‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 73 sur 215 · jS-Sj Barbare «!t mal-basty · texte numérisé non relu

jS-Sj Barbare «!t mal-basty

r. C.-à-d. : toutes les divinités inspiratrices qui habitent le coupeau (sommet) de l'Hclicon, peuplé de Nymphes.

2. Ces six vers sont encore transposés du Lnus Pisoiiis, vers 165 à 165 : Si carmina forte... — Noter la faiblesse des dernières rimes.

5. Depuis le vers 425, le pronom il désigne le troupeau des neuf Muses, ainsi que l'indique le contexte. Remarque importante, vu que Michelet a mal interprété tout ce passage, en pensant qu'il s'agit de Ronsard seul, que le cardin.il aurait logé au château de Meudon. Le « manoir champestre » du vers 426, c'est le mont Hélicon, séjour des Muses. Le « pauvre ruisselet » du vers 427, c'est la source de Castalie, ou celle d'Hippocrtne. L' « antre sauvage » du vers 450, c'est l'antre Corycien au flanc du Parnasse. — Il est certain que Ronsard a pensé à lui-même ; mais il a généralisé en nictaphorisant. 11 a développé plus loin sa pensée de façon concrète avec des noms de poètes, parmi lesquels il se range. Donc, de ce fait très probable qu'il a désigné ici allégoriquenient la troupe des poètes contemporains, venus à Paris d'un coin rustique et modeste de leur province, on n'a pas le droit de conclure que Ronsard occupait à demeure « une des tours du château de Meudon », ni surtout qu'il y rencontra Rabelais, lequel était mort en

Ton Meudon maintenant le séjour de la Muse, Meudon qui prend son nom de l'antique Méduse '. Quelque fois il te plaist pour l'esprit defacher

456 Du lue au ventre creux les languettes toucher ^, Pour leur faire parler les gestes de tes pères, Et les nouveaux combatz achevez par tes frères, Comme Achille faisoit pour s'alléger un peu,

440 Bien qu'en l'ost des Gregois Hector ruast le feu, Et que l'orrible effroy de la trompe entonnée Criast contre le bruit de la lyre sonnée 3.

Mon Dieu que de douceur, que d'aise & de plaisir

444 L'âme reçoit alors qu'elle se sent saisir

Et du geste, & du son, & de la voix ensemble

Que ton Ferabosco sur trois lyres assemble ■♦, [10 v°]

Quand les trois ApoUons chantant divinement >,

4î6. -îS-S-j Du luth 440. bo-8-j des Grégeois

155}, alors que Ronsard ne fréquentait pas encore ledit château. Au reste, les quatre pages que Michelet a consacrées à Ronsard dans son Histoire de Fraïue sont un tissu d'erreurs, dont on trouve par malheur un écho dans Forneron, op. cit., tome I, p. 98.

1. Etymologie fantaisiste, comme Hercueil (Arcueil) d'Hercule (tome III, p. 209) et la Denysiere de Dionysos (tome VI, p. 185).

2. Le lue ou luth était, au xvi' siècle, un instrumenta 10 ou 12 cordes pincées et sa caisse était très bombée.

j. Cf. Homère, //., IX, 186 et suiv. Mais cet alinéa vient encore directement du Laus Pisonis, vers 166 à 177 : Sive chelyn digitis et eburno verbere puisas...

4. Ce passage nous apprend que le musicien italien Alfonso Ferabosco était alors aux gages du c.nrJinal de Lorraine. D'après Fétis, Biogr.des Musiciens, il s'était établi en Angleterre vers 1540 et <• longtemps après on le retrouve par l'un de ses ouvrages avec le titre de gentilhomme au service du duc de Savoie ». Il est en effet l'auteur de deux livres de madrigaux à cinq voix, dont le premier a pour titre : Il primo libro de madrigali a ciuque voci composta dal signer Aljovso Ferabosco, geniihiomo al servi:Jo d'il signer duca di Sahaudia. Il quitta vraisemblablement Paris en 1559, à la suite de Madame Marguerite, sœur de Henri II, mariée au duc de Savoie, Emmanuel-Philibert.

5. Ronsard désigne, par « les trois Apollons », Alfonso Ferabosco et ses deux frères cadets. On retrouve leurs traces dans les Epithalames

448 Et mariant la lyre à la voix doucement,

Tout d'un coup ■ de là voix & de la main agille Refont mourir Didon par les vers de Vergille, Mourant presques eusmesme, ou de fredons plus baux

4)2 De Guines & Calais retonnent les assaux,

Victoires de ton frère * : adonques il n'est ame

Q.ui ne laisse le corps. & toute ne se pasme

De leur douce chanson, comme là haut aux cieux

4)6 Soubs le chant d'Apollon se pasment tous les Dieux, Quand il touche la lyre, & chante le Trofée Qu'éleva Jupiter des armes de Typhée î. Aussi ne faut toujours languir embesongné

460 Soubs le soucy publicq, ny porter ranfrongné

Toujours un triste front, il faut qu'on se defache. Et que l'arc trop tendu quelque fois on delache : Apres un fâcheux soir vient un beau lendemain,

452. /S-Sj De Guine' & de Calais 461. (>7-7S par erreur un tristre (éd. suiv. corr.) 465-468. Ji-yS gnilleinettent ces vers 459-470. S4-S/ suppriment ces don^e vers

composés par Du Bellay et Jodelle pour le mariage de Madame Marguerite. D'après le premier, « les trois Pharabosques italiens, musiciens de Mgr le Cardinal de Lorraine » dev.iieni entrer, habillés en Amphions, dans la salle du festin, à la suite du poète, pour jouer de leurs instruments et chanter do ses quatrains (éd. Chamard, tome V, p. 2;i). D'.iprcs le second, une troupe de chanteurs devait contenir : Deux de ces trois enf.uis Italiens transmis Non de Rome, ains du ciel, pour adoucir la peine Que toute affaire apporte au Prélat de Lorraine, et dans un autre choiur devait tîg.irer « leur frère plus âgé » (éd. Marty- Laveaux, tome II, p. 125).

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