‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 107 sur 425 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

De ce Troyen sillonne ton empire Sans nul danger, & cesse le courroux 72 Que dés long temps tu gardes contre nous.

Des meilleurs Dieux la benine nature Tend à sauver l'humaine créature :

Aux pleurs humains ne donner point de lieu 1076 Sans pardonner, ce n'est pas estre Dieu.

Neptune ouit la troyenne prière, [40]

Poussant le chef sur l'onde marinière, Et se plaignant encore d'Ilion, 1080 Une partie ottroye, & l'autre non.

Il ottroya que la flotte troyenne Pourroit aller dessus l'onde asgeénne, Mais ne voulut l'autre part ottroyer 84 D'y séjourner long temps sans la noyer.

Lors Helenin adresse sa pàroUe A son nepveu, &. ainsi le consolle '.

Courage, Prince, il te faut endurer :

1088 Tu dois long temps meint sillon mesurer

•De la grand mer, avant que tu parviennes Sur la Dunouë, & tes barques troyennes ^. Tous n'irez pas sans périr : mais afin

lojr, 7j Loin de fortune | yS-Sj Sous ta faveur

JO75-76. 7^-Sy suppriment ces quatre vers

1078. 7^-87 A chef haussé sur l'onde marinière

loSi. 7^^ Il ottroyra (7;'' otroira) | 78-87 texte primitif

1089-90. 7? avant que tu arrives De la Dunouë aux Pannoniques

rives j 7S-S7 avant que tu arrives Fatalement aux Pannoniques

rives

1091. /jf Tous n'irez pas : mais grossement afin | 78-87 Tous n'irez

pas, c'est l'arrest du destin

1. Tout le discours qui suit est imité par transposition de celui qu'Helenus adresseà son beau-frère Enée dans Virgile, £n. III, 574 sqq.

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