‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 54 sur 215 · C.-à-d. : parmi les peuples étrangers · texte numérisé non relu

C.-à-d. : parmi les peuples étrangers

2. Ce vers et les suivants, jusqu'à 140 inclus, sont en apposition à « tout ce monde qui pend ». — La constellation d'Orion était figurée par le chasseur de ce nom, tenant dans la main droite une épée. Cf. Ovide, Mi't., XIII, 294: nitidumque Orionis enscm ; Hygin, Poe/. asiron., liv. II et III.

5. C'est la grande Ourse. Cf. Ovide, Met., XIII, 295 : immuncm aequoris Arcton ; Hygin, Pcel. astrcit., liv. II, Arctos major.

4. Le Bouvier est une constellation boréale, indépendante de la petite Ourse, avec laquelle Ronsard semble l'avoir confondue. Notre poète s'est inspiré ici d'.\ratos. qui dit du Bouvier : « Derrière Hélice (la grande Ourse) se présente, ressemblant à un cocher, Arctopbyla.\ (le gardien de l'Ourse), qu'on nomme encore le Bouvier, parce qu'il semble toucher le chariot de l'Ourse; on le voit tout entier, mais à sa ceinture un astre évolue, plus brillant que les autres, c'est Arciurus » {Pbaenom., vers 91 et suiv.).

5. Souvenir de Callimaque, Hymne à Apollon, fin, et surtout d'Ovide, Métam,, I, vers 458 et suiv. Mais ni l'un ni l'autre ne dit qu'Apollon mit le serpent Python au ciel. Ronsard a sans doute confondu ce monstre avec celui qui gardait les pommes d"or du jardin des Hesperides, etqui, après qu'Hercule l'eut tué, fut placé par Junon parmi les astres (cf. Hygin, Poet. astrcn.. liv. II, Serpens).

6. L'Eridan, cité déjà par Hésiode, Thcog., 538, est un fleuve du p.\ys fabuleux des Hyperboréens. Hérodote, III, 115, le fait couler d.ins l'Océan du Nord. Plus tard on crut reconnaître dans ce fleuve le Pô

Et la mère qui pleure & de tristesse tombe La teste à ses genous, & sa fille qui voit

140 L'Ourque qui dévorer sur un rocher la doit ' : En ce point ^ tu soutins presques dés ton enfiuice, Non des bras mais d'esprit, les affaires de France, Fardeau gros & pesant, où l'on peut voir combien

144 Ton esprit est subtil à le régir si bien.

Icy viennent à toy les paquétz de l'Asie D'Alemaigne, Angleterre, Espaigne, & d'Italie, De Flandres & d'Ecosse, & bref des quatre bouts

148 Du monde on vient à toy, tu fais responce à tous,

Et tu lis dans leurs cœurs leur segrete pensée [5 r°]

Avant que par la langue ilz l'ayent anoncée, Et ne peuvent tenir leur segret si couvert

152 Que dés le premier mot il ne te soit ouvert. L'un désire la paix, l'autre brasse la trêve. L'autre alonge la guerre : ici le peuple eléve

138-140. 6-J-S-] Et la mère qui crie (5v; de tristesse tombe La teste à ses genous, ne faisant que pleurer Sa fille qu'un grand monstre est près {et prest) de (<S'7 à) dévorer

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