X INTRODUCTION
b(ic, des vers sentencieux et des développements moraux, bien faits pour rehausser le ton de sa Musc légère et renouveler la provision d'idées générales qu'il devait aux odes de Pindare et aux adages d'Hrasmc.
Si l'on ajoute à ces sources d'inspiration les poèmes didactiques d'Aratus, de Nicandre et d'Oppicii, les Silvat de Stace, les œuvres de poètes néo-latins, telles que les Tumuli de Pontano, les Hytiiui de Marulle, les liUgiae de Second, les Lusus de Navagero, les Ciirwitiii de Cotta, qu'il possédait, les unes en éditions séparées, les autres dans des recueils comme les Carmiua quinqiu illustriuni poeliirum et les Doclissimorum nostra aetate Italonim Epigrammalii ■ ; si l'on songe enfin que des emprunts aux auteurs les plus imprévus, tels que Pliue l'Ancien, Denys le Périégète, le grammairien Pollux, le mythographe Hygin, le commentateur byzantin Tzctzès, le burlesque italien Bino, voisinent alors dans ses vers avec des imitations et des réminiscences de poètes qui lui étaient dès longtemps familiers, Homère, Virgile, Horace, Ovide, Pétrarque et Arioste, ou pourra se faire quelque idée de la variété de ses lectures et mesurer la puissance de son travail en ces années-là. Du même coup on aura la clef non seulement des titres, mais de presque toutes les pièces du Iiocii<;e et des Meslattgfs, qu'il fit imprimer au mois de novembre 1 554 et que nous reproduisons dans le présent volume.
crate, Posidippe, Mctrodore. Le texte grec et U traduction latine parurent scpariinient, l'un cher A. 'l'urncbc, r.iutre chez G. .\Iorcl, avec le niil- Icsime IS5}. sinon en niijnie temps, du moins à très peu d'intervalle. Ou trouve les deux parties réunies dans l'exemplaire de la Bibl. Nat. : Yb 416. La partie latine fui imprimée au mois daoùt d'après cette mention finale : P.uisiis cxcudcbat Guil. Morelius Cal. August.
I. Le premier de ces recueils, qui contient des poésies latines de P. Bembo, A. N.jvagero, B. Castiglionc. J. Cotta, A. Flaminio, fut public d'abord à Venise en 1S48, puis à l'ioreiicc en IS49 et 1552; du deuxième je ne connais que l'édition de Paris, Nicolas le Riche, s. d. [1548 au plus tard], qui contient des poésies de l'iaminio, Molza, Navagero, Cotta, Lampridio, Sadolet et quelques autres moins connus (Bibl. Nat. : Kés. p Yc I2}7).