Artémis-I)i.inc
4. C.-à-d. au tombeau. Le mot .1 la rime ne f.iit qu'une assonance .assourdie, qu'on s'étonne de retrouver d.ms toutes les éditions.
5. Cette comparaison avec la salamandre, emblème de l'ardeur amoureuse, remonte à Pétrarque, canz. Ben mt credea, vers 40, et par
Car si j'avoi de chair un cœur humain, Long tems y a qu'il fust réduit en cendre, Veu le brasier dont toujours il ard plain.
SONNET
Q.ue tu es, Ciceron, un afteltc menteur,
Qui dis, qu'il n'y a mal sinon que l'infamie '.
Si tu portois celui que me cause m'amie,
Pour le moins tu dirois que c'est quelque malheur.
Je sen journelement un aigle sus mon cœur, J'entens ^ un soing grifu, qui come une Furie Me ronge impatient, puis tu vcus que je die, Abusé de tes mots, que mal n'est pas douleur.
\'ous en disputerés ainsi que bon vous semble, \'ous Philosofes Grés, & vous Romains ensemble, Mais je croy pour le seur qu'un travail langoureux
Est douleur, quand Amour l'encharne dedans l'ame. Et que le deshonneur, la honte, et le diffame N'est point de mal, au pris du tourment amoureux.
14. 60-J2 Veu le brasier qui se cache en mon sein 12-14. 7^-^7 ^îon corps n'est point ny de terre ny d'eau, Ny d'air léger : il est fait d'un flambeau Qui se consume & n'est jamais en cendre
Éditions : Meslanges {1" et 2° éd.) 1555 ; réimpr. de Rouen, 1557. — Œuvres, (Amours, V livre) 1560. — Retranché en 1567. — Recueilli ensuite pour la première fois par Blanchemain en 1857, ^''- '^-^ Œuvres, tome I, p. 458.
11-12. 60 Si esse que d'amour le travail langoreux Est douleur, quand un œil l'encharne dedans l'ame.
lui à nos troubadours (par ex. Pierre de Cols, cité par Raynouard dans son Choix des poésies des troubadours, t. V, p. 510). Elle revient plusieurs fois chez Ronsard, ainsi que celle de la pyralide(v. le tome V, p. 74, note 5, et mon Ronsard poète lyriiiue, p. 469).