‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 185 sur 279 · fiJ-Sj reste de feu · texte numérisé non relu

fiJ-Sj reste de feu

11^. 67-^7 Te demeura

1. C.-.i-d. le souille, comme plus loin .lu vers 108. Ici Roiis.ird se souvient de Vir^^ilc, F.ii. VI, 724 et suiv.

2. C.-.i-d. : le vent enfermé dans la bouche de l'artisan. ). V. ci-après Vlliiuu- tie liiiius. vers 20 et suiv.

Et tic Bacus toujours le feu cruel Art son gozier ' d'un chaut continuel.

Je te salue, heureus verre propice

120 Pour l'amitié, & pour le sacrifice.

Quiconque soit l'héritier qui t'aura Quand je mourray, jamais il ne voira Son vin ne gras, ne poussé, dans ses tonnes

124 Et tous les ans aura de bons Autonnes ^.

122. 6j-yj à jamais ne voirra | jS-Sj de long temps ne voirri

12}. ))B, 6û-S/ dans sa tonne

124. ))B, 6u-Sj ccmpli'tnit ainsi : Et tous les ans il voira sur l'autonne Bacus lu\- rire, & plus que ses voysiiis Dans son pressouer geinnera de raisins \ 6j-Sj ajoutent encoie : Car tu es bien (jS-Sj seul) le meilleur héritage Q.ui puisse aux miens arriver en partage | En 67, on ne sait par quelle aberration, l'imprimeur a encore ajouté les dix derniers vers du poème des Islcs fortunées, qui n'ont aucun rapport avec la pièce du Verre.

1. C.-à-d. : Brûle son gosier. La graphie art (du vieux verbe ardre) est remplacée par la graphie ard à partir de 1578 ; elle paraît aussi régulière que celles qu'on a vues ci-dessus, point (du verbe poindre), semont (du verbe semondre) et celles qu'on trouvera plus loin, /><■//, tent, prent (des verbes perdre, tendre, prendre).

2. Rapprocher de cette pièce la Coupe de crxstal de R. Belleau, qui en est imitée {Œuvres, éd. Marty-Laveaux, II, 250).

ODELETri- ■.

Boy [donc], vilain, c'est trop man^c', Tu semble un mâtin enragé Qui toujours tire la charongne :

Tu es un sot : un bon yvrongnc Autant pour une noce vaut Qu'un bon guerrier pour un assaut.

Car ce n'est moins entre les polz D'enhardir par vineus propos Un homme paresseus à boire,

1-Iditions : ^fl•slanges (i" cl 2* éd.) ijîs ; rcimpr.dc Rouen,i)>7. — Œuvres, (OJes, 5* livre) 1^60 à 1587 et éd. siiiv.

A'7 Od

litre. ;;/i Odelette prise de Panyasis Poëte Grec | 60S4 Ode | Dde géniale | En 163) on lit afaiil ce ilernier litre : A Janet ptiiiirc

lu Kov tres-exccUeiit {lietiicoie Jaiilaisisle adoplée par Blaitchemain.)

I. Ce vers lie l'ed. printeps élniil trop iciirt, fai ajouté le mol donc par conjecture, d'après l'incipil de la pièce grecijue et Us vers i j et )1 ci-après.

1-2. )' j H, 6()-iS'7 Boi vilain {àj-jS J.inin S.f-Sj Janet) à moi tour h tour : Ht ne ressembles au Vautour 4. jS-Sj Tu es trompé 4-6. 71-Sj guilleiiietlcnt ces trois vers

1. L;i variante posthume du titre signifie Ode conjugale ; « génial * est calqué sur le latin genialii, qui a ce scnsl.'i (v. Horace, Epist. I, i. 87). Ronsard a encore dit dans ce sens, s'adressant à une princesse qui se mariait (Eclogue m) : Je m'en vais cueillir des fleurs,

Afin de les semer sur ton lit génial.

Celte pièce est de même adressée à un paysan (un vilain) qui se mariait (vers ) et I ')). Dans la var. de 1)84 il ne s'agit donc pas du peintre Janet, comme l'indique une dédicace de fain.iisie dans l'éd. de 1625 et dans celle de Blanchemaiii. Les prénoms des var., Jaiiin et Janet, sont des synonymes de mari trompe, comme ailleurs le nom de J.in. Cl. G. Dj>utrepont. Les prénoms français ./ sens pc/oratif (ïiruxeUa. Lamerlin, 1929). pages 20 à 41.

2. Sauf la 4* strophe, toute la pièce vient, comme l'a déclaré Ronsard dans la 2* édition des Meslangcs, « de Panyasis poète grec ». C'est un fragment conservé par Stobéc, /"'/or., section "cil axoaaiaî (XV11I,22): Zitv' iyE 'j'r, xal rrîvt...

DE P. DE KONSAKD I73

Que, pour gagner une victoire, Rendre à la bataille hardi [16 \°]

12 Par beaux motz un acoùhardi.

Boy donq, ne fais plus du songeard,

Au vin gist la plus grande part 15 Du jeu, d'Amour & de la dance.

L'home sot qui lave sa pance

D'autre breuvage que du vin 18 Mourra d'une mauvaise fin.

A bon droit le ciel a donné

A l'home qui n'est aviné 21 Toujours quelque fortune dure:

Autrement la mordante cure

Qui nous cuit l'ame à petit feu, 24 Ne s'en va qu'après avoir beu '.

Apres le vin on n'a soucy

D'amour, ni de la court aussi, 27 Ni des procès, ni de la guerre.

Hé, que celuy lâchement erre

Qui dit que Bacus n'est en rien 50 Le fils du iïrand Saturnien.

12. 6()-7J Un cazanier acouhardy | 78-Sj Un Capitaine acouliarJv

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