‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 15 sur 279 · Voir le tome V, Introduction, p. xi à xv, surtout p. xiv · texte numérisé non relu

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3. A vrai dire, Ronsard a mentionné Pasquier pour la première fois dans le recueil suivant, la Conlinuation des Amours (1555); mais c'est en

XVII 1 INTRODLXTION

(J.ins sa troupe et en bon rang le disciple clicri du rhctorii]ucur Guillaume Crétin, ce Frantjois Charbonnier, qui représentait un autre ipe, étant né au « vieil siècle " dernier ; c'est de le voir non seulement louer ses vertus privées, qui ramenaient » en lui la saison d'or », mais aussi goûter fort les sons harmonieux de sa « musette ». Témoignage de solliciteur reconnaissant, dira-t-on, bien plus que d'admirateur littéraire. Charbonnier étant secrétaire d'un personnage puissant à la Cour, Jean d'Avanson. Comment le prouver? Les rares vers qui nous sont parvenus de Charbonnier ne manquent pas de mérite, et Ronsard, qui connaissait sans doute le reste de son œuvre, était plus à même que nous d'apprécier son talent poétique. Était-ce aussi l'intérêt ou la gratitude, pour un bienfait d'ordre matériel, qui lui faisait écrire presque en même temps l'épitaphe si élogieuse du poète marotique, Hugues Salcl,

Qui des premiers chassa le monstre d'Ignorance ?

Non; s'il lui devait quelque chose, c'était, comme l'indique ce vers, d'avoir frayé la voie à la nouvelle école, après Jean Lemaire et Clément Marot ; et en célébrant Charbonnier, aussi bien que Salel, Ronsard revenait aux sentiments de sa dix-huitiéme année, au respect des générations précédentes, qu'il avait jadis témoigné dans une ode à René .Macé, à celui-là même qui remplaça Guillaume Crétin en 1525 comme « poète historiographe » du roi '. Ensuite, nous trouvons groupées dans les Meslanges, comme dans le BiXdi^e, des piécettes sans faste pédantesque ; presque plus d'érudition mvthologique : il semble qu'elle se soit réfugiée dans trois ou quatre longues pièces en vers alexandrins, telles que VEpitaJe Je H. Salel ou VHiuue de Ihuus; des odes erotiques ou bachiques, dont la gravité, quand il y en a, est tout épicurienne, et qui diffèrent si peu de la chanson que deux d'entre elles seront traitées comme telles quelques années plus tard ; des

:, S4 que Pasquier a publié son MottcphiU, où Ronsard est présenté (.lu 2* livre), avec Du Bellay et Ty.ird, comme le meilleur poète du temps pour ch.iiitcr l'amour.

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