‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 142 sur 425 · S'affoller était synonyme de se blesser, s'estropier · texte numérisé non relu

S'affoller était synonyme de se blesser, s'estropier

L'eau de la mer des cheveux goûte à goûte Depuis le front jusqu'au pié leur dégoûte, Blanche d'écume, & leurs membres soufflez

556 De tant de vents, se bouffirent enflez :

Les flots salez de la gorge vomirent, Evanouis leurs esprits se perdirent, De tant de maux débiles & lâchez

360 Comme corps morts sur la rive couchez

Sans respirer, sans parler. Mais à l'heure Que le toreau, qui tout le jour labeure. Franc du colier retourne à la maison,

364 Ces corps sortis de longue pamaison

Baisent la terre & la rive venteuse,

Quiconque sois, Terre, sois nous heureuse (Ce disoient ils) & loing de tous dangers

368 Sauve en ton sein ces pauvres estrangers,

Qui ont soufi"ert mainte dure fortune Par le courroux des vents & de Neptune. Comme ils prioient, le dormir ocieux,

372 Chasse-soucy, leur vint siller les yeux

Et l'une à l'autre attachant la paupière Leur déroba le soing & la lumière.

Tandis Cybele en son courage ardoit [63]

376 Dequoy Neptun' son Francus retardoit :

Car elle aimoit (comme estant Phrygienne) L'enfant d'Hector & la race Troyenne :

Pource soudain son char elle attela,

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