‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 8 sur 279 · Voir les tomes I, p. 160; II, 85 ; IV, 95 ; V, 62 et · texte numérisé non relu

Voir les tomes I, p. 160; II, 85 ; IV, 95 ; V, 62 et

^. Tahureau insère dans ses Premières poésies en 1554 une longue épître « A P. de Paschal et aux dieux en sa faveur » ; Magny qui avait fait suivre ses Amours en 1553 d'une ode « Au Seigneur P. de Paschal », lui dédie ses Gaxete:;^ en 1554, écrit à la même date une ode « A P. de Ronsard et P. de Paschal » que Ronsard insère dans son Bocage (ci après, p. 128), lui consacre enfin nombre de pièces dans ses Soupirs (1557) et dans ses Odes (1559). Voir encore les poésies de Du Bellay, Baif, Grévin, Buttet, etc.

Ml INTRODUCTION'

.liIl^i qu'une cpiirc du même recueil, pleine de détails aulobio- ^raphiciucs, deMincs à préciser et à illustrer son futur panégyrique '.

Paschal, profitant des louanges qu'on lui décernait, obtint le poste convoité d'historiographe ; mais dés lors, foin des engagements pris! En 15JS1 Ronsard lui dédiait encore son Hymue à 1,1 mort ; à la fin de 1 558, il lui faisait l'honneur de le compter parnïi les gloires littéraires du régne, dans son Ilymue du diidiihil de Lorraine. Peine perdue : l'ouvrage annoncé n'était même pas entrepris ; il ne devait jamais paraître ! Las d'attendre et mécontent d'avoir été ;\ ce point leurré, encouragé d'ailleurs par Turnébc et Du Bellay, qui de leur côté composaient une satire en vers latins et français, Ronsard écrivit en prose latine un Eloge ironique de Paschal, vigoureux pamphlet dans lequel il sut « descouvrir à propos sa pipcrie » >. Ceci se passait en 1 5 59. L'année suivante, notre poète, publiant la première édition collective de ses Œuvri-s, en écartait l'ode-dédicace du Bocage et remplaçait ailleurs par d'autres noms(Pasquier, Grévin, Belleau, Muret, Masures) celui de cet c abuseur du monde, qui repaissait les gens de fumée au lieu de rost » ». Pourtant, quand éclata la guerre civile, il accepta une réconciliation, ménagée sans doute par des amis communs, ainsi qu'en témoignent un sonnet de Ronsard adressé à Paschal en 1 563, un passage de sa Revionstrance au peuple de France dans le texte de 1 564 et un anneau d'or que lui laissa Paschal, lorsqu'il mourut à Toulouse en 156) ♦.

1. C'est cette cpitrc qui, à partir de 1 560, devint, avec de légères variantes, l.i fameuse Elégie à K. liellean. Les biographes de Ronsard, ignorant ce détail ou le négligeant, n'ont pas tenu compte de l'esprit qui dicta priniiiivement à noire poète cette autobiograplne.

2. Ainsi s'exprime l'sticnnc l'asquier dans une curieuse lettre à Ronsard {Uttrfi, livre I, xvi, éd. de 1725). Cf. une lettre du même à la Croix du Maine (livre IX, ix). Quant au pamphlet, qui circula seulement sous le manteau à la C^ur, P. de Noihac l'a retrouvé- dans les papiers de Jean de Morel et publié en 1921 dans son Romard et l'Huinaniiiiif, pp. 262 et suiv.

3. Hxprcssion de Du Verdier, dans sa IlibUothèque (1S85), p. lOJS.

4. Œuvres, éd. Blanchemain, I, 48; VII, 70, et F. de Noihac, op. cit., P- 5 59-

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