yS Quand on retrouve une fois sa moitié
I. Ce vers suffirait à enlever toute illusion sur la nature des relations entre ces dames. V. ci-après le vers 116.
Telle, maîtresse, en m'ayant esprouvée M'avez fidelle en vostre amour trouvée, Car vous & moy ne sommes sinon qu'un,
ii6 Et si I n'avons qu'un mesme corps commun, ■
Vostre penser est le mien, & ma vie Est de la vostre entièrement suivie, Ce n'est qu'un cœur, qu'une ame & qu'une foy,
120 Je suis en vous & vous estes en moy.
D'un nœud si fort estroittement liée.
Que je ne puis de vous estre oblyée Sans oblier vous mesmes, & ainsi
124 Je n'ay ny peur ny crainte ny soucy,
due toute en vous ne me trouve, Madame, Car mon ame est toute entière en vostre ame ^. Ce bien me vient (pour point n'en abuser)
128 De la faveur dont il vous plaist m'user,
Me cognoissant de beaucoup estre moindre : Mais vous daignez votre hautesse joindre A moy plus basse, affin que ce bon heur
152 Me rendre egalle à vous par la faveur 5 :
C'est la raison pourquoy je vous dédie [54 v°]
Mon sang, mon cœur, ma peinture, & ma vie.
114. 67-75 M'avez certaine 122-12^. y i-y S graphie oubliée Sans oublier
125-126. 6/-yS Car (jS Tant) toute en vous je me trouve, Madame, Et mon ame est
127. PR i6o() et éd. suiv. et Bl. Ce bien ne vient {texte fautij) 132. ôj-'/S parle bon heur