‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 108 sur 263 · jS-Sj Phœbus se recula · texte numérisé non relu

jS-Sj Phœbus se recula

337-339. j8-8j Saccager noz maisons au milieu de l'Hyver : Car jamais le Soleil ne voulut approuver Si cruel brigandage 341. 78-Sj Le peuple avoit perdu toute fidélité 346. /S-Sy sur l'autel massacrez

le poète vénitien déplore l'invasion des plaines lombardes par les armées françaises de Louis XII, et porte aux nues le pape Jules II, qui alors sauva Venise(i509-i5i2). Ici Ronsard déplore l'arrivée des mercenaires allemands appelés parles huguenots pour renforcer l'armée de Condéet de Coligny en 1562, leur installation à Orléans, d'où ils menacèrent Paris et même l'investirent en novembre-décembre (v. le t. XI. /■assim); plus loin il exaltera l'œuvre pacificatrice de Catherine de Medicis. Les idées, le plan, le mouvement sont analogues dans les deux pièces :

Q.uis dolor, o sylvae, quae vos, o prata, tencbat

Mœstities ! quanto squalebant omiiia luctu,

Cum férus e gelidis descenderet Alpibus hostis, etc.

Cf. Paul Kuhn. Injîuence néo-lalittc dans les Eglogues de Ronsard, art. de la R. H. L. 1914, pp. 311 et suiv.

Nul tant maigre troupeau ne se trainoit sur l'herbe

348 Trompant Tavare main de l'ennemy superbe, Car soit gras ou soit megre, il tiroit pour butin Et houlette & troppeau, & pasteur, & mastin.

Les Faunes & les Pans, & les Nymphes compagnes

352 Se cachèrent de peur dans le creux des montagnes, Abhominans le sang & les glaives tranchans, Et nulle deité n'habitoit plus aux champs.

La honte de mal faire estoit morte, & les armes

356 Craquetans sur le dos des malheureux gendarmes Luisoient de tous costez : bref on ne veoit lieux ' Tant fussent eslongnez & des pieds & des yeux, On ne veoit montagne, ou pendante vallée

360 Ou forest tant fust-elle à l'escart recuHée, Ou rocher si secret, qui n'ait senti la main, Et la barbare voix de l'avare Germain.

Les herbes commençoient à croistre par les rues,

364 Oysives par les champs se rouilloient les charues ; Car la terre, irritée & dolente de voir

348. 6j-yS Sans aller voirie camp de l'ennemy superbe | S^-8j Q.q'il ne fust égorgé par l'ennemy superbe

3 39"3 50- ^7~7) Ce superbe ennemy qui tiroit pour butin Gras & maigre troupeau | yS-Sy Q.ui d'une main barbare emportoit pour butin Gras & maigre troupeau

3)2. 6y-Sy Se cachèrent d'efFroy sous le creux

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