‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 33 sur 279 · Sj lit pour remerquc éternelle · texte numérisé non relu

Sj lit pour remerquc éternelle

Éditions: Bocagf 1554, 1555 ' réimpr. de Rouen, i^'^~. — Retranché dès 1560. — Recueilli dans les Œuvres pour la première fois par Marty- Laveaux, 1893, tome VI, p. 56}.

1. C.-.i-d.:.'i l'hameçon (i partir de 1560 on lit hain, du latin hainiif).

2, Cf. Anlbùl. gr., loc. cit., n"' 17 et suiv. Rien de pareil dans Navagcro. A rapprocher un sonnet de Du Bellay, Rrgrels, xciu.

}. De ces six « vttux », Ronsard a rejeté de ses éditions collectives les n^' I, II, III et \'I, les jugeant sans doute inférieurs .i ceux que Du Bellay avait publiés dans ses Jfiix rintiqua en 1558. On trouve encore des « vœux » inspirés des mêmes modèles dans les Odfs d'Ol. de Magny, et les PasseUmps d'Ant. de Baïf.

LES DONS DE JAQUET A ISABEAU'. [10 r°]

Si tôt, ma doucette Isabeau, Que l'Aube, à ta couleur semblable, Aura chassé dehors l'etable 4 Parmi les chams nôtre troupeau,

Au marche porter il me faut (Ma mère Janne m'i envoie) Nôtre grand Cochon, & nôtre Oye, 8 Qui le matin crioit si haut.

Tu veus que j'achette pour toi Une ceinture verdelette.

Et une bague joliette 2 Pour en orner ton petit doi.

Tu veus l'cpingler de velous ^,

Hditions : Bocage iS54, i555 ; réimpr. Je Rouen, 1557. — Œuvres, (Odes, 5"-" livre) 1560 à 157}. — Retranchée en 1578. — Recueillie ensuite pour la première fois par Blanchemain en 1857, éd. des Œuvres, tome II, p^ 485.

Titre. 60-7} Ode

2. 60 qui t'est ressamblable | 6'/-j] à tes yeux ressemblablc

1. Cette pièce rustique est directement imitée d'un hisus de Navagero intitulé : Leucippciit ainicam spe praeinwrum invitât, dont voici le texte entier :

Cum primum clause pecus emittetur ovili,

Urbs, mea Leucippe, cras adeunda mihi est. Hue ego venalemque agnum, centumque, Cliariclo

Ipsa mihi mater quae dédit, ova fero.

Afferri tibi vis croceos, niveosve cothurnos ? Anne colum, qualem nata Lyconis habet ? Ipse feram quae grata tibi. Tu basia junge, Gaudia, Leucippe, nec mihi grata nega.

Cras, ubi nox aderit, odiosae elabere malri, Hasque inter corylos ad tua dona veni.

Cf. mon Ronsard poète lyrique, p. 441 et suiv. Vauquelin aussi a paraphrasé ces vers latins dans une idyllie, que cite Sainte-Beuve dans son TMeau de la poésie fr. au seizième siècle (éd. Charpentier, p. 116 et suiv.)

Page 1