‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 158 sur 279 · jS-Sj Comme s'il fust · texte numérisé non relu

jS-Sj Comme s'il fust

1. Kl) 1625 Marcassus a cru devoir noter au moi jaleuse : « Licence qui ne serait permise à tous >, voulant dire sans doute que Ronsard aurait dû employer la forme jalouse. Pourtant la forme adoptée par Ronsard est aussi régulière que celle de tous les adjectifs à suffise eu\ ; c'est plutôt la forme jalouse qm parait irrc^ulidre, ou plutôt dialectale.

2. C.-.i-d. : ferait de son récit une farce à sa honte; cf. ces vers de La Fontaine : Le récit en farce en fut fait : On l'appela le Pot au lait.

}. Sur cette graphie d'Orphée, v. ce que Ronsard en dit dans son Abbregè de V Art /wëtique.

4. C.-.à-d. : comme s'il était pourvu d'oreilles (auritas querciis, dit

Fait venir à sa fenestre

Pour ouïr parler son maistre,

Et peu s'en faut qu'il ne met 224 Dans la chambre le sommet

De son chef, pour mieux aprendre

Cela qu'il pouroit entendre,

Et pour s'aller enlasser 228 A son col, & l'embrasser :

Et ce faisant il égale

Les amours d'un palme mâle ',

Q,ui fait amoureus nouveau 252 Se pancha sus un ruisseau

Pour caresser d'un grand zèle

A l'autre bord sa fumelle ^,

Et tant se courba le dos 256 De sa souche sur les flos,

Pour l'enlasser de sa branche,

Qu'aus pasteurs servoit de planche 3.

225-226. 60-jS De son chef & ses oreilles i'our ouyr mille merveilles

227-228. 6j-j8 Et pour du tout se laisser A son Brinon embrasser

224-228. 84-8J Dans la chambre son sommet, Ses cheveux & ses oreilles Pour ouyr mille merveilles, Et pour du tout se laisser A son Brinon embrasser

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