‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 173 sur 263 · yS Quand on retrouve une fois sa moitié · texte numérisé non relu

yS Quand on retrouve une fois sa moitié

I. Ce vers suffirait à enlever toute illusion sur la nature des relations entre ces dames. V. ci-après le vers 116.

Telle, maîtresse, en m'ayant esprouvée M'avez fidelle en vostre amour trouvée, Car vous & moy ne sommes sinon qu'un,

ii6 Et si I n'avons qu'un mesme corps commun, ■

Vostre penser est le mien, & ma vie Est de la vostre entièrement suivie, Ce n'est qu'un cœur, qu'une ame & qu'une foy,

120 Je suis en vous & vous estes en moy.

D'un nœud si fort estroittement liée.

Que je ne puis de vous estre oblyée Sans oblier vous mesmes, & ainsi

124 Je n'ay ny peur ny crainte ny soucy,

due toute en vous ne me trouve, Madame, Car mon ame est toute entière en vostre ame ^. Ce bien me vient (pour point n'en abuser)

128 De la faveur dont il vous plaist m'user,

Me cognoissant de beaucoup estre moindre : Mais vous daignez votre hautesse joindre A moy plus basse, affin que ce bon heur

152 Me rendre egalle à vous par la faveur 5 :

C'est la raison pourquoy je vous dédie [54 v°]

Mon sang, mon cœur, ma peinture, & ma vie.

114. 67-75 M'avez certaine 122-12^. y i-y S graphie oubliée Sans oublier

125-126. 6/-yS Car (jS Tant) toute en vous je me trouve, Madame, Et mon ame est

127. PR i6o() et éd. suiv. et Bl. Ce bien ne vient {texte fautij) 132. ôj-'/S parle bon heur

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