LIVRE I
Va la chenille, errante à toute force Auecq cent pieds sur les plis d'une escorce '. Ainsi qu'on voit vers le soir meint chevreau
i De pas gaillards suivre le pastoureau
Qui va devant entonnant la musette, Les autres nefs d'une assez longue traitte Suivoient la nef de Francus qui devant 240 Alloit bien loing soubs la faveur du vent
A large voile à my-cercle entonnée, Portant de fleurs la poupe couronnée 2. L'eau faict un bruit soubs le fort aviron :
^ L'onde tortue ondoyé à l'environ
De la carène, & autour de la prouë [46]
Meint tourbillon en escumant se roue.
La terre fuit, seulement à leurs yeux
5 Paroist la mer& la voûte des Cieux'.
1236. 75-7S A pas gaillards
1235-38. ^4-1^7 Aiusi qu'on voit la troupe des chevreaux A petits bonds suyvre les pastoureaux Devers le soir au son delà musette : A.insi les nefs d'uue assez longue traitte
1240. <?4-<S'7 Coupoit la mer sous la faveur du vent
1241. 8y à rond cercle
1242. J^-Sj Ayant de fleurs la poupe couronnée
1243-45. /S-8y L'eau se blanchist sous les coups d'avirons : L'onde tortue ondoyé aux environs De la carène
1. Comparaison déjà vue, presque en mêmes termes, au t. VIII, p. 291.
2. Cette dernière coniparaison vient encore d'Apollonios, qui l'applique plus à propos aux poissons attirés à la suite du navire Argo par les sons de la lyre d'Orphée, Argon. I, 575 sqq.
3. Souvenirs de Virgile, En. III, 72 : terraeque urbesque recedunt; Ibid. 193 : caelum undique et undique pontus ; Id. V, 9: maria undique et undique caelum. Souvenirs déjà vus au tome VIII, p. 291, vers 703 et suiv.
Fin du premier livre
DE LA FrANCIADE
Achevé d'imprimer
par Protat frères, à Mâcon,
le 14 mars 19^1.
N" CHEZ L'IMPRUIEUR : 5572. N° CHEZ L'ÉDITEUR . •"595. DÉPÔT LÉGAi. : 2' TRIMESTRE IÇSl.
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