‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 35 sur 279 · j) Car d'un seul traict sa grande gueule · texte numérisé non relu

j) Car d'un seul traict sa grande gueule

15 et 18. f4 et J7 on lit ne la veu (éd. stiiv. corr.)

funéraires qui dans V Anthologie grecque sont consacrées à Anacréon (éd. Fr. Jacobs, n°' 23-35). Badinage exempt de toute acrimonie, « folastrie » bachique et non satirique, dont on ne peut tirer aucun argument pour prouver une mésintelligence entre Rabelais et Ronsard, en dépit de Bayle (Dictionnaire) et de ceux qui l'ont suivi. Avec Sainte-Beuve (Tableau de la poésie fr. au sei^. siècle, éd. Charpentier, p. 52, note 2) et Marty-Laveaux (Xotice sur P. de Ronsard, p. xix et suiv., dans l'édition de ses Œuvres), je considère comme une pure invention la tradition recueillie à ce sujet 140 ans après la mort de Rabelais par le médecin blésois Jean Bernier. Voir ce que j'en ai dit dans la Revue des Études Rabelaisiennes, 1903, p. 210 et suiv. et dans Ronsard poète lyrique, p. 117. J'ajoute que cette prétendue mésintelligence entre Rabelais et Ronsard remonterait pour les uns à leur rencontre en Piémont vers 1541; or, Ronsard n'est jamais allé en Piémont, quoi qu'en ait dit son biographe Binet ; pour les autres, c'est à Meudon, chez le cardinal de Lorraine, qu'ils se seraient brouillés ; or, Ronsard n'a fréquenté le ch.iteau de Meudon qu'à la fin de 1558 et au début de i)59, plusieurs années après la mort de Rabelais. Enfin une lettre d'E. Pasquier à Ronsard, datée de 1^5 5, ne laisse aucun doute sur les sentiments du poète à l'égard de Rabelais : ils étaient bien faits pour s'entendre.

Mais quand Tardante (laniculc

Ramcnoil la saison qui brulc,

Demi-nus se troussoit les bras, 2.\ I:t se couchoit tout plat à bas

Sur la jonchet, entre les taces :

Kt parmi des cscuelles grasses

Sans nulle honte se touillant ', fii i^j

a8 Alloit dans le vin barbouillant

Comme une «rrcnouille en sa fange :

Puis ivre chantoit la louange

De son ami le bon Bacus, }2 Comme sous lui furent vaincus

Les Thebains, & comme sa merc

Trop chaudement receut son père,

Qui en lieu de faire cela ^ }6 Las ! toute vive la brûla '.

Il chantoit la grande massue.

Et la jument de Gargantùe,

Son fils Panurge, îx les pais 40 Des Papimanes ébaïs :

Et chantoit les Iles Hieres

Et frère Jan des autonnieres •♦,

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