Sj quelle chose est la crainte 66. 7S-S7 mainte alarme
68. 6)-yj Crizolles | "jS-Sj S'rinolles | fui a:iopte une graphie coiijtc- Inrale
I, R. a colcbré cette victoire fran>;aisc dans une de ses odes pindnriques (t. I, p, 82 et suiv.).
l86 ELEGIES
Et tellement poursuyvit son bon-heur
Qu'il eut pour luy la plus pan de l'honneur. Quand la fortune inconstante & maligne 84 Honnit la France au camp de Graveline,
Luy conduysant l'arriére garde, fist
Que l'Espagnol si soudain ne defist
Le camp François, arrestant la furie 88 De l'ennemy au hazard de sa vie :
Et si chacun eust comme luy bien fait,
L'honneur François n'eust pas esté défait,
Qui fut perdu par faute de le suyvre '. - 92 Or luy, voulant plus tost mourir que vivre
Honteusement, fut prisonnier, & fut
Blessé d'un coup qu'à la teste il receut :
Paya rançon de trop grosse despence, 96 Sans que depuis en ait eu recompence,
Tant & son bien & son corps & sa foy
Estoient vouez au service du Roy.
Il a esté deux fois durant la guerre 100 Hostage en Flandre, & puis en Angleterre :
Il fut courtois, il fut aymé de tous.
Sage & affable & gracieux & doux.
Les ennemis luy portoient révérence, 104 Et les François estimoient sa prudence,
Et son parler qui n'estoit affecté. [59]
Il n'estoit point courtizan eshonté
Ny en façons, ny en meurs, ny en gestes, 108 II supportoit les fortunes molestes
Patiemment, tirant d'un cœur hautain