‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 88 sur 215 · ces chansons {fd. suif, corr · texte numérisé non relu

ces chansons {fd. suif, corr

1. Exagération certaine, qui correspond aux arrogantes déclarations des Odes de 1550 (préface et ode A sa Lyre):, « les lettres et les arts » furent au contraire très favorisés sous le régne de François I". En ce qui concerne particulièrement <• la Muse sans grâce », v. l'article d'A. Tilley, From Marol to Ronsard, dans les Mélanges P. Laumonier, p. 151 et suiv.

2. Voir l'ode de Ronsard A Michel de THospilal, au tome III. Dans cette pièce, Ronsard attribue la renaissance de la poésie uniquement à l'Hospital. M.iis on sait d'autre paît que celui-ci avait obtenu la faveur de Ch.irlcs de Guise dès le début du règne de Henri II (Dupré Lasale, Michel de l'Hospital, tome I, p. 154)- Sur les relations très cordiales de ces deux personnages, v. les Poésies latines du chancelier traduites par Bandy de Nalèche (Paris, Hachette. 1S57) : livres I, épîtres 12 et 15 ; II, ép. 3, 13, 19 et 20 ; III, ép. 4, 9. 10 et 15 ; IV, ép. 5 et 7 ; V, ép. 4 et 6. L'une de ces épitres (II, 11° 1;) qui contenait l'éloge de Ronsard, fut écrite à propos de V Hymne de Charles cardinal de Lorraine, et non pas à propos de VHytiine de la Justice comme on pourrait le croire d'après la place qu'elle occupe dans les éditions collectives de 1560 a 1^84; en 1587 elle est reproduite à sa vraie place; on en trouvera le texte dans l'édition Blanchemain, tome V, p. 81. Ronsard, en écrivant ces quatre vers, acquittait donc une nouvelle dette de reconnaissance envers l'Hospital. Cf. ci-après, p. 88, vers 240 et suiv.

?. C.-à-d. : qui rédige Thistoire de Henri II en latin. On voit par ce passage que la rupture entre Ronsard et l'historiographe Pascal n'avait pas encore eu lieu en décembre 1558.

CARDIXAL DE LORRAINE 69

A qui tu as commis les honneurs des François,

724 Et Dorât qui en Grec surpasse les Gregois ', Et le docte Baïf qui seul de noz Poètes A fait en ton honneur bourdonner ses Musettes, Te sacrant ses pasteurs, que d'un gentil esprit

728 En France il a conduit des champs de Theocrit ^ : Soudain tu reveillas des François les courages A suivre la vertu, & alors nos boccages Reclus par si long temps, entre les buissons vers

732 Commencèrent au vent à mu-murer des vers.

L'Elicon fut ouvert, & l'onde où but Ascrée ' De muette parla, & se refist sacrée.

Et Teffroy des rochers & des bois k l'envy

756 De fraîche hostelerie aux Nymphes ont servy, Et la Grâce aux rayons de la Lune cornue Avecques les Sylvains redancer est venue 4, Frappant du pied les fleurs, signe que le soucy

740 Plus ne regnoit aux bois, ny entre nous aussy. Adieu, meschant soucy, puisqu'un autre Mercure

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