Allusion aux Hyinni de Marulle
4. Ronsard a beaucoup imité Marulle de 1552 à 1556, aussi bien ses « graves vers » que ses « doux fredons ».
Tousjours Icgcrc soit la terre A tes 6s, & sur ton tombeau, Se refrisant de meint rameau Tousjours grimpe le vert Ihicrre'.
EPITAI-E DH IIUGL'HS SALEL'.
Les rochers Caphar»îs ' (où l'cmbusche traitresse
42-4}. 60-7.Î î^ sur ce tombeau Q,ui enserre un esprit si beau 41-44. S-i-Sy Légère i tes os soit la terre : Pluton te face un doux recueil, Ht sur le haut de ton cercueil Tousjours grimpe le verd lierre
Éditions : Unzieme et douzième livres de Ylliade traduictz par feu Hugues Salel (aux posiliminaires) 1554; Bocage IS)4, i;)5;rcimpr. de Rouen, 1557. — (lîuires, (Poèmes, i" livre) 1560; (Epitaphes) 1567 à 1573. — Retranchée en 1578. — Œiitr», recueil des Pièces retranchées, 1617 et éd. suiv.
Titre. //. IraJ. P. de Ronsard, .lux Mânes de S.ilcl
1. Cette fin est imitée de Y Anthologie grecque, Epigr. funéraires, n' 22 (sur la tombe de Sophocle), avec une traduction (au vers 41) de la formule latine : « Sit tibi terr.i Icvis », que Ion gravait sur les tombeaux (v. H. (ialleticr, op. cit., p. 226 et suiv.); Ronsard en trouvait une variante d.ins Ovide (élégie sur la mort de TibuUc, Am. III, ix, fin) : Et sit humérus cincri non onerosa tuo.
2. Poète de tr.insition entre l'école de Cl. Marot et celle de Ronsard ; né à Cauls en Q.uercy en 1504, mort entre le 14 mai et le 2î juillet 1555, comme on le verra par les notes suivantes. — Cette épitaphc parut d'abord, avec le titre Aux .\îaues de Salel, parmi les posiliminaires d'un volume intitulé Les uiiiieme à douzième livra de T Iliade d'Homtrt trdduict\ de Grec en François par feu Hugues Salel, Al'bf de sainct Cheron. Avec le commencement du Ire^iesme, l'Umbre dudicl Salel, faicte par Olivier de Sfaignv et adressée à Monsieur iVAvanson, Maistre des reouesles ordinaire de la maison du Roy & Président en son grand Conseil, avec Quelques autres vers mis sur son tombeau par divers poêles de ce tenu. Ce volume in-8^ fut publié au début de 1554 par les soins d'O. de M.igny, secrétaire du poète défunt, .1 Paris, chez Vincent Sertenas (le privilège est du 25 juillet i>S?)- La Bibl. municip. de Lvon en possède un exemplaire non coté. Cf. E. Courbet, Notice des Dernières poésies d'O. de Af(j;'»;v. p. xxvii (.\. Lcmcrrc, 1881) ; J. E. Favre, Olivier de Magny, thèse de Paris, 1885, p. 45-50.
}. Ce sont les récifs qui entourent le cap Capharée, au sud-est de l'ile d'Eubée (auj. cap Doro). Bien qu'on trouve en grec le substantif Kx^r.oEj; (Hérodote, VIII, 7) et en latin le substantif Caphareus (Virgile, En. XI, 260; Ovide, Trist., I, i. 85 ; Met., XIV, 481;, Ronsard a
De Nauple ' fit noyer la flotte dompteresse Du mur Neptunien^, quand Tireuse Palas 4 Destourna son courrous d'Ilion sus Ajax 3)