‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 94 sur 279 · Suit encor aujourd'huy · texte numérisé non relu

Suit encor aujourd'huy

175. 7S-87 Et toujours près des eaux apparoist au Printemps Ronsard, VI. 6

176 Mais non plus que son maistre eu sa Heur vit long lans. J'ai chanté, Charbonnier, dessus les hors de Seine ' En ton lôs ce Narssis, son ombre, & sa fonteine, Comme pour l'avant-jeu de plus haute chanson

iSo Q.UC desja je t'apreste, & à ton d'Avanson »,

Ains au mien d'Avanson, à qui ma poésie [27 v°]

(Muses, je ne mens point) doit sa gloire & sa vie, Si quelque gloire elle a, car lui long tans davant

184 Q.ue ma barque eust trouvé en sa faveur le vent. Lui seul & l'Hospital me donnèrent courage A grands coups d'aviron ramer contre l'orage ', Et de gangner le port, où maintenant sauvé

188 Tout au plus haut du mast je leur pends, élevé

176. jS Mais non plus que son maistre elle ne vit long tems | S4- Sy Que le vent, qui tout soufle, abat en peu de temps

182-183. ^o Doit la plus grande part, s'elL- vit, de sa vie, Car luy sage & courtois assés long temps d.ivaiit

18). 60 Avecqucs l'Hospital me donna bon courage

177-190 6y-yS snppriiiienl ces quatorze vers \ S4-Sj les reitiplafetil par ces six : Aux arbres la Nature a permis longue vie : Ccsie fleur du matin ou du soir est ravie. Ainsi l'ordre le veut et la nl-cessité, Qiii dis le premier jour de la nativité Allonge ou raccourcis! nos fuseaux, \ nous donne Non ce que nous voulons, mais cela qu'elle ordonne

1. Ainsi ce poème fut composé à Paris, et, comme le début permet de l'affirmer, au printemps de 1554.

2. En 1 55}- 15 ^4 Charbonnier ét.>it en effet au service de Jean d'Avanson, maître des requêtes de l'hôtel du roi. Ce fait est confirmé par deux odes de ce poète à .Vlagny et à d'Avanson, publiées à la fin des Un-ieine et dottiieme livres de l'Iliade traduits par feu Hugues Salel (v. ci-dessus, VEpilafe de Salel, p. 30, note 2). Cf. V.. Courbet, édition des Odes de Magny, Notice, p. xxiii.

}. Pour la protection que l'Hospital, alors chancelier de Madame .Marguerite, sa"ur de Henri II, accorda à Konsard, voir le tome 111, Introduction et Ode à M. de l'Hospital, p. ii8. Quant aux relations de Ronsard et de J. d'Avanson avant le printemps de 1554. on les ignore. On voit seulement par d:\i\ pièces de 1554 .t O. de Magny, que celui-ci, qui était secrétaire de J. d'.Xvanson, vengea Ronsard d'une injure qu'on lui avait faite et attendait une faveur pour lui-méiue par l'intermédiaire de son patron auprès du roi (ci-après, pp 1 18 et suiv.) ; on sait d'autre part que Magny acrompagna d'Avanson à Rome et que Uu Bellay, qu'il y retrouva, a dédié ses Regrets .i d'Avanson.

En vœu que je leur fis, ma robe despouillée, Des flots (Je la tempeste encor toute mouillée '.

LA GRENOUILLE A Remy Belleau du Perche ^.

Nous t'estimons une Déesse, Chère Grenouille, qui sans cesse Au fonds des ruisselets herbeus Te désaltères quand tu veus :

Et jamais la soif véhémente Qui l'Esté les gorges tourmente Du pauvre peuple &. des grans Rois Ne te tourmente, car tu bois (Hé Dieu que je porte d'envie Aus félicités de ta vie) A gorge ouverte, sous les eaus Comme la Roine des Ruisseaus.

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