‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 113 sur 215 · I. Le marié, né en 1542, n'avait pas encore 17 ans · texte numérisé non relu

I. Le marié, né en 1542, n'avait pas encore 17 ans

ÎI2 Ses membres sont partout frcchement embellis, Et en mille façons parmi la couleur vive De sa beauté reluist une grâce nawe :

Son front est de l'aurore, & comme astres des cieux

316 Soubs une nuict brunette esclairent ses beaux yeux. Autant comme en beauté en adresse il abonde, Soit à getter le dart, ou à ruer la fonde ', A sauter, à luter ou à force de coups

}2o Regangner un chevreau de la gueule des loups.

Comme Iherbe est l'honneur d'une verte prerie, [15I Des herbettes les fleurs, & d'une bergerie Un toreau qui du pied pousse l'arène au vent,

524 D'une fresche ramée un ombrage mouvant ^, Les roses d'un bouquet, les Hz d'une girlande, Ainsi tu es l'honeur de toute nostre bande K La chèvre suit le thin, le loup la chèvre suit,

328 Le lion suit le loup, l'herbe l'onde qui bruit,

La mouche à miel les fleurs, & l'estrangere erue Suit au printemps nouveau le train de la charrue : Mais nous autres pasteurs qui par les champs vivons

}}2 De mesme affection par tout nous le suivons ♦.

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