o-Sy Hors des forets (et forests
82. 6o-/S Plus que ces cli.imps, que toi, ne (71-/8 ny) que moymesme ! 8 t-8j Plus mille fois, que toy, ni que moymesme
avec VAiitomne de Pe\eMT (1547), qui l'a peut-être inspirée, les Vendangeurs de R. Belleau (éd. Marty-Laveaux, I, 229), la Vie des champs d'A. de Baïf (id., II, 41). — La pastorale de Longus contient une description analogue au début du livre II ; il est douteux que Ronsard en 1555 3'^ connu le texte grec, dont Amyot donna la première traduction en 1559; mais Belleau l'a connue et imitée. Si Ronsard s'est souvenu de quelque texte ancien, ce n'est pas non plus des Anacreontea (n" 52), que H. Hstienne publia seulement au printemps de 1554, mais de Virgile, Géorg., Il, 7-8. Il a été surtout servi par son expérience personnelle des vendanges.
1. Autrement dit la Balance (en latin Librd), signe du zodiaque à l'cquinoxe d'automne. Souvenir de Virgile, Géorg., I, 208.
2. Pour ce sentiment de Ronsard à l'égard de ses livres, v. une ode A son retour de Gascongne (au tome II, p. 200) et une élégie adressée à Hélène de Surgères. Cf. mon article sur la Bihliothèque de Ronsard dans la Revue du Seizième siècle de 1927, p. 315 et suiv.
VŒU D'UN CHHMINEUR
A LNK lONTAIKE'. [^ ^'^l
Pour ni'cstre dedans ton onde,
rontcine, dcsaltcrc
Or' que le chien ailheré -
De soif tourmente le monde,
J'élève ù tes bors champestres
En trofée, pour guerdon,
Et ma gourde, &: mon bourdon,
Ma panetière, & mes guestres >.
ÉorrrONS : Bocage 1554, 1555 ; réimpr. de Rouen, 1557. — Retranché dès 1560. — Recueilli dans les (Euvra pour la première fois par Marly- Laveaux, 1895, tome VI, p. 562.
1. La variétc lyrique du i\cu (prière avec promesse d'offrande, ou remerciement par offrande à la divinité protectrice) a été vulgarisée en France par Ronsard dés 1550 (v. les tomes I, p. 154 et II, pp. 114 et 122). — Les i\ïu\ de i))4, qui ont la brièveté de l'épigramme antique, sont inspirés à la fois de V Anthologie grecque (Epigr. votives) et des Lnsus d'Andréa Navagero (en latin Naugerius), poète néo-latin de Venise, ambassadeur auprès de Charles-Q.uiat et de François 1", mort à Hlois en 1529. Ses poésies furent publiées par ses amis à Venise, chez Tacuino, en 1550; puis à I-lorence chez Torrentino en 1549 et 15;2, dans un recueil intitulé Ciirmiiui ijuiiujUi illuslriiim (h^fliiriim (l\ Bembi, A. N'augerii, H. Cistilionis, J. Cottac, A. Flaminii), et à Paris chez Nicolas Le Riche vers i')48, dans un recueil intitulé Doctissimontm ttostra artale Ilalorum Epigrammala (l-'laminii, Molsac, Naugerii, Cottae, Lïmpridii, Sadoleti et aliorum). C'est très probablement cette édition parisienne qui a servi à Ronsard; v. mon Romard poète tyiiijue. p. 12S.
2. V. ci -après le voeu D'un vigneron à Bacus, p. 17, vers 8 et note.
}. L'idée de ce va-u vient de Y Antt>ologie gr., Epigr. votives, n" 45 (éd. Jacobs), et de Navagero, op. cit., n' 9 : Et gelidus fons est : et nuUa salubrior unda...