‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 194 sur 279 · Q.ui pour lors estanchoit sa soif en la fontaine · texte numérisé non relu

Q.ui pour lors estanchoit sa soif en la fontaine

I. Le bouc était sacrifié à Bacchus comme « rongevigne » (v. le tome \', p. 76 et ci-dessus Vœu à Baciis, p. 17. Cf. Ovide, Fasl. 1, 35$ et suiv. ; Virgile, Géoig. II, 580 et suiv.

lR2 L¥S MESLANGES

Tu montas sus un clinr que deux Ivnccs farouches Traynoicnt d'un col félon, mâchantes en leurs bouches Un frain d'or ecumeus, leur regard estoit feu,

112 Pareil aus ycus de ccus qui de nuit ont trop beu. Un manteau Tvrian s'eoouloit sur tes hanches, Un chapelet de liz niellés de roses franches. Et de feuille de vigne, et de Ihierre espars,

ii6 \'oltigeant, umbrageoit ton chef de toutes pars,

Davant ton char pompeux marchoient l'Ire & la Creinte, Les peu sobres Propos, & la Colère teinte D'un vermillon flambant, le \'ice, & la \'ertu,

120 Le Somme, & le Discord de maille revestu '. Son asne tallonnoit le bon vieillard Silcne, Portant le van mystiq sus une lance pleine De pampre, & publioit d'une tramblante vois

124 De son jeune enfançon les festes & les lois.

A son cri sautelloient * le troupeau des Menades, [20 r**] Des Pans & des Sylvans, des Lenes ', & Thyades, Et menans un grand bruit de cors & de labours

12H Faisoient trembler d'effroy les villes & les bours Par où le char passoit : leurs tresses secouées A l'abandon du vent erroient entrenouées De longs serpens privés, & leur main brandissoit

132 Un dart, qu'un cep de vigne alentour tapissoit.

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