V. ci-après pp. 154 et
2. Cf. Romier, op. cit., t. II, p. 322, 338 et 372. On trouve ce traité tout au long dans Léonard, Recueil des traités de paix, II, p. 527 à 553, et Dumont, Corps diplomatique, V, p. 28 à 46.
3. Je m'en remets sur ce dernier point à Romier, op. cit., t. II, p. 388. D'autres historiens ont raconté sans preuves que ce mariage eut lieu à
XVIII INTRODUCTIOK
Quant aux vingt-quatre Inscriptions qui terminent notre volume, elles ont été écrites également à l'occasion d'un mariage princier. Comme le prouvent les quatre premières et la dernière, la « comédie » mentionnée au titre devait être représentée au cours des fêtes qui étaient prévues pour celui d'Elisabeth de France, la fille aînée de Henri II. Elles furent donc composées dans la deuxième quinzaine de juin. Le duc d'Albe, représentant le roi d'Espagne, et les seigneurs de sa suite arrivèrent à Paris le 15 juin; ils accompagnèrent le 18 Henri II à Notre- Dame, où ils jurèrent avec lui l'observation de la paix. Le contrat fut signé le 20, les fiausailles furent célébrées le 21 et le mariage le 22 à Notre-Dame, avec festin et bal somptueux au Palais de la Cité '. Le 28, après la cérémonie des fiançailles de- Madame Marguerite, les tournois commencèrent, pour se terminer le 30 au soir par l'accident qui coùu la vie au roi de France et fit décommander, nous venons de le voir, toutes les autres réjouissances. Il est probable que la susdite « comédie » devait être jouée « en la maison de Guise » dans les premiers jours de juillet.
On voit tout l'intérêt historique de ces huit plaquettes, que j'ai tenu à grouper, parce que, composées et publiées successivement en l'espace d'un an, elles présentent ce caractère commun de concerner les événements militaires et les négoci.Ttions qui ont précédé le traité du Cateau-Cambrésis, puis ce traité luimême et ses suites immédiates, notamment les mariages princiers, qui, avec la récupération du territoire Calaisien, en furent les principaux et plus clairs résultats pour la France et ses relations avec les pavs voisins. C'est un des traités les plus importants de notre histoire nationale, en ce sens qu'il mettait fin, au
la chapelle Saint-Paul, qui touchait au palais des Toarnelles, par ex. Winifred Stephens, Morgartt of France, ducbfss of Savoy (London, Laoe, 1911), p. 205.
I. Cf. Dumont, Corps diplomatiqut, IX, p. 48; Godefroy, Cérémonial français. II, p. 15 et suiv.