‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 66 sur 279 · C.-à-d. : élog.mt · texte numérisé non relu

C.-à-d. : élog.mt

2. Ces quatrains r.ippellent l'invocition .\ Venus, au début du poème de Lucrèce.

}. l'our les amours de Phœhc et d'I-ndyniion, v. Cicéron, Tuscul. I et Propcrcc II, xv, 15. Ronsard en avait déjà parlé dans le sonnet de 1552 Luui- à l'itil hnin (tome IV, p. ti6).

4. Les .\nciens croyaient que les magiciens et les sorciers pouvaient agir sur la lune par des incantations. Cf. Ovide, Met. Vil, 207; Properce, IV, v, ij. — Le mot .Ainsi, qui commence les vers 2 et 4, correspond au sic optatif des Latins (très fréquent clic/. Ron'iard). La forme .\insin de la variante du vers 2 n'est pas, comme le dit Cotgrave, une forme parisienne; elle semployait simplement devant une voyelle (v. le tome V, p. 19, vers 32, et p. m, note 2).

8 Le camp des espions, défendu de la brune. Tu sçais, Lune, que peut l'amoureuse poison, Le Dieu Pan, pour le pris d'une blanche toison [I Peut bien fléchir ton cœur", (ït vous Astres insignes Favorises au feu ^ qui me tient alumé :

Car s'il vous en souvient, la pluspart de vous. Signes, 4 Ne se voit luire au ciel que pour avoir aimé '.

Le Jeu, la Grâce, & les frères jumeaus4 Suivent madame, & quelque part qu'elle erre, Dessous ses pies fait emailler la terre, 4 Et des Hyvers fait des printans nouvcaus >. En sa faveur jargonnent les oiseaus, Ses vens Eole en sa caverne enserre, Le dous Zephire un dous souspir desserre, 8 Et tous muets s'acoisent les ruceaus*^.

8. 84-Sj Les espions, couvert de ta courtine brune 14. jS-Sy N'a place dans le ciel

XI. — Editions : Bocage 1554, 1555 ; réimpr. de Rouen, 15S7. — Œuvres, (Amours, i" livre) 1560 a 1587 et éd. suiv. 8. 6j-Sj les ruisseaux

1. Souvenir de Virgile, Gèor^. III, 591 et suiv. D'après Macrobe Satiirn. V, 22, Virgile aurait emprunté cette légende k Nicandre.

2. Tournure latine :favere aliciii. Cf. tome III, p. 85, var. du vers I20.

3. De nombreux astres (c'est le sens du mot Signes, du latin signa) étaient, d'après la mythologie grecque, des personnages placés au ciel par les dieux pour avoir passionnément aimé, par ex. les Pléiades, Callisto, Andromède, Ariadne (ou plutôt sa couronne).

Tout le sonnet est à rapprocher de l'ode de i<;55 : Brune Vesper, lumière dorée, imitée d'une idylle de Bion.

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