‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 4 sur 279 · Au tome V, p · texte numérisé non relu

Au tome V, p

2. Ce mot apparaît pour la première fois dans les deux recueils de 1554, le Bocage et les Meslanges, que j'ai réunis dans le présent volume. On le trouve ensuite dans les Ruisseaux de Ch. Fontaine (1555).

5. V. ci-après dans les Meslanges, p. 175, l'ode A Corxdon et la note du vers 30. — Ils ne semblent pas avoir mis en doute l'authenticité des pièces de ce recueil. J'en parle donc comme si la question ne s'était pas posée pour eux. Voir ce que j'en ai dit dans Ronsard poêle lyrique, p. 591 et suiv.

Ronsard, VI. b

Vm IMKODLT.TION

jnit juger le mcritc de ces poésies '. Muret, en 1 552 et dans les premiers mois de 1553, en avait l'ait pressentir tout le charme à ses auditeurs parisiens '. Bien mieux, Ronsard avait utilisé dans le même temps quelques poésies anacréontiqucs, connues de lui soit par l'intermédiaire d'H. Kstienne, soit plus probablement par \'AntM(>gie grecqitf, dont s'étaient inspirés déjà des poètes néol.itins comme Marullc, Navagero, Jean Second, des poètes français comme Saint-Gelais. Kn septembre 1552 paraissait dans les Amours le sonnet Ces litus d'or, cfste bouche vtnueille, dont les tercets sont empruntés directement à l'ode anacréomique ^u \ùt ç:Xt] ytXtSfôv; l'année suivante, Muret écrivait en le commentant : « La fiction de ce Sonet, comme l'auteur mesmc m'a dit, est prinse d'une ode d'Anacreon encores non imprimées. » Les l'oUistries d'avril 1553 contenaient non seulement la « traduction » de l'épigramme iZdiaaTa noXXi tpÉÇtiv, que Ronsard attribuait à Anacréon d'après les premiers éditeurs de VA lithologie, mais encore celle d'une épigramme anacréontique bien plus longue, qui, après avoir passé d'un seul bloc de V Anthologie dans les Cartnina de Salmon Macrin et les l:pigraniniata de Jean Second, puis dans les Folnslries, reparut dans le recueil d'H. Estienne scindée en deux odelettes tout à fait indépendantes : Où [101 [xiÀEi rûvao et Tov ipvjcov toceJjœî; c'est la pièce qui commence par Du gratiti Turc je nay soucy*. — Aussi, dès que fut publié le recueil d'H. Lstienne, Ronsard s'empressa-t-il de transporter en vers français ces poésies légères, qui répondaient au goût du jour et au sien ; si bien qu'avant même la fin de l'année il en avait imité ou paraphrasé vingt-cinq, devançant de dix-huit mois son ami R. Hclleau, qui avait entrepris de les traduire littéralement s.

i. /'. Viclorii variaf Irilicitfi (Florence, septembre 1553), livre XX, chap. XVII, p. jij ; H. I: tienne, édition de Denvs d'Halicarnane (1554), épitrc-déJic. à P. Vetior..

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