C. -;i-d . : eut appris cela (sens du l.uin auJivil
î. I Les Poètes modernes, voire les L.itins, se sont fort abusez, comme m'a conté nostre Autheur, d'avoir appelle la ceinture, ou tissu, ou demyceini de Venus, Ceston : car Ceston n'est que Tepitiietc de vxi-^'z [dans 1 hcmisiiche d'Homère, //., XIV, 214 : È/.JJITO xejtov iaivTa] : -aiç est donc la ceinture, ou deniy-ceint de Venus, et Cestos, l'cpithcte ou adjectif qui sij^nilie brodée, ouvrée à l'aiguille, peinte et bien façonnée. Nostrc Autheur confesse y avoir failli comme les autres, tant l'exemple dépravée des anciens peut corrompre la postérité » (note attribuée à 1klleau à partir de 1587 seulement, pour le vers final du sonnet A/cr/ir'*', j'i7 te phist..., ci-dessus, p. 52). .-Kvant Konsard, J. Lcmaire avait employé ce mot Cfston dans les Illnslralions d( Gaule, livre I, chap. xxx.
4. Les Muscs, qui sont cha^lcs. restent incorruptibles. Cf. Rabelais, III, chap. XXXI, imitant Lucien (Dialogues des Dieux, AfhrodiU et l'Amour).
Courage donques, Amoureux, \'ous ne serés plus lani^oureux,
21 Amour ii'oseroit par ses ruses
Plus faillir à vous présenter Des vers, quand vous voudrés chanter
24 Puis qu'il est prisonnier des Muses.
ODELETTE '
Pourtant^ si j'ay le chef plus blanc Que n'est d'un liz la fleur eclose, Et toi le visage plus franc 4 Que n'est le bouton d'une rose,
Pour cela, cruelle, il ne faut [48 r'^]
Fuir ainsi ma teste blanclie :
Si j'ay la teste blanche en haut, 8 J'ay en bas la queue bien franche 3,
21-23. 7^'^7 Amour est au bout de ses ruses : Plus n'osoroit ce faux
garçon Vous refuser quelque chanson
Éditions : Meslanges (i" et 2° éd.) 1555 ; réimpr. de Rouen, 1557. —
Œuvra, (Odes, 4° livre) 1560 à 1587 et éd. suiv.
Titre, jj B ajoute prise d'Anacreon | 60 Odelette ôj-Sj Ode sans plus 8. 7<Ç la queue assez franche | S4 L'autre partie est assez franche >-8. S/ Pour cela moquer il ne faut Ma teste de neige couverte : Si
j'ay la teste blanche en haut, L'autre partie est assez verte
1. Imitée de l'ode anacréontique Mr, [j.î ^jyt): (recueil d'H. Esticnne, n" 54). Cf. mon Ronsard poète tyrique, p. 60g et suiv.