généralement les élèves par la voie de la douceur et de la bonté, et si quelquefois ils croient, par exception, devoir user de sévérité à l'égard d'un élève, le respect qu'il porte à ses supérieurs comprime le sentiment de vivacité qui voudrait se faire jour. Quant à ses condisciples, il n'est en rapport avec eux que pendant le temps des récréations, et presque toujours ces récréations sont paisibles, amicales et enjouées. Cette absence d'occasions contribue donc à lui persuader que la colère n'est pas un de ses vices. Aussi est-il étrangement surpris quand, devenu prêtre, il lui écliappe, dès le début de son ministère, des brusqueries et des vivacités quelquefois impétueuses.

Pour prévenir ces excès, dont les conséquences sont souvent très-graves, nous croyons donc devoir appeler son attention sur certains points à peine sensibles au séminaire, mais qui présagent dans un avenir peu éloigné de bruyantes tempêtes.

Pour se bien connaître, relativement au vice de la colère, le séminariste fera bien d'interroger son passé. Si réellement il a la racine de ce défaut, il verra qu'il était vif et emporté dès son enfance, que les réprimandas, même légères, de ses parents provoquaient sa colère et lui attiraient de justes châtiments. Il verra aussi que cette même colère éclatait fréquement à l'égard de ses frères et de ses sœurs, des domestiques, de ses petits camarades, et généralement de toute personne qui se permettait de l'humilier ou seulement de l'agacer et de le contredii^e. S'il reconnaît qu'il était habituellement ainsi disposé , il peut conclure avec certitude que la colère est un de ses vices, et que.

si ce vice sommeille au séminaire, il se réveillera peut-être avec éclat et scandale, dès qu'il en sera sorti.

Aprti cet examen du passé, il doit s'appliquer à considérer le présent. Quoique moins saillant au séminaire, comme nous l'avons dit, ce vice s'y manifeste encore par certains traits que nous allons signaler.

Le séminariste irascible reçoit mal les représentations de ses supérieurs ; il se permet quelquefois des réponses déplacées qui frappent péniblement ceux qui les entendent. S'il n'en vient pas jusqu'à de telles réponses, son visage s'anime, ses traits se contractent, une rougeur subite se déclare, i::i fju intérieur, dont l'extérieur est le reflet, se fait aussitôt sentir, et pour donner issue aux sentiments d'aigreur dont son cœur est plein, il saisit la première occasion qui se présente pour faire part de sa peine et de son ressentiment à quelquesuns de ses amis intimes.

En d'autres circonstances, c'est à l'égard de ses condisciples cpi'il laisse éclater sa vivacité. S'ils approuvent ce qu'il dit et ce qu'il fait, tout va bien ; mais si, sur quelque point, souvent peu importanf. ils osent le contredire, aussitôt il prend feu et manifeste sa colère par des paroles énergiques et même par certaines expressions blessantes.

Les domestiques, les ouvriers, les commissionnaires et autres gens de cette classe connaissent aussi l'impétuosité de son caractère. Il leur parle avec hauteur et même quelquefois avec une sévérité qui les aigrit et leur donne une faible idée de sa vertu.

Quand il croit avoir été offensé, il éprouve aussitôt un vif ressentiment contre ceux qu'il juge coupables de cette offense, et il aime à s'entretenir contre eux dans un fonds d'aigreur et d'amertume; il va même jusqu'à désirer de s'en venger, et il en recherche les occasions et les moyens.

S'il croit devoir faire une réprimande, il l'assaisonne de paroles aigres et de reproches piquants, irritant par là celui qu'il veut corriger, au lieu de l'amener par des voies de douceur à reconnaître humblement la faute qu'il a commise.

Il regarde toujours les torts de ses frères plutôt avec indignation qu'avec compassion, se montrant en ces circonstances peu disposé à recevoir leurs excuses ou à oublier et pardonner leurs faiblesses.

Il est si plein de mécontentement contre ceux qui le froissent, qu'il se sent comme soulagé quand il exhale son aigreur en racontant avec exagération à ses amis les griefs dont il se plaint.

Le châtiment qu'il croit devoir infliger à celui qui lui manque est ordinairement plus fort que la faute n'est grave, au lieu que la douceur porte toujours à punir les fautes moins qu'elles ne méritent.

Use distingue dans le séminaire par une rudesse et une âpreté habituelles ; il affiche des manières inciviles, brusques, hautaines, et la réputation de bourru lui est généralement acquise parmi ses condisciples.

Non-seulement il refuse les services qu'il pourrait aisément accorder; mais il notifie son refus avec sécheresse et dureté, faisant ainsi une double plaie sans penser même à s'en faire un reproche.

Quand il ne peut pas raisonnablement accorder les grâces qu'on lui demande, il ne témoigne point la peine qu'il a de ne le pouvoir faire, et n'adoucit jamais par des manières honnêtes et obligeantes la rigueur de son refus.

Pendant les vacances, c'est bien plus fort encore. Les occasions étant plus fréquentes, et la surveillance des supérieurs ne s'exerçant plus sur sa conduite, il ne comprime point les saillies de sa mauvaise nature. Au lieu d'édifier les personnes avec lesquelles il en est contact, par sa douceur et son humble condescendance, il les rebute et les offense même par sa rigueur et ses brusqueries. Père, mère, frères, sœurs, domestiques, tous remarquent ses vivacités, et ne comprennent pas qu'elles n'aient rien perdu de leur amertume après une ou deux années de séjour au séminaire.

Bref, le séminariste irascible ne sait rien souffrir; tout doit plier devant sa volonté ; la plus légère contradiction, de quelque part qu'elle vienne, le provoque et l'irrite, et pour vivre en paix avec lui, il faut faire à chaque instant ce qu'il ne fait jamais lui-même, c'est-à-dire s'effacer, se contraindre, dissimuler son mécontentement et user à son égard d'une douceur à laquelle il croit toujours avoir droit et dont, par conséquent, il ne sait aucun gré.

Si vous vous reconnaissez à ces traits, jeune et tendre ami, vous devez gémir profondément en voyant ce que vous êtes ; mais vous devez gémir bien plus profondément encore en voyant ce que vous deviendrez, si vous ne travaillez pas sérieusement à acquérir la vertu de douceur qui vous manque.

Supposons que ce qui vient d'être dit vous soit applicable, et que ne voyant point en vous, au séminaire^ de très-graves désordres relativement à la colère, vous ayez négligé de vous surveiller et de vous combattre sur ce point ; voici trèscertainement l'avenir qui vous attend dès que vous serez employé dans le saint ministère.

Si vous êtes d'abord pourvu d'un vicariat, vous aurez bientôt, et quelquefois pour des bagatelles, des discussions vives avec votre curé. Yous recevrez de mauvaise grâce les observations qu'il croira davoir vous faire. Yous essayerez de le convaincre par des paroles animées de l'inconvenance et du peu de justesse de ses avis. Yous vous attirerez par là des réprimandes sévères qui vous aigriront plus encore ; ou si, par condescendance et pour maintenir la paix, votre curé ferme les yeux sur les défauts dont il voulait vous corriger, et s'abstient de toutes représentations pour ne plus vous irriter, vous ferez chaque jour de nouvelles bévues, vous compromettrez votre ministère par de graves imprudences, et vous ne reconnaîtrez la sagesse des conseils qui vous auront été donnés que quand il ne sera plus temps de les mettre à profit.

Yous irez plus loin encore : indisposé contre votre curé à la suite des discussions chaleureuses que vous aurez eues avec lui, vous ferez éclater dans la paroisse vos murmures et vos plaintes, et, toujours dominé par votre fonds d'aigreur, vous com-

muniquerez au troupeau votre mécontentement

contre le pasteur.

Si vous avez un autre vicaire pour collaborateur, lui aussi se ressentira de vos vivacités et de vos brusqueries. Plein de vous-même et croyant que tout vous est dû, vous vous offenserez de je ne sais quelles vétilles échappées à votre compagnon de ministère, et autant vous serez prompt à vous animer contre lui pour des causes futiles, autant vous mettrez d'empressement à exiger qu'il vous donne des témoignages de complaisance et de cordialité.

La servante du presbytère gémira comme les autres de voire peu de mansuétude, et la rudesse de votre caractère lui fora dire souvent que si vous prêchez la douceur en chaire, vous ne la prêchez guère à la maison.

De tout cela qu'cirrivera-t-il? c'est que lepresbytère, qui devrait être le séjour de la paix et de Tharmonie, sera, par votre faute, le théâtre de discussions et de scènes pénibles chaque jour renaissantes.

Plus tard, si les supérieurs vous appellent vousmême à desservir une paroisse, par un revirement difficile à exphquer, mais qui n'est que trop constaté par l'expérience , vous oublierez totalement la rigueur du commandement qui était l'objet de vos murmures quand vous étiez subalterne. Devenu supérieur à votre tour, vous ferez sentir le poids de votre autorité sévère à ceux qui vous seront soumis, vérifiant ainsi cette sentence qu'o?i ne sait pas commander quand on n'a pas su obéir.

Encore si le défaut que nous combattous était renfermé dans l'enceinte du presbytère ; mais il

n'en sera point ainsi. Partout où vous serez appelé, vous vous porterez vous-même, et partout où vous vous porterez, vous manifesterez la brusquerie de votre caractère.

Dans vos catéchismes, vous déploirez à l'égard des enfants une sévérité excessive. Bien loin de les gagner par une bonté paternelle, vous les aigrirez par des répréhensions de mauvais goût ; vous les humilierez par des paroles blessantes ; vous les endurcirez par de mauvais traitements qui vous attireront des désagréments très-pénibles, et dans toutes ces circonstances, vous les scandaliserez par vos saillies impétueuses, au lieu de les édifier par le charme de votre douceur.

Au tribunal de la pénitence , vous fermerez la bouche aux pécheurs parla sécheresse et la rigueur de vos réprimandes. Au lieu de vous montrer père dans cet asile de la miséricorde, vous y serez presque toujours un juge austère et inflexible ; et qui sait, grand Dieu, si des sacrilèges ne seront pas la conséquence de cette rebutante austérité ?

Dans la chaire même, vous ferez entendre des paroles déplacées, peut-être des personnalités offensantes, donnant ainsi à tout un peuple la preuve que la douceur de Jésus-Christ n'est pas la vertu qui caractérise son ministre.

Vous décorerez vos boutades et vos emportements du beau titre de fermeté, et vous traiterez de lâches et de pusillanimes ceux de vos confrères qui gagneront par leur douceur ce que vous ruinerez par votre rudesse.

Vous éloignerez des personnes qui auraient besoin de vos conseils et qui s'abstiendront de vous

les demander dans la crainte d'être mal accueillies et de provoquer vos vivacités.

Vous vous ferez remarquer par des partialités choquantes. Sans aucune cause connue, mais le plus souvent par caprice ou par intérêt, vous recevrez les uns avec douceur , les autres avec une rigueiu^qui les blessera d'autant plus qu'ils ne sauront à quoi attribuer l'inégalité de votre caractère. Vous prêcherez énergiquement en chaire le pardon des injures, et quand vous en serez descendu, vous ne penserez pas même à mettre im terme à vos ressentiments personnels contre quelques confrères ou quelquesbrebis égarées de votre troupeau. Vous serez aussi prompt à blesser, à humilier les autres, que vous serez lent à digérer les humiliations qui vous seront infligées.

Vous vous exprimerez toujours avec une autorité despotique comme un homme qui se croit infaillible. La moindre résistance sera le coup de briquet qui fera jaillir Tétincelle, et si le choc continue, r étincelle produira Tincendie.

Toutes vos discussions seront des tempêtes, et dans ces tempêtes la douceur, l'humilité et la charité seront simultanément immolées.

Enfm, dans vos divers rapports avec les autorités civiles de la paroisse, les instituteurs, les pauvres et généralement avec toutes les personnes qui auront à traiter avec vous de quelque atfaire, ràpreté de votre caractère se manifestera, et compromettra sans aucun doute le succès de vos travaux.

Tels seront, jeune et tendre ami, tels seront trèscertainement les tristes effets du défaut qui vous

est signalé, si dès le séminaire , vous ne mettez pas tout en œuvre pour l'extirper de votre âme et pour le remplacer par cette aimable douceur que le divin Sauveur nous recommande si expressément d'apprendre à son école : Discite à me quia mitis sum et humilis corde.

Pour acquérir cette divine vertu, commencez par observer très-exactement votre manière d'être habituelle relativement au défaut qui lui est opposé , afin de voir si vous y êtes sujet. Considérez surtout comment vous vous comportez quand on vous contredit, quand on vous humilie, ou même quand on vous donne un simple avertissement. Interrogezvous spécialement à l'égard de la conduite que vous tenez envers les personnes pour lesquelles vous n'avez aucune sympathie. Enfin examinez tout particulièrement comment vous parlez et agissez pendant les récréations dans le séminaire, et pendant les vacances au sein de votre famille et de vos amis du monde, vous arrêtant principalement à voir comment se passent les discussions auxquelles vous prenez part.

— Si cette enquête vous fait découvrir quelque mauvais germe d'aigreur, de vivacité ou de colère, ne vous rassurez pas en disant que les choses ne vont pas loin, qu'elles ne dépassent pas les bornes de simples impatiences, et que vous n'avez pas d'inquiétudes sérieuses à cet égard. Souvenez-vous, au contraire, que si vous voulez acquérir la vertu de douceur au degré où elle se doit trouver chez

un prêtre , vous devez détruire impitoyablement non-seulement ce qui la blesse, mais même ce qui la froisse. Soyez convaincu, d'ailleurs, que ce qui n'est rien au séminaire, s'aggravera notablement dans le monde, et qu'il sera trop tard alors de remédier à un mal que vous pouvez détruire aujourd'hui avec facilité.

— Pour vous animer au combat, pensez aux funestes conséquences d'une défaite, et aux heureux fruits d'une victoire. Convainquez-vous bien que la douceur est la clef des cœurs, qu'un prêtre qui possède éminemment cette vertu, est béni de Dieu et des hommes, et qu'il convertit plus d'âmes par sa douceur que par ses prédications les plus éloquentes ; tandis que, par le vice contraire, il aliène les cœurs, il se fait des ennemis et frappe de stérilité son divin ministère.

— En présence de ces considérations, armezvous de courage et ne dites pas comme les lâches qu'il vous est impossible de dompter votre caractère impétueux. Croyez fermement, au contraire, que vous pouvez tout avec une volonté généreuse, soutenue du secours de Dieu, et rappelez-vous qu'avec ces deux armes, saint François de Sales, naturellement irascible, devint, après dix-huit années de combats, le plus doux des hommies de son siècle.

— Quand vous aurez profondément gravé ces considérations dans votre âme, commencez l'attaque. Et, d'abord, demandez tous les matins dans votre méditation la grâce de ne pas commettre avec délibération la plus légère faute contre la douceur; prenez-en la ferme résolution et promettez à Dieu

de vous observer très-exactement pendant le jour, surtout pendant les récréations, afm de retenir le premier mot que vous seriez tenté de prononcer par colère.

— Quand vous serez en face de l'ennemi, c'està-dire quand vous sentirez en vous quelque chaleur, quelque émotion vive à l'occasion de certaines contradictions de la part d^ vos supérieurs ou de vos condisciples, rappelez-vbus sur-le-champ votre résolution du matin, implorez au fond de rame l'assistance de Dieu, et gardez le silence malgré la tentation que vous avez de le rompre avec vivacité.

— Convaincu que les contraires se guérissent par les contraires : Contraria contrariis curantur, ne vous contentez pas de comprimer la colère, mais pratiquez des actes positifs de douceur. Ainsi, quand vous serez indisposé contre quelqu'un, au lieu de lui tourner le dos, montrez-lui un visage gracieux et aimable ; au lieu de lui répondre sur le ton de la vivacité, dites quelques-unes de ces paroles qui désarment un adversaire et en font un ami, vous souvenant de cette sentence de l'Esprit- Saint : Responsio mollis frangit iram.

— Si, malgré tous vos efforts, il vous arrive encore quelquefois de succomber, ne vous découragez jamais ; relevez-vous au contraire sur-lechamp, et, plein de confiance en Dieu, dites-vous à vous-même avec un surcroît d'énergie : Malgré mes chutes et ma faiblesse, je veux être doux ; je le veux fortement, obstinément, et avec la grâctt de Dieu j'espère le devenir. ,

— Faites part de votre généreux dessein à votre II. 14

directeur ; priez-le de vous prêter main-forte et de ne vous épargner ni ses conseils, ni ses réprimandes, ni les pénitences médicinales qu'il croira devoir vous imposer.

— Prévenez-le même, en fait de pénitence, et imposez-vous-en quelques-unes, une légère aumône, par exemple, une mortification corporelle ou une œuvre expiatoire quelconque que vous vous empresserez d'accomplir dès que vous aurez failli.

— N'oubliez pas Fexcellent moyen de l'examen particulier sur le défaut de la colère. Avec lui, vous deviendrez doux ; sans lui, vous ne le deviendrez jamais.

— Enfm tournez toutes vos armes spirituelles contre l'ennemi que vous voulez vaincre : confessions, communions, visites au saint sacrement, méditations, lectures spirituelles ; autant de moyens que vous devez employer pour vous assurer de la victoire.

Que vous serez heureux, jeune et tendre ami, quand votre cœur aura exhalé tout son venin et que la douceur y aura remplacé l'amertume ! Alors vous posséderez votre âme dans la paix; alors vous édifierez les peuples par votre mansuétude ; alors vous pourrez espérer de ne voir jamais, par votre faute, des paroisses bouleversées, comme elles le sont quelquefois par un simple manque de douceur en une circonstance importante ; alors on dira de vous ce que l'on nous disait un jour d'un vénérable religieux : C'était un lion jjar nature, et il est devenu un agneau par vertu!

(Voyez Pratique du zèle ecclésiastique, première partie, ch. m, et le Saint Prêtre, deuxième partie, ch. VII, page 178.)

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