Francin, c'est le capi'aine François de Guise
5. Du \a.i\n f un d a = fronde. Même mot ci-après, au vers 518.
4. Allusion à la reprise de Calais et de Guines (6 et 20 janv. 1558) dernières possessions des Anglais en France, qu'ils détenaient depuis
5. Sous ces noms de divinités païennes Ronsard désigne les seigneurs et les dames de la Cour, comme l'avait fait M.irot dans son Eglogue au Roy :
Si qu'à mes plainctz un jour les Oreades, Faunes, Sylvans, Satyres & Dryades En m'escoutant jectereut larmes d'yeux.
272 Les deux frères Lorrains vous en sçauront bon gré '. Pan y tiendra sa court en magesté royalle, Auprès de luy sera son espouse loyalle. Et son filz desja Roy, & sa divine Sœur 276 Qui passe de son nom &la perle & la fleur ^.
Sus donc chante, Bellot, commence quelque chouse. Tu diras l'espousé, Perot dira l'espouse : Car il vaut mieux, enfans, célébrer ce beau jour 280 Qu'user voz chalumeaux à chanter de l'amour. B. O Dieu qui prens le soing des nopces, Hymenée, Laisse pendre à ton dos ta chape ensafranée, Ton pied soit enlacé d'un beau brodequin bleu, 284 Et portes en ta main un clair flambeau de feu, Esternue trois fois, & trois fois de la teste Fay signe ains que venir à la divine feste De Claudine & Chariot, à fin que désormais 288 Le mariage soit heureus pour tout jamais î.
Ameine avccques toy la Cyprienne saincte ■», De sa belle ceinture au travers du corps ceinte,
277-278. Sj...S<. ta mu&ette appreste : Dy le lict nuptial, Perrot dira la feste
286. JS-S4 Fay signe de bon-heur à la divine (S4 nociere) feste
285287. iSj... la teste chevelue Esbranle par trois fois, trois fois i ta venue Voy Claudine «S: Chariot
290-292. S4-SJ D'an demi-ceinct tissu dessus les hanches ceinte.
1. François, duc de Guise, et Cliarles, cardinal de Lorraine.
2. Henri II, Catherine de .MéJicis, le dauphin Frani;ois, devenu roi d'iicosse par son mariage avec Marie Stuart (avril 15)8), enfin. Madame Marguerite, dont le nom évoque, sous la plume de tous les poètes du temps, l'idée de la fleur appelée marouerite et de la peile (en latin margartta).
5. Cette invocation au dieu Hymen est imitée de Catulle, Epilbal. lie Julie el de Manlius, début. Ronsard y avait déjà eu recours en 1548 pour VEpilbaltiiiie d' Antoine de Bourbon (v. le tome I, p. 9).
4. Catulle, o/". cit. : [Hj'men] adituni fcrat Dux hontie Veneris, hctti conjugator amoris. — Ronsard avait déjà exprimé ainsi en 1548 la pureté de Tunion légitime : La chaste Cvprienne .Ayant son ceste ceint, Avec ses Grâces vienne Anive à l'œuvre saint (tome I, p. 15).
Et son fils Cupidon avec l'arc en la main,
292 Pour se cacher es yeux du jeune enfant Lorrain ' :
Ce n'est pas un pasteur qui dans un bois champestre[i4] Meine tant seulement deux ou trois chèvres paistre, Mais à qui cent troupeaux de vaches & de beufs,
296 Et autant de brebis, paissent les prez herbeux
De Moselle & de Meuse, & tous ceux qui la plaine Broutent auprès de Bar, & les mons de Lorraine : Il a tant de besiail qu'il n'a jamais esté
500 En hyver sans du laict, sans formage en esté, Et ses panniers d'eclisse & ses vertes jonchées De caillotes de crème en tout temps sont chargées. Il s'eleve en beauté sur tous les pastoureaux
304 Comme un jeune toreau sur les menus troupeaux. Ou comme un grand cyprès sur un menu bocage, Ou comme un gresle jonc sur l'herbe du rivage. Un poil crespé de soye au menton luy paroist,
}o8 Qui blond & délié entre les roses croist
De sa face Adonine, ainsi comme se couvre De duvet un oiseau qui de la coque s'ouvre. D'une belle couleur &. d'œilletz & de lis
Et son enfant Amour tenant l'arc en ses mains, Pour se cacher es yeux du Prince des Lorrains
297-298. 6j-jS... & ceux qui par la plaine De Bar fouUent les fleurs
293-298. S4-SJ Ce n'est pas un berger qui vulgaire & champestre Meine aux gaiges d'autruy un maigre troupeau paistre, Mais qui a cent troupeaux de vaches & de bœufs. De boucs & de béliers paissans les prez herbeus De Meuse & de Moselle & la fertile plaine De Bar, qui se confine aux terres de Lorraine