‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 92 sur 215 · S4-S7 Ainsi la vieille Muse · texte numérisé non relu

S4-S7 Ainsi la vieille Muse

1. Ronsard avait déjà écrit au mois d'août 1558 V Exhortation au camp pour bien combattre (ci-dessus, p. 5 à 11). Mais il pouvait encore parler ainsi en décembre de la même année, bien que les négociations pour la paix eussent commencé en octobre, car le camp de François de Guise sous Amiens ne fut disloqué que le 4 avril 1 5 S9, après la conclusion du traité du Cateau-Cambrésis (Papiers d' Etat de Granvelle).

2. L'ongle, pour le sabot des chevaux, est un latinisme (cf. Virgile : quatit ungula campum).

5. Il s'agit du dieu Mars venant de la Thrace, son séjour préféré, au secours de Jupiter dans sa lutte contre les Titans.

4. Ronsard reprendra l'éloge simultané des « frères Guisians » dans les Inscriptions de juin 1559 (ci-après) et dans VElégie à G. des Autels, fin (1560).

Dieux de qui les longs ans ne sont jamais periz, 784 Gardiens de la France & des murs de Paris, De Seine Bourguignonne & des citez antiques De Gaule, le séjour des Troyennes reliques ', Escartez loing du chef de ces frères icy, 788 Qui sont noz deux rempars, le mal & le soucy. Tenez les en santé, continuez du Prince Envers eux l'amitié, & pour nostre province * Faittes tant, s'il vous plaist, qu'ilz y demeurent vieux, 792 Et que bien tard au ciel tous deux se facent Dieux K

Fin.

1. Allusion ji l.i descenJ.uice Je Francus, tils d'Hector, et de ses compagnons Troyens.

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