Détail prisa .^pollonios, Argon. I
LA TRAKCIADE
Desoubs l'adieu de ceux qui s'en alloienl.
A tant Francus s'embarque en son navire, Les avirons à double rang on tire :
Le vent poupier ', qui fortement soufla Dedans la voile, à plein ventre l'enfla, Faisant siffler antennes & cordage :
La nef bien loing s'escarte du rivage, L'eau sous la poupe aboyant faict un bruit, Un train d'escume en tournoyant la suit D'un blanc chemin fendant la vague perse, Comme un sentier de neige qui traverse L'herbe d'un pré : un long trac blanchissant Est au pasteur de loing aparoissant ^.
Qui a poinct veu la brigade en la danse Fraper des pieds la terre à la cadance D'un ordre égal, d'un pas juste & conté. Sans point faillir d'un ny d'autre costé Quand la jeunesse aux danses bien aprise D'un puissant Dieu la feste solennizcj Il a peu veoir les avirons égaux Fraper d'accord la campagne des eaux >. Cette navire également tirée S'alloit traînant dessus l'onde azurée A dos rompu, ainsi que par les bois.
Sur le printemps au retour des beaux mois,
1208. 8"] Dessus l'adieu
1211. 57 ...qui droictenient soufla
1216. ^8^8•] Qu'un tr.iin d'escume en tournoyant poursuit
1217-20. 7<?-<?7 suppriment ces quatre vas
1221. 75-i'?7 Qui vit jamais
1226. yS-8y De quelque Dieu
1, C.-à-d. : soufflant en poupe; déjà vu en variante du vers ni
2. Comparaison suggérée par Apollonios, Argon. I, 545 sq. 5. Autre comparaison prise à Apollonios, Argon. 1, 536 sqq.