‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 168 sur 263 · J Et rembarrez · texte numérisé non relu

J Et rembarrez

1. « Montagne, près d'une ville de même nom en Mauritanie^ aujourd'huy Tezela » (n . de Marcassus, très sujette à caution). Ne serait-ce pas plutôt, pour les besoins du vers, une déformation d'Inarime, nom d'une ile volcanique dont parle Virgile, £/;., IX, 716, comme étant le tombeau du géant Typhée ? R. l'avait déjà appelée, par une déformation analogue, Enarine (voir t. VI, p. 88, vers iio et la note).

2. Porphyre, géant révolté contre Zcus, comme Briare et Typhée: déjà vu, au t. III, p. 155. — La Tenarie, promontoire de Laconie, terminé par le cap Malée (auj. Maiapan). Il v avait là une caverne, le Ténare, qui pour les Anciens était une des entrées des Enfers ; déjà vu au t. XH . p. 136.

ji Contrée de l'àilcienne Perse, au sud de la mer Caspienne. Ct. \ irgile, En., IV, 567.

1 6b ELEGIES

Du mont Athos bien souvent est attainte La haute cyme, ou je fais trébucher

172 Desouz mon bras la teste d'un rocher ',

Ou je renverse une tour qui menace Mon Ciel moqué de sa voisine audace, Ou ces forests dont les arbres d'autour

176 Sont si espaix qu'ils desrobbent le jour.

Ce sont les buts sur qui Père je vise Les traits armez de ma colère esprise, Ne respandant à tous coups de ma main

180 Mes dards de feu desur le genre humain :

Et c'est afin que le peuple, qui tremble De voir morceaux desur morceaux ensemble D'un grand rocher par les champs renversé,

184 Sache que Dieu est là haut courroucé,

Qu'il règne au Ciel & qu'il darde la foudre

Et qu'en lieu d'eux les rochers sont en poudre *,

Et lors, prenant exemple en ma pitié,

188 S'entre-aymeront 3 vivant en amitié.

Adoucissant l'ardeur de leur[s] courages [51 v°]

170-171. yS-S"] Souvent d'Athos la perruque {S4-S/ ou la cvme) est attainte Ou du Ceraune 175. ôj-Sj Ou les forests 186. yS-Sj Et qu'en son lieu

1. Le mont Athos dans la presqu'île de Chalcidique ; la var. mentionne les monts Cerauniens, en Epire, ainsi nommés, parce qu'ils étaient souvent frappés de la foudre (xepauvdç). Déjà vus au t. VIII, p. 17. Ici et là souvenir de Virgile, Georg., I, 328 sqq.

2. Ce passage (depuis le vers 165) reprend une idée de l'hj'mne de Henry II (t. VIII, p. 17) « C'est ce qui a fait croire aux hommes qu'il y avoit quelque puissance souveraine par dessus eux, comme dit Pétrone en ces vers :

Primus in orbe Deos fecit timor, ardua caelo Fulmina cum caderent » (n. de Marcassus).

}. Ce verbe a pour sujet les Rois, ou plutôt, par syllepse, le peuple (du vers 181), déjà représenté par le pluriel ('kx (au vers 1S6).

Sans se tuer comme bestes sauvages.

Disant ainsi il envoya les Roys, 192 Ses chers enfans, régner en tous endrois,

Et, sur leur chef espandant sa largesse,

Aux uns donnoit une grande richesse,

Aux autres moindre, ainsi qu'il luy plaisoit, 196 Car de son gré son vouloir se faisoit.

Mais, par sur tous les Princes de la terre,

Ayma la France, Espagne & Angleterre,

Les couronna de gloire & de bon heur, 200 Et jusque au Ciel en envoya l'honneur ',

Or, comme on voit que les Roys en ce monde

Apres leur père ont la place seconde.

Haut eslevés en grandeur & en prix, 204 Des puissans Rois les hommes favoriz

Par la vertu ont la troisiesme place

Haut eslevez desur la populace * :

Ainsi que toy, Cecille, dont le nom

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