j)A on lit meintien {éd. suiv. corr
187. 6j-8j Et sans luy n'eussions veu 191. 84-Sj En traversant un mont
1. Allusion au chien, ou plutôt à la chienne d'Erigone, à Cerbère et à certains squales qu'on appelle vulgairement des « chiens de mer ».
2. Au XVI' siècle les dames avaient l'habitude de porter sur leur bras, ou dans leur manchon, uu petit chien : chien de Malte ou bichon, chien d'Artois, produit du doguin et du carlin (cf. le portrait de Marguerite de Navarre en tète de l'édition de ses Derniers vers-ps.r A. Lefranc).
5. Ce récit légendaire explique le vers précédent. Il est emprunté à Pollux, Onotiuisticon, I, 45. .Même histoire chez Nonnos, Dionysiaques, XL, 305 ; mais il n'y est pas dit que le chien fut celui d'Hercule; d'ailleurs, la première édition de Nonnos est de 1569. Hercule fut identifié (à Chypre, selon Dussaud) avec le dieu phénicien Melkart, et il était l'objet d'un culte particulier a. Tyr, d'où son qualificatif Tyrius héros (communication de mon collègue A. Boulanger).
Ronsard, VI. 16
191 Sentit une porphyre ' errer en sa coquille *, Ayant le cors tiré, de la mesme façon Qu'on voit sur le printcnis errer un limaçon Qui porte sa maison, &: montre toute nue
ig6 Son eschine, en glissant dessus la terre herbue : Lors le chien afamc la porphyre mâcha Et de son sang vermeil le mufle s'entacha. A peine Hercule fut dans la maison de Tyre
200 Qu'elle avisa le chien, & tout soudain désire
D'avoir en nouveau don un vestement pareil [42 r"]
Au sang duquel le chien avoit le nez vermeil, Ou que jamais au lit n'embrasseroit Alcide.
204 Alcide obéissant soudain retourne bride,
Et, retraçant ses pas, sur le mont vit son chien
Qui se repeut encor du sang porphyrien.
Et plus qu'auparavant en avoii la dent peinte :
208 Lors il print de la laine, & après l'avoir teinte Dans le beau sang vermeil, du drap en façonna, Puis à sa chère amie en présent le donna.
ODE A VULCAX 3.
Du grand Turc je n'ay soucy, Ny du grand Soudan aussi
(\"oir le tome\', p. 79-80)