‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 113 sur 425 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Va la chenille, errante à toute force Auecq cent pieds sur les plis d'une escorce '. Ainsi qu'on voit vers le soir meint chevreau

i De pas gaillards suivre le pastoureau

Qui va devant entonnant la musette, Les autres nefs d'une assez longue traitte Suivoient la nef de Francus qui devant 240 Alloit bien loing soubs la faveur du vent

A large voile à my-cercle entonnée, Portant de fleurs la poupe couronnée 2. L'eau faict un bruit soubs le fort aviron :

^ L'onde tortue ondoyé à l'environ

De la carène, & autour de la prouë [46]

Meint tourbillon en escumant se roue.

La terre fuit, seulement à leurs yeux

5 Paroist la mer& la voûte des Cieux'.

1236. 75-7S A pas gaillards

1235-38. ^4-1^7 Aiusi qu'on voit la troupe des chevreaux A petits bonds suyvre les pastoureaux Devers le soir au son delà musette : A.insi les nefs d'uue assez longue traitte

1240. <?4-<S'7 Coupoit la mer sous la faveur du vent

1241. 8y à rond cercle

1242. J^-Sj Ayant de fleurs la poupe couronnée

1243-45. /S-8y L'eau se blanchist sous les coups d'avirons : L'onde tortue ondoyé aux environs De la carène

1. Comparaison déjà vue, presque en mêmes termes, au t. VIII, p. 291.

2. Cette dernière coniparaison vient encore d'Apollonios, qui l'applique plus à propos aux poissons attirés à la suite du navire Argo par les sons de la lyre d'Orphée, Argon. I, 575 sqq.

3. Souvenirs de Virgile, En. III, 72 : terraeque urbesque recedunt; Ibid. 193 : caelum undique et undique pontus ; Id. V, 9: maria undique et undique caelum. Souvenirs déjà vus au tome VIII, p. 291, vers 703 et suiv.

Fin du premier livre

DE LA FrANCIADE

Achevé d'imprimer

par Protat frères, à Mâcon,

le 14 mars 19^1.

N" CHEZ L'IMPRUIEUR : 5572. N° CHEZ L'ÉDITEUR . •"595. DÉPÔT LÉGAi. : 2' TRIMESTRE IÇSl.

LE

Page 1