yS-Sy graphie la Sicile 16. yS-Sy de Vulcan indonté
19. 6j II voit {erreur typ. ; éd. suiv. corr.) | yS-Sy placent la virgule après cachettes
1. De la Sicile. Etymologie fantaisiste du nom de Cecil. On ne voit pas sur quoi Ronsard pouvait se fonder pour faire W. Cecil originaire de la Sicile, si ce n'est un simple rapprochement entre le nom du personnage, qu'il écrit d'ailleurs Cecille, et celui de l'île, qu'il écrit Secille. Ce personnnage avait une humble origine. Son grand-père, David Cyssell, Scisseld, Seyceld ou Cecill, était, à la fin du xv siècle un simple petit propriétaire rural de Stamford dans le Lincolnshire. Aux funérailles de Henri VII, il figure comme « officier de la garde », ce qui donne à penser qu'il avait combattu à Bosworth dans l'armée galloise de Henri Tudor (1485). A Stamford, il fut trois fois élu maire et trois fois représentant du bourg au Parlement. Sous le règne de Henri VIII, il devint « officier de la chambre et sergent d'armes ». Son fils, Richard, eut à la cour de ce roi et d'Edouard VI le poste d'« officier de la garde-robe royale »; enfin, William, fils de Richard, naquit à Bourne dans le Lincolnshire. En tout cela, aucune trace de la Sicile.
2. Le mot (' souspiral » correspond au latin spiraculum, que Pline l'Ancien emploie pour les cratères et les solfatares. — Le géant Typhéc, qui s'était révolté contre Zeus, passait pour avoir été emprisonné sous le mont Etna (d'après Piiidare et Eschyle); selon d'autres auteurs, c'était Briarée (cf. Callimaque), ou Encelade (cf. Virgile, £«., III, 578 sqq., dont Ronsard s'est directement inspiré ici, appliquant à Typhée ce que Virgile dit d'Encelade). V. encore Ovide, Met., V, 346 sqq. — Les anciens expliquaient ainsi les éruptions du volcan sicilien. Quant à son voisin, le Stromboli des îles Lipari, ils }' avaient situé plus particulièrement les forges de Vulcain (d'où l'italien Volcano et le français volcan).
MASCARADES ET BERGERIE l6l
Et souz la mer, sans y mesler son onde, [48 v°]
Coule léger d'une vove profonde,
Ne se laissant à Neptune enfermer.
Afin que, pur des vagues de la mer.
Vienne embrasser son Arethuse chère,
Ses Oliviers luy donnant pour douaire.
Et son sablon des Athlètes congnu,
Estant de fleuve un plongeon devenu ' :
Non pour autant que la Muse latine, Angloise, & Grecque a mis en ta poitrine Je ne sçay quoy de grand & de parfait, Qui passe en France, & révérer te fait De ces espritz à qui rien ne peut plaire S'il n'est du tout eslongné du vulgaire- :
Non pour autant que tu es vigillant.
Actif, pensif, ardent, & travaillant, Soit en ta charge, ou soit à la police. Et que ta Royne, approuvant ton service,